C’était ce que j’avais compris, ce ne sont pas les « représentants » de dieu,
ils ne font qu’interprêter les textes pour des situations contemporaines.
Ceci dit, si vous avez visiblement un certain recul par rapport à leur
rôle, il n’en est pas de même pour tous les croyants.
Chez les chrétiens que je connais, comme chez tous les croyants,
la peur d’être puni en enfer existe toujours. (Même des réincarnistes prétendre qu’on
est puni en se réincarnant dans un caillou)
Le « conseil » est souvent considéré plutôt comme un ordre.
Ca, c’est la critique de la pratique.
Dans le principe, c’est la moralisation de chaque chose et
cette omniprésence des ordres religieux qui prétendent définir la morale
que je critique : la morale n’a plus de sens si elle a pour source un impératif extérieur.
Je parle d’impératif car ce « conseil » auprès des ulémas (ou des prêtres, etc) a un rapport avec le sacré,
Leur « conseil » n’a pas la même valeur que celui qu’on prendrait auprès d’un ami, qui est notre égal, mais
d’une instance supérieure.
Sur le choix, oui, il est évident qu’au final, le choix de nos actes nous appartient
toujours.
Choisir de laisser quelqu’un d’autre décider pour soi même, c’est encore faire un
choix. Je voulais dire qu’il y a une certaine hypocritie de compter sur un texte,
un guide spirituel ou un « oracle » quelconque pour prendre une décision, on se donne ainsi
l’illusion d’échapper à la responsabilité de ses choix.
Je précise ma pensée :
Il est biensûr légitime de chercher des conseils. Dans le cas d’une opération esthétique, il serait judicieux d’avoir des avis médicaux et/ou psychologiques, ces démarches sont diffèrents par rapport à des conseils demandés auprès des religieux car :
1 : les religieux ne sont pas souvent spécialistes dans le domaine en question.
2 : la base de la réflexion est la foi, donc quelque chose d’irrationnelle et/ou les textes qui datent de plusieurs siècles.
Entre nous, je ne voudrais pas être à la place de ces « ulémas », non seulement il faut statuer sur toutes sortes de choses, de la plus anodines au plus gravesn mais en plus, c’est une lourde responsabilité de décider pour les autres !
J’espère enfin que mes positions ne vous froissent pas, ce n’est pas mon intention.
« Pour les exemples que je vous ai donné personnellement je trouve que ça n’a rien d’absurde, ils se sont probablement basés sur le fait que Dieu refuse que l’on modifie notre apparence si ce n’est pas nécessaire. »
Oui, ici, ils n’ont rien d’absurde mais c’est le principe même de tout « moraliser » qui me gêne, ce principe infantilise les croyants et culpabilisent ceux qui ne seraient pas d’accord. (On le constate dans l’article)
Je ne suis pas croyant mais je pense que si dieu existe et qu’il nous a donné la faculté de réfléchir, d’être rationnel et le libre arbitre, il aurait sans doute voulu que chacun en use et que chacun prenne la responsabilité de ses propres choix et actes. Obéir à des « guides » en se basant uniquement sur la foi et non la réflexion, c’est non seulement abandonner une part de sa liberté mais aussi une façon de déporter la responsabilité sur le « guide ».
Les derniers interdits (sur la chirurgie esthétique par ex) dont vous parlez ont été décrétés récemment je suppose.
Qui les a décrétés ? Il y a une volonté de régir le moindre fait et geste des gens, ça me semble tout simplement totalitaire, sans vouloir vous offenser.