Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Nous sommes globalement en accord. Il y a seulement le mot « repentance » auquel j’ai du mal à adhérer, en ce sens qu’il implique forcément la notion de pêché : on se repent d’un pêché, d’une faute.
Je préfère souscrire à une autre éthique. Il n’y a pas de bien ni de mal en soi. Il n’y a de bien ou de mal qu’en terme de bonheur ou de souffrance que l’on fait à soi-même ou à autrui. Une autre façon de le dire est : il n’y a pas de bien ni de mal ; il n’y a que ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. La repentance devient alors inutile, et peut-être avantageusement remplacée par le fait de corriger la direction des actions, afin de ne pas reproduire une action qui a montré qu’elle ne fonctionnait pas.
Celui qui reproduit encore et encore une même attitude ayant montré qu’elle ne fonctionnait pas, en espérant un résultat différent, alors celui-là est fou (il est dans votre premier point, le déni). A ce titre, nous pouvons dire que nous vivons dans un monde de fous furieux. Que nous sommes dirigés par une bande de fous furieux. Et que nous sommes nous-mêmes des fous chaque fois que nous nous soumettons aux principes, actes et attitudes souscrites par ce système établis par des fous furieux. Qu’ils soient religieux, politiques ou économistes, ou même scientistes.
Comme toute phrase, c’est son interprétation qui peut ou non avoir valeur de révolution.
Celle que vous citer ne me semble pas révolutionnaire. Elle invite à la bienveillance, certes, mais sans même satisfaire cet instrument indiscipliné qu’est notre mental en lui expliquant l’intérêt concret de cette bienveillance.
Voici une autre phrase, que j’entendais petit, lorsque j’étais encore enfant de cœur : « Je suis l’agneau de Dieu qui enlève le pêché du monde. » (phrase répétée lors de tous les offices).
L’interprétation ?
« l’agneau de Dieu » fait évidemment référence à l’ancien testament : le sacrifice d’Abraham ; le message s’adresse avant tout aux juifs. Il y est question de sacrifice, dans un contexte où tous les cultes dans le monde pratiquent à la fois l’offrande et le sacrifice rituel.
« qui enlève le pêché du monde » est nettement plus intéressant. Comment « enlève-t-il le pêché ? Et pourquoi ? Aucune explication donnée à cela, jamais, autre que »il se sacrifie pour nous sauver« . Houai ... ! Pas convainquant ...
Autre explication ? Essayez cette interprétation : »Je suis venu vous enlever la notion de pêché qui ronge votre esprit (le monde).«
En effet, cette notion est typiquement le genre de truc qui n’élève pas les humains, mais au contraire, les diminue. Elle inculque à l’Homme l’idée que, avant même de venir au monde, il est déjà coupable ! Coupable du »pêché originel« , il se doit alors de »racheter son pêché« . Placé d’office en position de culpabilité et de devoir répondre de ses fautes, le voilà à la merci de tous les prêtres, gourous et autres manipulateurs.
La notion de pêché est une technique de culpabilisation, et c’est parmi les technique de manipulation et de contrôle, l’une des plus puissantes. Elle est notamment utilisée quotidiennement par les trop nombreux pervers narcissiques, qui se nourrissent de l’énergie vitale de leur(s) victime(s), tels de véritables vampires, en paralysant leur(s) proie(s) par une série de techniques de manipulation dont la culpabilisation est en tête.
La religion - et pas seulement l’Église ! - nous induis en erreur, nous manipule, nous contrôle, nous trompe, pour mieux assoir son pouvoir sur le monde et sur les Hommes. Les religions nous dévient de la seule voie spirituelle : celle qui demeure en nous-même, et que seul nous-même pouvons chercher, personnellement, individuellement. Les religions nous rendent dépendants d’elles, et l’une des caractéristiques des personnes dépendantes, c’est leur indifférence à l’égard de l’évolution spirituelle.
Songez-y. Puis oubliez la religion, et venez à la spiritualité.
Une autre phrase à méditer (et interpréter) qui soit révolutionnaire ? (et qui n’est pas connotée »issue de la bible")
En l’absence de ce que tu n’es pas, ce que tu es n’est pas.
Les romans de Dan Brown sont hélas un compte de fée à côté de la réalité. Mais si tel est votre choix, pas de problème : continuer la pilule bleue. Ou la soma.
Le « prends-toi ça dans la tronche » ne s’adresse pas à l’auteur, ni à personne en particulier : c’est une manière d’exprimer ce qu’on peut ressentir en voyant le film ; un coup de poing.
Je n’ai pas vu le film Danois concernant la guerre en Afghanistan, par contre, j’ai vu le film Redacted, de Brian De Palma, qui retrace le récit de ce viol et de ces meurtres en Irak.
Un film qui laisse la nausée, précisément parce que l’on sait que ce sont des faits réels. Un film cru, direct, « prends-toi ça dans la tronche ».