Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Si l’on considère que le mythe de Jésus s’inspire (ou est un plagiat à peine déguisé) d’un ensemble d’autres mythes relatant des histoires très similaires, toutes plus anciennes que celle de Jésus, et qu’en fait il s’agit d’un canevas commun à de multiples croyances et religions, alors qui peut me dire en quoi l’existence historique de ce personnage est nécessaire ?
Plus encore : qui peut prouver l’existence de ce personnage ?
Selon toute vraisemblance, il est à parier que le mythe du Christ soit une énième réécriture, un énième palimpseste allégorique d’un phénomène astrologique. Le Christ est le dieu solaire de l’ère des poissons, et son temps est proche de la fin, qui arrivera lorsqu’il sera remplacé par son prochain avatar céleste, porteur d’une cruche d’eau. Le Christ alors le suivra et entrera dans sa Maison, et son temps sera révolu. Ce sera le temps du dieu solaire de l’ère du Verseau, l’ère qui dans la précession des équinoxes, suit celle des Poissons.
En tout état de cause, que l’Église soit la Bête de l’Apocalypse, déguisée en Ange de Lumière, la secte des faux prophètes, ne fait absolument aucun doute à mes yeux. De sa création jusqu’à nos jours, que l’on pèse le bien et le mal qu’elle fit à l’humanité, et l’on verra que la balance du bien atteint les hauteurs de la balance.
Maath, Thot et Anubis n’auront guère de difficulté dans leur tâche de psychopompe ...
Je ne fais pas d’impasse, Sylvain, et je vais tâcher de vous répondre sur ce point
Si j’entends bien votre propos, vous dites qu’il n’est pas possible d’établir une forme de démocratie telle que je la propose, parce qu’il n’existe pas (et n’existera jamais) de « peuple durablement uni sur tout ».
N’est-ce pas poser là un argument absolu (absolutiste ?) afin de rendre impossible ma proposition ? Selon moi, il n’est pas plus nécessaire de voir établir un peuple durablement uni sur tout dans le cadre de ma proposition que dans celui du status quo « démocratique » actuel.
« Toute la vie politique, en interne et en externe, est marquée par des divisions, dites-vous. » Entièrement d’accord avec vous sur ce point. Par contre, un peu moins sur votre conclusion. En quoi une population serait incapable de traiter directement les questions litigieuses, alors qu’un pouvoir centralisé le pourrait ? Cependant je puis partiellement souscrire avec certains éléments de votre proposition : qu’il y ait une institution centrale représentative afin de veiller à traiter ces questions, oui. Mais il n’est pas nécessaire que cette institution dispose du pouvoir de décision. L’exemple de la Suisse le montre, le pouvoir de décision peut être accordé au peuple (à la population, si vous préférez ce terme). De facto, ma proposition instaure une séparation de pouvoir : le peuple (l’ensemble des citoyens) dispose du pouvoir de décision, tandis que l’institution représentative est chargée de traiter la présentation des questions à régler, elles-mêmes devant émaner de la base, c’est-à-dire des collectivités. D’autre part, voyez les propositions présentées sur le site du Plan C, elles incluent des contre-pouvoir et une séparation de pouvoir également, bien plus rigoureuse qu’actuellement. Je vous ferai remarquer qu’en France, la séparation des pouvoir est plus que lacunaire : l’exécutif - à travers le Président de la République, et quasiment investi de tous les pouvoirs. Les contre pouvoirs sont impuissant, ou rendu impuissant dans la pratique ...
Je n’ai jamais prétendu que l’ensemble de la population était d’accord avec mon point de vue (ou le votre), ni même que cela devait être nécessaire. Je suis assez inquiet que vous nourrissiez cette idée, car elle induit implicitement une nécessité totalitaire, absolutiste, pour prétendre à pouvoir fonctionner. Je ne puis aucunement souscrire à cela.
D’autre part, il n’en est pas moins vrai qu’il est un certain nombre de points qui peuvent constituer un socle commun d’union entre les citoyens, socle que l’on peut facilement établir sur base des besoins essentiels de tout un chacun (par soucis de place, je n’établirai pas ici cette liste de besoins fondamentaux).
Je ne prétend pas, donc, comme vous semblez le pensez, « forger un peuple uni ». Ce faisant, je referai les mêmes erreurs que tous les idéalistes de gauche ou de droite. Par contre, je fais le pari que, moyennant des institutions - et une constitution - nouvelles, il sera avantageux de déplacer le pouvoir de décision, et ainsi la responsabilisation, des questions politiques vers les citoyens eux-mêmes. Il n’est pas nécessaire qu’ils soient tous d’accord sur tout. Là intervient l’outil qu’est le suffrage universel : non pour élire une personne, mais pour choisir telle ou telle proposition. L’institution représentative dont je parle plus haut disposera alors d’un pouvoir exécutif afin de veiller à l’application des décisions prise par votation, mais aura un contre pouvoir émanent directement des citoyens afin de surveiller le travail de ces représentant.
