Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Il n’existe pas. Le terrorisme est
toujours le fait des états, jamais d’individus isolés. Ce que vous appelez
terrorisme international est une création artificielle, un mythe.
6)
Les armes de destructions massives et le danger d’extermination de l’humanité
n’existaient pas
Il ne tient qu’aux nations de les
faire disparaître. Pour cela, il faut nous mobiliser (nous, citoyens) et ne
plus laisser aux politiques le pouvoir sur ces questions.
"Question subsidiaire :
Quelle frontière au Moyen-Orient faut-il défendre pour rétablir la paix et qui
peut le faire ?"
Israël
n’existe QUE grâce au soutient des USA et de l’UE. Que les USA et l’UE cessent
de soutenir et d’alimenter Israël en l’isolant politiquement, et cette question
trouvera sa solution d’elle même en moins de 10 ans.
La
constitution d’une paix mondiale peut être construite sans créer d’Etat supra
national, d’Etat Mondial. Une assemblée des nations peut créer cela. Encore
faut-il que ceux qui la constituent en aient véritablement la volonté. L’ONU,
de même que son ancêtre, la Société des Nations, sont les « créatures »
des grandes puissances, destiné à servir leurs intérêts, non à créer les
conditions de la paix mondiale. Ouvrir les yeux sur cette évidence permet de
remettre les questions en perspective. En fait, ces organisations (comme l’UE)
n’ont pour vocation, dès leur création, que de créer un Etat Mondial, et il
faut être d’une naïveté imbécile pour croire que cette volonté est fondée sur
de bons sentiments. Or, vous êtes suffisamment lucide et intelligent pour ne
pas vous laissez leurrer par ce mythe.
1)
les populations dans le monde étaient économiquement et donc
politiquement indépendantes
Si les populations dans le monde
sont économiquement et donc politiquement dépendantes les unes des autres, c’est
du fait de l’action économique due au libéralisme capitaliste, à l’action
délibérée d’agents se situant au dessus des états (FMI, Banque Mondiale, OCDE, UE,
etc.), qui ont imposé ces politiques de dépendances. En imposant une
surproduction et des monocultures dans certaines zones du monde, tout en
limitant, voir interdisant la production nourricière, ces institutions ont donc
empêché - délibérément - les peuples de réaliser leur indépendance économique.
2)
Les nations étaient définitivement définies, sans conflits ethniques internes
possibles
Les plupart des conflits ethniques
que connaissent certaines nations sont le plus souvent créées artificiellement
par les agences secrètes des gouvernement dominant, car ces conflits font le
jeu de leur politique, en leur permettant, sous divers prétextes, y compris
« humanitaires », de se mêler des affaires des autres. Ces conflits
trouveraient naturellement leurs issues si ils n’étaient pas continuellement
alimentés, comme on alimente un feu pour qu’il dure. Qu’on cesse de les
alimenter, et qu’on isole les protagonistes, et je ne donne pas 10 ans pour que
ces conflits trouvent une solution.
3)
Les frontières étaient toutes acceptées et par tous sur la plan international.
La plupart des frontières sont
acceptées et reconnues internationalement. Il ne demeure guère que quelques
zones où ce n’est pas le cas.
4)
La question écologique, par nature internationale, n’existait pas
La question écologique peut trouver
réponse aux questions qui se pose sans devoir nécessairement imposer un Etat
Mondial. Des compromis et des accords mutuellement avantageux peuvent être
trouvé entre nations, pour autant que ces nations se respectent les unes les
autres, en dépit de leurs différences culturelles, et pourvu qu’aucune ne
cherche à utiliser cette question écologique pour tirer la couverture à elle.
Je ne puis, au regard de l’analyse des causes profondes de nos crises, de même qu’à l’analyse des causes des guerres présentes et passées, que m’inscrire en faux face à la thèse développée ici par l’auteur.
L’on pense par exemple que les frontières sont les causes d’une forme de racisme ou de xénophobie, source de conflits. L’on se dit alors qu’une abolition des frontières, permettant une mixité des cultures et des peuples, sera le sésame d’une humanité plus tolérante et plus ouverte. Je crois que c’est une erreur.
Les conflits viennent d’une part du fait que chaque système, chaque organisation sociale, se veut revendicative, et cherche, pour des raisons qui ont trait à la politique, à considérer son système, sa culture, ses valeurs et ses choix comme meilleurs que ceux des autres. C’est particulièrement vrai de nos « démocraties » qui si l’on y regarde de plus prêt ne sont au mieux que des « proto démocraties », et même je dirais, ont été dévoyées pour devenir des proto dictatures. Le dogmatisme capitaliste est d’ailleurs la cause fondamentale de ce dévoiement.
