Mais Monique Séné n’a jamais travaillé dans le "hard" du problème de l’antiprolif.
Le nombre de contre-informations passées par Monique Séné est remarquable, notamment sur Tchernobyl.
Mais si je pouvais "cracher" dans la soupe et écrire un bouquin révélant les turpitudes du système, je le ferais volontiers, je ne suis plus lié à rien et depuis pas mal de temps. ca me ferait un peu de monnaie et certainement de la notoriété.
Manque de chance il n’y a pas grand’chose à dire.
Si l’Iran se met à proliférer, ça va se voir, ça va se savoir, d’une façon ou d’une autre, comme pour la Corée du Nord.
Mais ce ne sera pas de la prolif à coup de trafics "sous le manteau" et autres détournements.
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Les anti-nucs balancent des assertions générales et faciles du style :
- c’est du secret défense.
- la moitié des travailleurs sont morts..
Mais sans jamais citer un papier scientifique, sans jamais donner aucune explication pratique.
On a vu le tollé avec la contamination de l’eau de la Gaffière suite à la fuite d’uranium de Socatri en juillet dernier.
Vous vous rendez compte la teneur en uranium de l’eau allait de 17 à 50µg/l alors que la valeur conseillée par l’OMS est de 15µg à ne pas dépasser !
Mais la Criirad s’est bien gardée de dire que l’eau de St Yorre en bouteille était de 20µg/l , la Badoit à 80µg/l et que l’eau de St Alban monte encore plus haut.
Lorsqu’il a été demandé à la Criirad une analyse de l’eau de Badoit, ils ont refusé, en disant que l’on ne pouvait pas comparer de l’eau en bouteille et de l’eau de "distribution" , que ce n’était pas la même norme !
Qui se fout de la gueule de qui régulièrement ?
Et le péquin moyen qui avale tout cela, les médias qui en rajoute des couches sans compter les "journalistes-citoyens".
Et l’eau du Rhône qui charrie naturellement de 280 à 300 tonnes d’uranium par an ! Etes vous capable de faire une différence de plus ou moins 71kg dans le Rhône.
Vous lancez des assertions, vous mettez des doutes. Sur un site à deux tranches on n’est jamais arrivé à faire fonctionner les deux tranches à la fois. Quel site ? Ce n’est pas secret, et ne plus cela doit se voir car les aéroréfrigérants ne fonctionnent pas en même temps.. sauf centrale bord de mer..
Personnellement j’essaie de donner des informations, informations que je peux soutenir par de la doc scientifique.
la moitié des travailleurs dans l’eau lourde sont morts à moins de 65 ans ! OK, étude épidémiologique ???
C’était des Bretons avec l’alcool facile dont les épouses mettaient de la gnole dans les biberons de leurs gosses pour les faire dormir ? (il y a déjà eu des condamnations pour cela). C’est facile de mettre des peaux de banane invérifiables.
Il y a eu le coup des leucémies des enfants autour de La Hague par le Pr Viel. Grand émoi au CEA, étude reprise, refaite, analysée. Et finalement de gros défauts à l’étude de Viel,, les cas en échantillonnages trop faibles, pas de loi statistique. Et Voynet, la ministre écolo de l’époque a classé l’affaire sans suite. Voynet vendue au "lobby" bien sûr !
On veut chasser le becquerel, alors on commence par chasser le nucléaire médical qui est le grand disséminateur de radiations et de radioisotopes, le plus grand nombre d’accidents pour le plus grand nombre de personnes touchées, et là on sera logique.
Il faut tout de même rappeler les priorités et les faits : Epinal l’accident le plus dramatique du nucléaire civil tout de même !
Mais ça n’a pas l’air de vous faire ni chaud ni froid.
Vous voyez que l’information circule et que le fichier peut être lu sans problème.
De la transparence ! Mais pour faire quoi ?
Il y a eu sur AV une discussion initièe par un intervenant demandant à ce que la population soit informée lors du décrochement des deux barres de combustible suspendues aux internes du couvercle de Tricastin.
Le problème n’est pas tellement de donner l’information, le problème est de savoir ce qui sera fait de l’information.
Quel est le niveau de connaissance de la population en matière de radioprotection ?
Cette histoire de besoin d’information me fait penser à :
- Il se produit un accident sur une voie d’autoroute. Aussitôt sur l’autre voie, un ralentissement se produit, car il y a un « besoin d’information » très apparenté à de la curiosité ; un ralentissement de produit donc sur l’autre voie, et au besoin un nouvel accident sur les arrières de l’autre voie..
Maintenant si l’information est donnée, quelques organisations indépendantes vont mettre en épingle le nombre de becquerels mesurés. Nombre forcément très grand à mettre la frousse.
