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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 15 novembre 2010 18:03

    La notion de trinité, dont vous conjecturez qu’inconsciemment les frères Cohen rejettent constitue (pourtant) la notion de relativité et amène - selon une interprétation de la kabbale - la Conscience Divine au seuil de la manifestation. Celle-ci dépasse le stade duel « binaire » pour atteindre l’étape de la relativité. Ainsi, lorsque je tente une définition de qui je suis, je me définis comme étant soit « ceci » soit « cela » (Alpha ou Oméga, repères duels et absolus), une définition nette et précise, mais finie ! Cependant je peux aussi choisir de n’être ni tout à fait ceci, ni tout à fait cela. Je crée donc une troisième possibilité qui se situe entre les deux : une notion floue mais infiniment nuancée. Cette notion induit le Principe de Relativité.



  • Morpheus Morpheus 11 novembre 2010 16:28

    Mettons-nous d’accord avant tout sur la notion d’antisémitisme. En effet, depuis un certain temps, déjà, celle-ci a changé de nature. Par le passé, en effet, un antisémite était une personne qui n’aime pas les juifs. A présent, un antisémite, c’est une personne que les juifs n’aiment pas.

    Trêve de bon mot, la chronique de Nicolas Bedos n’est évidemment pas antisémite, mais traduis en réalité un raz-le-bol généralisé de l’attitude des lobbys pro-israélien qui envahissent régulièrement l’espace médiatique par des rappels incessants de la shoah. Le « devoir de mémoire » à ce point répété ad nauseam - dont on se doute qu’il a pour objectif d’entretenir une culpabilisation généralisée des européens - entraîne par contre-coup un effet paradoxal : de plus en plus de gens en on marre de se voir ainsi culpabiliser, et parallèlement, de voir l’état d’Israël commettre les pires exactions à l’égard des populations palestiniennes, légitimes habitant de cette région du monde (et de façon très ironiques, vrais descendant des juifs palestinien de l’époque « biblique », puisque les historiens (juifs, je précise) on démontré qu’il n’y avait jamais eu d’exode après la destruction du temple en 70 AJC, contrairement à la propagande sioniste), n’en déplaise.

    A force de voir systématiquement accusés d’antisémitisme tout qui critique la politique d’Israël et des sionistes, à force de culpabilisation, les lobbys sionistes on réussit une extraordinaire opération : ranimer, effectivement, un antisémitisme qui était bel et bien en voix de disparition, mais qui, à force, finit par revenir.

    Et la boucle est bouclée, parce qu’ainsi, cela permet aux sionistes de justifier toutes leurs inacceptables exactions - et ce avant tout à leurs propres yeux ! (il faut pouvoir se convaincre soi-même pour soutenir de telles politiques et une telle propagande) - et entretenir ainsi, pour quelques générations de plus, le complexe victimaire juif, qui semble in fine être la seule chose objective susceptible de définir « le peuple juif ».

    Un enfant victime de la brutalité de ses parents / tuteurs, a trois sortes d’avenir possible : 1) devenir, une fois adulte, à son tour un bourreau (état dit « parent ») ; 2) rester une victime des autres (état dit « enfant ») ; effectuer une résilience et construire sa propre identité (état dit « adulte »).

    On attend impatiemment qu’Israël effectue sa résilience. Vaste programme.



  • Morpheus Morpheus 30 octobre 2010 20:56

    Pour une fois (exceptionnel !) qu’une info de cet acabit est publiée dans un journal mainstream, on va pas cracher dans la soupe, hein, Shaitan666.

    Mais rassures-toi : Le Soir n’est ni ma source d’info exclusive, ni même ma source d’info privilégiée.

    Et toi, tes sources d’info, c’est quoi ?

     smiley



  • Morpheus Morpheus 30 octobre 2010 17:25

    Article (extraits) paru dans Le Soir le vendredi 29 octobre 2010.

    Par Luis Lema, envoyé permanent, New York.

    Un million de passagers par jour. Les services de sécurité américains savent que le métro de Washington, le plus utilisé des Etats-Unis après celui de New York, est une cible rêvée pour d’éventuels terroristes. Mercredi, la police a arrêté un Américain d’origine pakistanaise, Farooque Ahmed, 34 ans, qui préparait un tel attentat. Mais les conditions qui ont mené à cette arrestation soulèvent des questions sur les méthodes employées par les services du renseignement du FBI. Et ce à moins d’une semaine des élections (Mid-Term 2010).

