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minijack

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Auteur lui-même et éditeur virtuel pour de nombreux autres auteurs inédits, minijack est branché depuis 1997, autant dire l’aube de l’Internet en France.

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  • Premier article le 23/05/2006
  • Modérateur depuis le 08/09/2006
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Derniers commentaires



  • minijack minijack 2 décembre 2006 13:59

    Le SEL est une invention intéressante. C’est une ineptie en soi car il ne fait que reproduire dans des conditions limitées la frappe d’une monnaie conventionnelle dont l’usage resterait spécifique à un groupe d’individus. Pourtant, si son inconvertibilité le met à l’abri du principal danger qui ébranle les monnaies mondiales : la spéculation, cette même inconvertibilité le frappe d’un handicap natif : son impuissance à investir.

    Je comprends qu’on l’utilise dans certains cas particuliers, pour pallier au manque de liquidités après l’effondrement du système bancaire par exemple, comme en Argentine. On peut aussi s’en servir pour jouer au Monopoly, mais dans un pays qui n’a pas ce type de problème, ce n’est que l’introduction d’une monnaie locale autonome et déconnectée du système monétaire national ou international dans lequel il baigne. Comme une verrue de plus sur un corps déjà malade. Et pour cette raison, c’est plus un instrument d’isolement que de réinsertion des communautés qui l’utilisent.

    La véritable intérêt du SEL est d’exclure ses pratiquants du système fiscal et des obligations administratives du monde marchand qui les entoure, pour tout ce qui relève du « service ». Il permet de révéler que nombre de « petits métiers » pourraient s’autosuffire si les obligations déclaratives et les taxes inappropriées ne venaient grever dans le marché réel des velleités de s’assumer qui, à cause de ces seuils imposés, ne sont réalisables qu’à l’intérieur du système SEL.

    Le SEL en fait, c’est la monnaie du pauvre. Son principal avantage est que, par essence, elle n’est pas et ne peut pas être spéculative. Il s’agit donc d’un champ d’expérience incontestable, duquel il nous faut tirer des leçons applicables au monde commun à tous, mais un champ qui doit rester marginal, et même ne pas rester tout court comme une excroissance maligne dans la société.

     smiley



  • minijack minijack 2 décembre 2006 13:11

    Bravo pour votre article. — Et je n’ai rien à faire que vous soyez ou non sarkozien. La Justice n’a pas à être partisane.—

    Il faudrait davantage de gens pensant comme vous que la Responsabilité est une chance. C’est plus qu’une chance, c’est la NOBLESSE de votre métier, et il est inconcevable qu’on puisse imaginer le pratiquer autrement. Ceux qui pensent le contraire n’ont rien à y faire !

    .



  • minijack minijack 28 novembre 2006 08:01

    Bah, ne vous faites pas trop de souci. Une mise en examen n’est pas nécessairement une mise en détention. On ne peut pas vous opposer le risque de trouble de l’ordre public ni celui d’une dissimulation possible de preuves afin de justifier un mandat de dépôt et une mise au secret. C’est bien trop tard pour justifier l’argument habituel d’un juge d’instruction. J’imagine que vous avez déjà pris vos précautions depuis longtemps pour mettre des copies de vos dossiers en lieu sûr ?

    Par contre, tout bon enquêteur que vous soyez, vous n’avez peut-être pas toutes les données du problème... Une mise en examen vous permettra d’avoir accès à l’ensemble du dossier et pourrait compléter votre connaissance du dessous des cartes. Ce rendez-vous, tout désagréable qu’il soit, n’est donc pas nécessairement négatif.

    En tous cas, courage !



  • minijack minijack 27 novembre 2006 12:42

    Cette anecdote à propos des changements de directions dans tel ou tel théâtre parisien est-elle vraiment digne d’intérêt ? Ca concerne qui ? Quelques vedettes showbizées qu’on voit à tous bouts de champs sur nos écrans... Est-ce vraiment cela le « Théâtre public en France » ?

    Le Théâtre français souffre du même mal que la musique ou les medias. TROP DE CONCENTRATION EN QUELQUES LIEUX TROP RARES. Du coup, ce n’est plus l’innovation ou la création qui compte mais les places à prendre dans le nombre d’espaces disponibles. Et le théâtre en crève. Pourtant, il y a une infinité de créateurs potentiels à Paris mais aussi en Province. Problème : ils ne disposent d’aucune salles pour montrer leur travail.

    J’aurais bien aimé que l’auteur se préoccupât davantage du potentiel d’artistes professionnels ou/et amateurs qui ont toutes les peines du monde à trouver des salles pour se produire et à monter et présenter de nouveaux spectacles d’auteurs contemporains.

    Il y a des centaines de milliers de comédiens, professionnels ou amateurs, qui voudraient bien monter des pièces intéressantes —et pas les sempiternelles « classiques »— ou faire autre chose que du théâtre de rue par obligation et manque de salles.

    Depuis des decennies, on a remplacé les anciennes salles de cinéma qui, équipées de scènes, de coulisses et de rampes, faisaient aussi office de music-halls et permettaient la présentation ponctuelle de créations. Des milliers d’entre elles ont été rasées au prétexte de rentabilité, et sont devenues des garages ou des entrepôts quand elles n’ont pas été remplacées par les complexes multisalles uniquement réservés au sacro-saint cinéma.

    Qui parle aujourd’hui de théâtre dans les villes de province ? Le théâtre ne serait-il donc que parisien ? On s’en fout de qui est nommé à l’Odéon ou au TNP.

    Un exemple ? à Orléans existe une magnifique complexe nommé « Carré Saint-Vincent » construit il y a une trentaine d’années et récemment rénové à grand renfort de dizaines de millions d’euros. Entièrement subventionné par la ville depuis des années, ses diverses salles sont occupées à temps complet par ce qu’on appelle la « Scène Nationale ». Olivier Py s’y est taillé une réputation qui lui a valu récemment de « monter à Paris »... Loin de moi l’idée de dénigrer le travail d’Olivier Py, mais il n’en est pas moins vrai que durant des années et encore aujourd’hui, aucune troupe locale n’a pu présenter quoi que ce soit dans ce lieu. Combien y a-t-il de salles en France ainsi phagocytées par la « Scène Nationale » présentant le théâtre d’avant-garde de quelques rares privilégiés ou le sempiternel « classique » des tournées du « Français » ?

    Que devient la création des auteurs contemporains si elle n’a pas de lieux pour être vue ? Dans cinquante ans ou dans trois siècles, montera-t-on encore et toujours les mêmes choses faute d’avoir pu en présenter de nouvelles ?

    Sans entrer dans le problème du statut des intermittents, il y a là une donnée autrement plus importante pour l’exercice de leur métier dans le spectacle vivant que savoir « qui aura quel poste » dans deux ou trois théâtres parisiens.

     smiley



  • minijack minijack 27 novembre 2006 11:38

    Le référendum d’initiative populaire est un instrument de démocratie locale nouveau en France, et qui va assurément dans le bon sens. Ce qui est à craindre c’est l’usage abusif que certains risquent d’en faire. On ne peut pas en effet s’offrir le luxe d’en organiser tous les mois à n’importe quel propos.

    C’est peut-être vous qui êtes optimiste avec cette histoire de numéro ? Bayrou est bien sympathique mais suffit-il de changer de numéro de république pour changer en profondeur les méthodes ?

    A mon avis, le numéro importe peu. On peut toujours réformer la constitution sans pour autant changer de numéro. Ce qui compte c’est ce qu’on y met dedans de nouveau. Et j’attends encore de savoir ce qu’il y mettrait...

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