Les frontières permettent à différents groupes humains de vivre et « tester » différents modes d’organisation. Et cela est une richesse. Même si l’on estime néfaste un système, pourquoi ne pas considérer qu’il appartient de la liberté de chaque peuple de s’ auto déterminer ? Non. Nous jugeons les autres systèmes, et nous voulons leur imposer le nôtre.
Les raisons historiques sont d’ailleurs beaucoup plus d’ordre impérialiste et causée par la quête de pouvoir et le vol des richesses physiques de ces autres nations que nous avons considérées inférieures. Notre « civilisation », considérée comme supérieure, tente par tous les moyens de s’imposer aux autres, sans aucun respect de leur évolution propre, sans leur laisser l’opportunité de suivre leur propre chemin.
Cette unification imposée est terrifiante, rétrograde et terriblement destructrice. Elle est la pire chose qui puisse arriver à l’humanité. Elle prétend vouloir l’émancipation des peuples et des cultures, mais elle procède exactement à l’inverse : le nivellement des cultures par l’imposition d’une culture dominante qui assimile et détruit toutes les autres cultures.
Cette mondialisation forcée, outre qu’elle est avant tout économique et vise à centraliser les pouvoirs et les ressources entre les mains d’une toute petite élite dominatrice et totalitaire, et une abomination.
Et la seule chose qui puisse empêcher cela, c’est effectivement le rétablissement des frontières et le retour de la suprématie nationale. Chaque nation doit avoir la possibilité entière de fonder son propre projet de société, et si instance supra nationale il doit y avoir (instance mondiale), celle-ci doit avoir pour objectif de faire respecter cette suprématie nationale. Si un peuple se trouve opprimé, il appartient à ce peuple de se dresser lui-même contre ses tortionnaires, car ce n’est qu’ainsi que ce peuple pourra construire son émancipation.
Monsieur Asselineau, vous énoncez très exactement ce que je ne cesse de (devoir) répéter à tous ceux et celles qui me disent « eurosceptique » lorsque je défend mes idées au sujet de l’U.E.
A ceux-là, je leur préfère encore nettement ceux et celles qui - non sans une bonne dose de défiance, voir d’arrogant mépris - me disent « anti européen ».
Cat anti européen, j’affirme l’être. Non pas dans le sens « contre les peuples européens », non pas dans le sens d’une « union des peuples européens », mais bien dans le sens "contre ces institutions de l’U.E. qui ne représentent nullement les intérêts des peuples européens, mais les seuls intérêts financiers, ainsi que ceux des USA. Ces institutions ne sont ni démocratiques, ni légitimes, ni représentatives. Elles sont hégémoniques, illégales et inacceptables.
Et la seule chose à faire de ces institutions, c’est de les démanteler, et si pour cela il faut en sortir, alors il n’y a aucune hésitation à avoir. Si un grand pays comme la France réussissait à sortir de l’U.E., ce serait la fin de l’U.E., car ce sera le début d’une longue série, jusqu’à l’effondrement complet de l’U.E.
Nous n’avons pas besoin de cette U.E. là. Nous avons besoin de démocratie véritable. L’U.E. est aux antipodes de cette démocratie véritable dont nous avons besoin.
"Les Etats-Unis fonctionnent avec le dollar alors que ses Etats n’ont pas
le même dynamisme économique et qu’à peu de choses près, le Montana et
la Californie sont aussi éloignés que l’Allemagne et le Portugal.
L’argument d’un euro discrédité par les différentiels économiques ne
tient pas. Aussi je me contente d’affirmer haut et fort que la sortie de
l’euro serait désastreuse et donc, la plus inquiétante des conneries
qu’on a vue en Europe depuis le traité de Versailles signé après
l’armistice de 1918."
Ce serait peut-être pertinent comme analyse, si elle ne reposait pas sur un sophisme d’omission. En effet, pour établir correctement sa comparaison entre la situation du dollar et de l’euro , il eut fallu considérer premièrement que le dollar est l’étalon sur lequel s’appuie l’euro ainsi que les plus importantes devises du monde (livres, yen, ...), et deuxièmement, que de ce fait, le rôle (et le droit) de créer la monnaie (c’est-à-dire faire tourner la planche à billets et contrôler la valeur de la monnaie) revient à la Fed, seule détentrice de ce droit.
Ainsi, il est loisible aux USA - via la Fed - de contrôler leur monnaie - et au delà, d’interférer avec celles de tous les autres. Il n’en va absolument de même de l’euro. La meilleure preuve en est les récents emprunts que la BCE a fait à la Fed.
De là, toute la rhétorique de l’auteur tombe à l’eau et se retourne contre lui. Aussi je me contente d’affirmer haut et fort que la création de
l’euro a été désastreuse et donc, la plus inquiétante des conneries
qu’on a vue en Europe depuis la signature de la loi « Rothschild » par Pompidou en 1973.