Je n’ai pas une vision abstraire et illusoire de la démocratie. J’ai une vision de la démocratie telle qu’elle devrait être, au contraire de vous qui semblez plutôt avoir une vision de la démocratie telle qu’elle est.
Cette vision est-elle illusoire ? Pas plus que la « vision » de Copernic sur les places respectives de la Terre et du Soleil. Et le parallèle est choisit à dessein. Vous adoptez de la démocratie, la vision d’une centralisation et d’une représentation des peuples par une assemblée élue, celle-ci concentrant les pouvoirs délégués par les électeurs. Ce pouvoir centralisé et concentré - que vous voudriez étendre à une assemblée mondiale - se trouve ainsi au centre des enjeux politiques, et concentre ainsi tous les efforts, mais surtout toutes les pressions des uns et des autres. Or, aucun être humain ne peut résister à autant de pression sans en subir les conséquences psychologiques, psychiques et physiques. Cela a des conséquences, car tout être humain subissant ces pressions, mêlées à l’ivresse du pouvoir, développe inévitablement des défenses, à savoir des réponses psychiques, de type névrotiques, voir psychotiques (notre civilisation devient chaque jour un peu plus psychotique, voir les lois liberticides contre le terrorisme).
A contrario, ma vision pose la « périphérie » comme détentrice du pouvoir - ou a tout le moins, du contre-pouvoir. Il y aurait bien une forme de délégation de pouvoir, mais contre balancée par une série de mesures visant à maintenir entre les mains des peuples le pouvoir de vérifier la qualité de la représentativité, et sanctionner le défaut de celle-ci lorsque cela s’avère nécessaire. Les mandats seraient impérieux, ce qui engagerait la responsabilité personnelle des mandataires. Cette responsabilisation contrecarrerait toute velléité de perdurer au pouvoir, et de faire carrière en politique (aussi parce que le nombre et la durée des mandats seraient limités).
Les enjeux qui seraient débattu émaneraient non plus du centre décisionnaire lui-même, mais de l’ensemble des citoyens, et ce par le biais d’un déplacement des questions, du centre vers les localités - appelons cela la « communalisation » (pour différencier du communisme, qui a été détourné de son sens et dont l’usage provoquerait un réflexe de rejet et une incompréhension sur le sens réel de la proposition).
De ce fait, les questions qui intéressent vraiment les citoyens seraient à l’ordre du jour, exprimées par eux-mêmes (et non récupérée voir inventée pour en faire des arguments de vente de programmes électoraux), et ne pourraient être ignorées par les gouvernants. Or, je ne sache pas, par exemple, que les citoyens se désintéressent des questions écologiques et sont incapable de considérer la nécessité de se mettre ensemble avec les autres communautés (nations) afin de résoudre les questions qui en découle. Je les crois même plus à même que nos gouvernants, car moins sensibles aux pressions des lobbys, qui si elle peuvent aisément s’exercer sur quelques personnalités, ne le peuvent aussi aisément sur une population disséminée.
Vous interprétez mal mes propos, Sylvain. Je suis simplement pour une réappropriation des questions politiques par les citoyens, que l’on a volontairement éloigné de ces questions afin de ravir le pouvoir démocratique aux peuples. J’estime que nous ne connaissons pas encore la démocratie - et ne l’avons jamais connue, car les peuples croient encore trop - comme on le leur inculque (à dessein) - que la démocratie n’est que la manifestation du suffrage universelle. Mais ce n’est pas le cas. Il est impossible de construire une démocratie par le (seul) vote (le vote ne devrait être qu’un instrument secondaire de la démocratie), et seul une implication dans la politique PAR les citoyens peut aboutir à une action politique POUR les citoyens.
Car c’est bien cela, n’est-ce pas, la démocratie : le pouvoir DU peuple, PAR le peuple et POUR le peuple ?
Je ne suis pas contre l’État, loin de là* : je suis contre l’État Central « représentatif », ce qui est très différent. L’Etat, dans une (véritable) démocratie, est l’instrument (de la volonté et de l’action) du peuple, et en cela, il est le meilleur garant des intérêts de celui-ci. Mais pour cela, il faut une autre organisation de la démocratie que celles(s) que nous connaissons, d’autres règles, ou plus exactement, une autre Constitution - et façon d’établir cette constitution.
En cela, je partage le mouvement initié par Étienne Chouard, le Plan C.
* Ce que Christian Arnsperger désigne dans cette citation, c’est bien l’État dans sa forme actuel, non pas l’État en tant qu’institution dans l’absolu.