Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Il y a aussi un proverbe arabe qui dit que celui qui cherche à s’instruire est plus aimé d’Allah que celui qui combat dans une guerre sainte (Jihad).
Un autre proverbe dit « Ne crois pas aux paroles ni des maîtres, ni des prêtres, mais crois à ce qui se conforme à ton expérience, si celle-ci te parait cohérente et structurée. »
Quant aux tablettes de la loi, il est un proverbe qui dit que le bien s’inscrit sur le sable, mais le mal est gravé dans la pierre ...
Considérant le credo de l’Église, OUI ! C’est même essentiel ...
« Je crois en un seul Dieu, Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre et de toutes les choses visibles et invisibles.
Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, né
du Père avant tous les siècles, Dieu issu du Dieu, lumière issue de la
Lumière, vrai Dieu issu du vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel
au Père, par qui tout a été fait, qui pour nous, les hommes, et pour
notre salut est descendu des cieux. Il s’est incarné du Saint-Esprit par
la Vierge Marie, et s’est fait homme. Crucifié pour nous aussi, sous
Ponce Pilate Il a souffert et a été enseveli ; Il a ressuscité le
troisième jour conformément aux Écritures et Il est monté au ciel ; Il
siège à la droite du Père et pour la seconde fois Il va venir en gloire
juger les vivants et les morts, Lui dont le règne n’aura pas de fin.
Je crois en l’Esprit saint, qui est Seigneur et qui donne la vie, qui procède du Père et du Fils, qui est à la fois adoré et glorifié avec le Père et le Fils, qui a parlé par les Prophètes.
Je crois l’Église une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un unique baptême pour la rémission des péchés, et
j’attends la résurrection des morts et la vie des siècles à venir.
Amen. »
J’ajoute, Mr Le Breton, que dans votre vos interventions, vous soulevez l’argument de l’infaillibilité de l’Eglise, afin de disculpez la « théorie du complot », et d’autre part, vous admettez implicitement sa faillibilité, lorsque vous admettez que l’inquisition fût une faiblesse de l’Eglise. Il faudrait savoir : si elle est infaillible, soit elle ne l’est pas.
Dès l’instant où elle ne l’est pas, dites-moi en quoi les préceptes mêmes sur lesquels reposent tout son édifice est encore légitime ? Car c’est tout le problème de l’Église : elle repose sur le précepte que le Pape est infaillible, que l’Église est infaillible car son Saint Père est l’envoyé de Dieu sur Terre, et par sa voix, c’est la Voix de Dieu qui s’exprime. Dès lors, c’est Dieu qui a ordonné les croisades, l’inquisition, les persécutions, etc.
Vous dites aussi que l’inquisition n’a duré que deux cent ans ... ????? J’en reste pantois. Elle commence son œuvre dès le début du XIIIè siècle en occident, s’installe en Espagne en 1478 et au Portugal en 1531. L’inquisition Espagnole, l’une des plus féroce, ne fut définitivement abolie qu’en 1834. L’inquisition Portugaise s’achève en 1822. En 1542, l’Inquisition Romaine est fondée et prend le nom de Congrégation de l’Inquisition romaine et universelle. Elle est rebaptisée Sacrée Congrégation du Saint-Office en 1909.
En fait, l’Église semble n’avoir connu une période de calme tout relatif qu’entre le IXe et le XIe siècle.Ne serait-ce pas plutôt cette période de calme (relatif) qui est l’arbre qui cache la forêt ?
Mr Le Breton, peut-être devriez-vous plutôt vous interroger sur la foi. Croyez-vous, en défendant l’Église, que vous défendez la foi ? Permettez-moi d’en douter, en argumentant mon doute.
Une personne qui a la foi ne devrait pas avoir à empêcher quiconque de penser ou croire autre chose que ce qu’elle croit. Le fait même de vouloir à tout prix, d’une part, convertir (« sauver l’autre »), d’autre part, lui interdire d’émettre une idée, une croyance, une théorie, une histoire, un mythe, une métaphysique, une cosmogonie, ... différente, ne montre en rien la force de la foi, mais précisément le contraire : l’absence de foi !