Aucune indication sur la radiotoxivité de ces becqurels.
Dans le cas de Brennilis, vous parlez de tritium qui n’a pas pu être mesuré, mais vous précise-t-on, que pour recevoir annuellement 1milliSv il faut ingérer soit :
- 800Bq de polonium 210 (très dangereux le polonium 210)
- 4000 Bq de plutonium 239
- 4500 Bq de thorium 232
- 22 000 Bq d’uranium 238
- 76 900 Bq de césium 137
- 55 000 000 Bq de tritium
Sachant qu’en territoire français courant et beacoup plus en Bretagne il y a 10 000Bq/m2 de polonium 210 !!
Alors on va parler de quoi ?
On va parler d’utiliser de l’encre pour vendre du papier et contribuer à l’abattage des forêts pour le papier . mettre la frousse à des personnes sensibles qui achèteront plus de tranquilisants pour pouvoir dormir !
Vous allez visiter les sites de l’ASN et de l’IRSN vous êtes au courant de tout ce qui se passe.
Que se passe-t-il dans le domaine de la chimie ? Les transports de chlore liquide d’acide fluohydrique, et autres produits, souvenez vous du camion citerne qui avait fait un roulé-boulé dans le camping de Los Alfaquès en Espagne. On a les mêmes citernes qui roulent sur les routes de France, demandez vous à être informés ? Demandez vous de la transparence ? Obtenez vous de la « transparence » dans le domaine de la chimie de façon équivalente à ce qui est largement publié dans le domaine du nucléaire ?
Si l’on veut chasser le becqurel à tout prix il faut s’intéresser au nucléaire médical :
-Le médical nécessite des radioéléments à vie courte, donc hautement radioactifs, même s’ils sont dissous avec un fort taux. Pour réaliser ces radioisotopes il faut utiliser des réacteurs hauts flux qui eux contiennent de l’uranium avec un taux d’enrichissement « militaire » de plus de 90%. Ce sont des réacteurs hautement proliférants. Jetez un œil sur
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-Le réacteur Canadien de Chalk River produit un grand nombre de radioisotopes, en Novembre dernier la patronne de la sûreté nucléaire canadienne a ordonné la fermeture du réacteur en question car une pompe d’eau lourde présentait un problème ou n’était pas doublée par une deuxième pompe. Ca a été le tollé général dans toute l’amérique du Nord. Le Premier Ministre Canadien Stephen Harper a demandé à la patronne de l’ASN local de revoir sa position. Elle a refusé. Stephen Harper a fait voter une loi obligeant au redémarrage du dit réacteur et a viré la patronne de l’ASN pour « incompétence ». Ca a été le silence assourdissant des écolos locaux, et pas de vague en Europe sur le sujet.
-Ces radioisotopes à vie courte doivent être transportés et utilisés rapidement sinon plus de radiosotopes. Donc un flux constant de colis sillonnant les routes et le monde en voiture ou en avion. Un des graves accidents nucléaires a été enregistré en France il y a 2 ou 3 ans par un bagagiste qui s’était fait irradier par un de ces petits colis éventré à l’aéroport CDG. Alors qu’il n’y a jamais eu d’accident d’irradiation lors d’un transport de château blindé de combustible ou de déchets.
-- Les quantités transportées ne sont pas négligeables, un hôpital comme la Pitié-Salepêtrière consomme environ une curie (37 milliards de becqurels) par jour d’iode 131. Le fameux « nuage » de Tchernobyl correspond à 36 heures de consommation des hôpitaux français.
-Ces radioisotopes sont utilisés dans les hôpitaux, les opérateurs se prennent des doses régulièrement.
-Un patient lors d’une scintigraphie de la thyroïde se prend environ 750 000 becquerels d’iode 131 et jamais un malade n’a déclenché de cancer suite à un tel examen. Mais on ne fait pas ces investigations sur les moins de 20 ans.
-Les malades doivent aller pisser dans des urinoirs blindés, mais ils ne le font pas..Ils vont pisser dans des WC ordinaires qui atterrissent à l’égout directement. Régulièrement des bennes à ordures rentrant au dépôt font hurler la sirène du portique de radioprotection. La plupart du temps il s’agit de couches urinaires pour adultes contaminées au technétium 99m. La benne est mise de dôté pendant trois semaine le temps que cela décroisse avant de réintégrer la file. Ca se produit régulièrement en Suisse, qui est très équipée « antinucléaire ».
-Il y a eu quelques accidents notoires, à New York une femme a reçu une injection d’or radioactif non dissous, à 100 fois la dose prescrite. Il a fallu mettre un paravent blindé autour de son lit en attendant qu’elle meurt..
