Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Certes, il serait naturellement plus efficace de
concentrer un maximum de voix sur un seul candidat des petits partis. Mais
lequel ? Ceux qui ont plutôt une sensibilité de gauche vont se tourner vers la
Front des Gauches (donc J.L. Mélanchon), ce qui semble le plus probable
et le plus efficace (l’attitude isolationniste de O. Besancenot n’est pas très
constructive), ou encore Europe Ecologie (pour ceux qui ont peur des
« extrêmes ») ; ceux qui ont une sensibilité de droite voteront pour N.
Dupont-Aignan, F. Asselineau, M. Le Pen, J. Cheminade ou F. Bayrou ...
Ne croyez-vous pas qu’il serait alors plus
raisonnable de constituer un Front Unis de Transition ? Mais qui oserait
s’y engager, qu’ils soient à droite ou à gauche ? Et même au cas très
improbable où un tel front voyait le jour, lequel des candidats serait à même d’être accepté
par tous pour les représenter ? La situation est kafkaïenne. Elle montre bien
les limites de cette « démocratie » représentative et du système majoritaire.
Quant à l’abstention - ou mieux le vote nul
(existe-il en France ?), si elle était particulièrement importante,
pourrait aussi être un
signe de désaveux pour le système et la classe politique. Par contre,
vous avez raison de souligner qu’ à moindre importance, elle fait le jeu
des partis traditionnels. C’est l’avantage des systèmes où le vote est
obligatoire : dans pareil cas, l’abstention est un véritable acte
politique (forme de désobéissance civile ayant un sens politique).
Peut-être avez-vous raison quant à la
stratégie. L’ennui, c’est que les candidats des petits partis sont assez
nombreux, ce qui a pour conséquence de semer la confusion pour un nombre
important d’électeurs, peu soucieux de s’informer et qui se contentent d’écouter
les grands médias traditionnels et leurs faux débats et analyses, qui contribuent
à faire le jeu des grands partis traditionnels. Ces électeurs
« paresseux » sont une manne pour les partis traditionnels. Combien de
citoyens ont une démarche citoyenne et cherchent à s’informer par eux-mêmes sur
les programmes des petits partis et les alternatives qu’ils proposent ?
A cela vient se poser le problème du nombre de
candidats des petits partis. Aussi bien à droite qu’à gauche - ou même ceux qui
cherchent à dépasser le clivage gauche-droite (pas facile, il faut bien
l’admettre).
Cette situation en elle-même fait le jeu des grands
partis, dans la mesure ou le réflexe est souvent de voter pour des
personnalités connues, dont on parle tout le temps, simplement parce que leur
présence continuelle semble rassurante (bien souvent, les personnes peu informées,
mais saturées de télévision, se contente de répondre à ce réflexe quasi
pavlovien).
La santé publique étant, par définition, du recours de la population, du peuple, des citoyens, il revient donc à dire que tout ce qui concerne cette santé doit être versé dans le domaine public.
Partant, toute découverte en matière médicinale ou pharmacopée tombe dans le domaine public et ne peux dès lors faire l’objet de droits intellectuel. De là, aucune possibilité de capitaliser ces découvertes.
Par conséquent, une seule solution : nationaliser les entreprises pharmaceutiques et interdire toute diffusion de produits relatifs à la santé émises par des organismes privés.
Ce que vous décrivez fort bien ressemble fort à la mise en place d’une forme, disons plus subtile, de novlangue, idée évoquée par Georges Orwell dans son roman d’anticipation dystopique « 1984 ».
La novlangue procède par un appauvrissement de la langue, précisément en attribuant un sens contradictoire à un mot, ou en créant des mots nouveaux par jonctions de deux mots contradictoires. C’est ce que l’on retrouve dans les trois slogans du roman :
« la guerre c’est la paix »
« la liberté c’est l’esclavage »
« l’ignorance c’est la force »
Mais que nous disent nos représentants politiques, eux aussi ?
Dès qu’ils veulent faire la guerre, ils nous disent qu’ils (ne) veulent (que) la paix. S’ils nous font entrer en guerre, c’est toujours contraint et forcé, par la faute de l’ennemi. L’ennemi est toujours celui qui a provoqué la guerre, « nous » (les gentils) ne l’avons jamais voulue... Et lorsque nous aurons gagné, nous aurons la paix, la sécurité et la démocratie. Principe élémentaire de propagande de guerre ! Autrement dit : la guerre c’est la paix.
Et que nous disent-ils aussi ? La liberté, c’est le travail ! Tiens donc... Cela va de sois. Travailler, c’est être libre. Arbeit meit frei était l’inscription visible à l’entrée des camps de concentration et d’extermination nazi durant la seconde guerre mondiale... Autrement dit : la liberté c’est l’esclavage.
Et que nous disent-ils de façon (encore) sous-entendue ? Que nous devons nous fier aux « professionnels de l’information » pour nous faire une idée du monde dans lequel nous vivons. Nous ne sommes pas habilité à nous informer, car nous sommes soumis à de la désinformation, de la propagande et sujet à la rumeur (nécessairement malveillante). Autrement dit : l’ignorance c’est la force.
Qui a dit « cachez ce sein que je ne saurais voir » ?