Celui - ceux qui ont la foi n’ont nul besoin de convaincre ni de convertir : leur seule foi leur tient lieu de guide afin de conformer leurs actes à leurs croyances en Dieu. Lorsqu’ils sont habités par Dieu, ils n’ont nul besoin de convaincre, convertir ou quoi que ce soit : il leur suffit d’ETRE.
Dieu dit « Je suis Celui Qui EST ».
Dieu a créé l’Univers. Tout ce qui est, tout ce qui a été et tout ce qui sera, l’est PAR Dieu et EN Dieu. Dès lors, comment Dieu peut-il avoir le moindre besoin de quoi que ce soit ? Il a tout, il EST tout ...
Dieu n’a besoin de rien. De rien. L’Homme (certains humains, plutôt) ont besoin de Dieu. Pas l’inverse. Un « dieu » qui aurait besoin de quoi que ce soit ne serait plus un dieu.
Alors une Eglise, une religion, un culte qui a besoin de fidèles, qui a besoin de contrôle, qui a besoin de disciples, qui a besoin de lois, qui a besoin d’interdits, qui a besoin de secrets, qui a besoin de juger, punir, châtier, ... N’est CERTAINEMENT PAS détentrice, ni d’une quelconque vérité, ni surtout de « la vrai foi ». Au regard même des enseignements attribué au Christ, son personnage mythologique principal, l’Eglise (les églises) agissent exactement à l’opposé de tout ce qui est prescrit. Et ce n’est certainement pas le vernis de quelques œuvres de charité, fussent-elles louables, qui peut dissimuler, justifier ou faire oublier la duplicité et les ignominies de l’Église catholique et apostolique romaine, maudite soit-elle !
Laissez donc, Mr Le Breton, l’Église se dépêtrer avec son sombre et terrible karma. Vous n’avez pas à vous sacrifiez pour la défendre, elle ne vous en saura jamais gré, elle se fiche éperdument de vous et de votre « salut ». L’Eglise n’a été, n’est et ne sera jamais rien d’autre qu’un instrument de contrôle de pouvoir et de manipulation des masses. Rien d’autre.
Elle dévoie le légitime besoin de spiritualité des humains, afin de les tromper et de les induire en erreur. D’autres religions font de même. En fait, toutes religions - qui ne sont que des mouvements sectaires ayant pignon sur rue - dévoie l’essence même de la spiritualité.
Si vous croyez en Dieu, alors c’est très bien. Mais sachez qu’il ne se trouve pas dans les livres, ni dans les édifices de pierre ou de bois. Le seul et unique endroit où vous pourrez trouver le divin, c’est en vous-même. Et autour de vous ... si toutefois vous savez voir et entendre.
Le Breton, vous avez une mémoire sélective et parcellaire concernant l’action de l’Eglise. C’est entre 380 et 395 que l’Église catholique devient réellement une religion d’état.
Ils promulguent d’abord une série d’édits contre les « hérétiques » qui
sont en désaccord avec le syncrétisme pagano-chrétien créé sous
Constantin. Sous l’influence d’Ambroise, évêque de Milan, Théodose interdit toute forme de culte païen et impose le catholicisme. Ils n’ont pas attendu le IXè s. pour commencer les persécutions de tout qui ne pense pas comme eux. Une belle façon de montrer l’exemple en mettant en pratique les belles paroles du Christ ... Cherchez l’erreur.
La religion ? Qu’est-ce que c’est d’autre qu’une vaste rumeur persistante ?
Le révisionnisme (pour ne pas dire le négationnisme) historique de l’église (des églises) me laissera toujours pantois dans un monde où la connaissance est à la portée d’un simple clic. Il est vrai que les vérités que l’on a le plus d’intérêt à entendre sont celles que l’on a le plus difficile à écouter ...