-Lorsque l’on fait un survol d’une ville avec un hélicoptère équipé d’une caméra de gammaspectrométrie, Helinuc basé en veille permanente à Valduc, on repère tout de suite les hôpitaux et les égouts qui arrivent au final dans les rivières. A Paris cela s’arrête à la station d’Achères où les dépôts restent un temps suffisamment long pour décroître.
En ce qui concerne les appareils de radiographie et d’irradiation.
Il doit y avoir 27000 appareils de radiographie dentaire en France, les propriétaires ont des formulaires à renvoyer à l’ASN, le taux de retour est de l’ordre de 5%, ce qui veut dire que la majorité des opérateurs s’en fichent complètement et que l’ASN ne suit pas..
Suite à la catastrophe d’Epinal les écolos n’ont pas demandé la démission de la direction de l’ASN ni de l’IRSN ; alors que suite à « Carcassonne » le chef d’Etat major a démissionné dans les 24heures. C’est la collusion évidente entre les écolos (Criirad, SdN, etc..) et l’ASN. Les écolos aiment bien l’ASN qu’ils peuvent mener par le bout du nez, alors ils font tout pour les conserver, de la manif formelle simplement.
Le Professeur Pellerin avait fait interdire les appareils de radioscopie car si l’on en prenait un peu lors du contrôle des poumons, les opérateurs s’en prenaient eux toute la journée. 20 000 appareils passés à la benne en toute discrétion à l’époque. Mais Pellerin s’intéressait effectivement à la santé des personnes alors que l’ASN s’intéresse au respect des normes sans forcément comprendre d’où les normes viennent d’ailleurs.
En principe on ne fait plus que des radiographies à distance pour l’opérateur. Mais la radioscopie était bien agréable pour la réduction « en direct » des fractures par exemple. Le toubib voyant ce qu’il fait exactement c’est plus facile. Il n’empêche que la radiodermite est encore une maladie professionnelle très courante chez les toubibs. On peut se rappeler que lors de la 1ère guerre mondiale il y a eut environ un millier de médecins (français + allemands) qui sont morts du fait de l’irradiation dans les ambulances radiologiques développées par Marie Curie.
Les doses appliquées lors des traitements d’irradiation sont effroyables, à Epinal lors d’irradiation sensées être programmées à 50 grays ils ont appliqué des 80 grays localement.
Lors d’un traitement d’un gosse atteint de leucémie on lui applique 15 grays c’est-à-dire deux fois la dose mortelles à 100% pour tuer toutes les cellules malignes et au passage on en tue bien d’autres. On les conservent dans des bulles stériles, jusqu’au moment, très rapidement après, on leur fera une greffe de moelle osseuse pour reconstituer leur défenses. On sauve environ 300 gamins par an avec cette méthode sur les 450 cas annuels recensés en moyenne en France annuellement.
Mais cela a pour conséquence que les toubibs qui travaillent dans le domaine des irradiations envisagent le gray comme unité de base et ne sont pas à quelques unités près.
Dans les années 70, lors du démarrage du programme de construction des centrales françaises il y a eu des conférences organisées pour le milieu médical logeant à proximité des futures centrales. On parlait de rad et de rem. La question habituelle des toubibs était :
-Mais vos rems ne sont pas les mêmes que les nôtres ?
Comme si le mètre de l’arpenteur n’était pas le même que celui de l’horloger !
A contrario les toubibs non spécialisés sont des propagateurs de la frousse anti-nucléaire, par exemple le Dr Fauconnier en Corse. Mais ils sont nombreux.
Récemment j’ai lu que Stéphane Lhomme s’était insurgé contre les « fuites » et avait cité l’accident de Fleurus en Belgique où de l’iode 131 a été relâché.
J’attends la prochaine bouse de Stéphane Lhomme sur Agoravox pour le féliciter d’enfin se mettre à lutter contre le nucléaire médical. L’institut de Fleurus pour les radioisotopes est un institut qui travaille dans le « médical »..
En ce qui concerne les démantèlement, je vous signale que pour approuver les bilans d’EDF et AREVA comme « sincères et véritables », les commissaires aux comptes veillent à satisfire la position « charges à venir ». faites vous une lecture du bilan d’EDF ou d’AREVA c’est instructif.
De toutes les façons, le CERN c’est de la recherche fondamentale, rien à voir avec la production industrielle d’énergie.
A une époque il fut dit que la République n’avait pas besoin de savant, la question est maintenant : Le monde a-t-il besoin de recherche fondamenbtale ?
Mais le CER est en panne suite à une fuite d’hélium liquide de refroidissement des céramiques supraconductrices. Redémarrage prévu en Mai prochain. (sous réserves).
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