L’auteur doit être atteint d’amnésie.
Il nous passé le même article lors d’une discussion qu’il avait initiée il y a un mois sur le sujet de la fuite d’uranium à Tricastin.
C’est de la sénilité qui conduit au rabâchage ou alors une mission idéologique, certainement les deux..
@+
Mais si vous faites confiance aux journalistes "people" pour de l’information scientifique et que vous vous emballez comme le lait sur le feu...
Je peux vous signaler d’autres choses gravissimes dans le domaine de la radioprotection :
- les bordures du trottoir de la place de la Concorde et de la Porte d’Auteuil ont une radioactivité naturelle qui en font des matériaux nucléaires dépassant les normes admises. Une voiture transportant une bordure de trottoir ne passerait pas la balise de la porte d’entrée d’une centrale nucléaire.
- Le charbon contient de l’uranium comme dans les schistes. Aux USA, pays de grande consommation de charbon il est rejetté annuellement dans les cendres des centrales à charbon une quantité d’uranium plus grande que celle consommée annuellement par les 108 réacteurs nucléaires américains. Une étude a été faites par le labo d’Oak Ridge sur le sujet. en 1982, et il n’y a pas de raison que cette situation ait changé depuis. Alors imaginez ce qui peut se passer en Chine.. !!!
- L’eau de Badoit a été commercialisée pendant des dzaines d’années (St Galmier) avec une teneur en uranium de 80µg/l alors que l’OMS donne une valeur objectif de 15µg/l. Mais actuellement je ne peux vous l’assurer peut-être font-ils un traitement au manganèse pour être conforme aux recommandations de l’OMS. Je leur ai posé la question, ils ne répondent pas.. Ce qu’il n’empêche pas que dans les stations thermales du Massif Central il y a toujours des traitements de "pipettes"d’eau thermale dans le nez ou de séjours en "salle de brouillard" histoire que "cela" rentre mieux dans les poumons.
Connaissez vous le sens du mot "hormésis".. Ca peut faire l’objet d’une grande discussion.
Mais dans le tabac il y a tellement de composés toxiques, le polonium n’en est qu’un seul. Le benzène se retrouve également.
A propos de composés toxiques comme le benzène, savez vous que depuis que l’on a mis en service l’essence sans plomb, on a retiré le plomb tétraéthyl, mais on a rajouté du benzène pour conserver un taux d’octane convenable. Aux USA lorsque vous faites "le plein" l’embout du tuyau s’adapte sur le réservoir de façon étanche. En France au moins : Non. Et lorsque vous faites le plein vous prenez une "bonne bouffée" de vapeur d’essence au benzène...
C’était quelques sujets pour que vous puissiez "monter" comme la soupe au lait.
Si vous êtes en manque, on doit pouvoir trouver quelques autres thèmes du même acabit..
Mais tout cela a été publié de nombreuses fois... Science et Vie en 1965 (l’année de mon bac..où j’ai commencé de fumer).
Maintenant si vous comptez sur les medias "people" pour faire de la vulgarisation scientifique... il y a là une grave erreur sur les missions de chacun.
Vous êtes étudiant, peut-être nêtes vous pas arrivé au bout de vos études..
Notre radioactivité naturelle vient esentiellement du :
- potassium 40 de nos os.
- du carbone 14 qui vient de l’air et qui est présent dans l’atmosphère, du fait des rayons cosmiques et depuis 1945 des tirs atmosphériques. Le 14 C n’est pas présent dans le carbone fossile. Ce qui permet de faire des datations des matériels consommant du CO2 atmophérique.
On produit environ nos 100Bq/kg de poids. Pour un homme de 80kg ça donne environ 8000 Bq.
Maintenant la radioactivité artificielle présente sur le terrain provient essentiellement des retombées des essais atmosphériques, entre 1945 et 1962 ça représente environ 100 fois Tchernobyl. Mais si l’on considère seulement l’iode 131, les essais atmosphériques représentent 1000 fois le fameux nuage de Tchernobyl.
La radioactivité artificielle sur le terrain est essentiellement constituée par du césium 137 qui décroit avec une période de 30 ans. La chance c’est que la radiotoxicité du césium 137 est de 100 fois inférieure à celle du polonium à nombre de becquerels égal ingéré.
Je m’explique :
- un becquerel c’est un choc, mais il peut y avoir des chocs de "plume" ou des chocs de "marteau pilon", donc parler de becquerels ce n’est pas suffisant du tout.
Il faut s’intérroger sur les dégats causés à l’homme. Ces dégats s’expriment en sieverts.
Un certain nombre de becquerels absorbés vont générer un certain nombre de sieverts, plutôt des millisieverts ou des micro-sieverts.. Tout cela va dépendre de la nature du becquerel absorbé.
Après 60 ans d’études des phénomènes et 10 ans après Tchernobyl , le JO des Communautés Européennes a publié le 29 juin 1996 une directive donnant les valeurs de conversion becquerels ingérés / sieverts générés pour une multitude de radioisotopes. Je vous mets ici ce texte en partage, pdf. Ce texte est devenu la "bible" de la radioprotection et je n’ai jamais vu quelque part que ce texte soit contesté par qui que ce soit..
Et l’on voit que le césium 137 est 100 fois moins radiotoxique que le polonium 210.
Sur un terrain ordinaire non spécifiquement uranifère comme le bassin parisien on a déjà 10 000Bq/m2 d’activité naturelle.
Si l’on rajoute 10 000Bq/m2 de césium 137 , ces 10 000Bq seront équivalents en radiotoxicité à 100Bq de polonium 210 Donc l’activité du terrain passera en équivalent polonium de 10000 à 10100, soit un pourcent de plus en radiotoxicité.
Après on peut discuter à l’infini...
Est-ce que vous aviez déjà la "frousse du polonium" à l’époque ?
Je ne crois pas.
Il a fallu le décès de Litvinenko pour mettre le polonium sur la sellette.
A ma connaissance la radioprotection, la décroissance de l’uranium naturel n’est pas enseignée dans les lycées et collèges. Ce qui constitue d’ailleurs une bonne partie du fond de commerce des anti-nucléaires qui jouent sur cette méconnaissance pour lancer des chiffres à faire peur.