    Si Ahmed était connu de la police, c’était pour des factures impayées et quelques excès de vitesse. Il ne faisait partie d’aucune organisation, n’a jamais eu de contact avec Al Qaïda. Un jour, il a rêvé devant ses collègues de lancer « le djihad en Amérique ». Depuis, il était traqué par les agents du FBI.

    Bien plus en réalité. Se faisant passer pour une cellule d’Al Qaïda, les agents l’ont convaincu de prendre pendant six mois des photos du métro de la capitale, afin d’y préparer, disaient-ils, une attaque terroriste. « Jamais la population n’a couru de danger durant l’enquête », a assuré le FBI. Un langage codé : l’opération terroriste a été menée de toutes pièces par les services de sécurité. Ce sont eux qui ont lancé l’idée, fourni le matériel et enrôlé le jeune homme. Sans eux, cette tentative d’attentat n’aurait jamais eu lieu.

    Attirer la proie dans le piège
    Cette pratique est devenue monnaie courante aux Etats-Unis, presque une décennie après les attentats du 11 septembre 2001. Dans le New Jersey, cinq hommes musulmans, d’origine ex-yougoslave, ont été accusés d’avoir planifié une attaque contre la base militaire de Fort Dix. Dans l’état de New York, ce sont le propriétaire d’une pizzeria criblé de dettes et un imam local qui ont été accusé de blanchiment d’argent sale et de « conspiration terroriste ». A New York encore, près de Newburgh, l’un des endroits les plus pauvre de l’Amérique, deux hommes ont été arrêtés pour avoir préparé des attentats contre une synagogue du Bronx.

    Dans tous ces cas, le scénario a été le même. Les agents du FBI se sont appuyés sur des repris de justice musulmans qui se faisaient passer pour des fondamentalistes prêts à passer à l’action. Grassement rétribués, ces « informateurs » font tout pour attirer leur proie dans le piège. Dans le cas des " Cinq de Fort Dix ", l’un des éléments à charge retenu contre les prévenus était le fait qu’ils regardaient des vidéos d’Al Qaïda décrivant l’utilisation d’explosifs. Or c’est précisément l’informateur engagé par le FBI qui leur avait envoyé ces vidéos.

    Dans une enquête diffusée par l’émission Democracy Now !, un ex-agent du FBI, James Wedick, 35 ans sur le terrain, s’emportait : « Etant donné les méthodes utilisées, 90% des cas qui se sont produits ces dix dernières années sont à jeter à la poubelle ».

    [...]

    « On peut sans doute les accuser de stupidité grave, mais beaucoup plus difficilement d’être des terroristes », résume Anjali Kamat, productrice du documentaire de Democracy Now !

    [...]



  • Morpheus Morpheus 8 février 2010 20:28

    Vous avez raison de souligner la question pertinente de l’ego.

    Il y a d’ailleurs sur ce point de nombreuses inepties qui sont souvent formulées. Certains parlent de « tuer » l’ego, de l’effacer, de le combattre, ... A mon avis, c’est une tragique erreur. Je dis tragique, car cette question, il me semble, a été mal comprise.

    L’ego est une tendance que nous connaissons tous, et qui est sans doute le fondement de l’identité : l’ego distingue ce qui est « moi » de ce qui n’est pas « moi » ; soit « ce qui est extérieur » et « ce qui est intérieur ». Le « moi » est le point de départ, ou plus exactement le point de vue. En soi, il est indispensable à l’expérience de l’être dans le monde manifesté.

    Ce qui pose alors problème, n’est pas l’ego en soi, mais l’attitude que prend l’ego sous l’impulsion du mental, de l’intellect. Qu’est-ce que le mental, nous dit Gitta Mallascz dans son « Dialogue avec l’ange » ? « Non pas conducteur, mais conduit ; c’est un instrument entre les mains du maître. Tu portes la cuillère à sucre à la bouche et tu te dis : c’est doux : ce n’est pas la cuillère qui est douce ! Essaye de la mordre, tu t’y casseras les dents. »

    Or, tel est le mental, qu’il s’échine sans arrêt à vouloir régenter notre vie, et il nous trompe nous-même en nous faisant croire que le « soi » c’est lui, et que c’est (seulement) par lui que nous sommes « nous ». Au fond, nous savons que c’est faux, nous savons que nous sommes plus que cela. mais ce « plus », s’il éveille notre curiosité et notre intérêt, nous fait en même temps peur.

    C’est comme la question « qui suis-je » : c’est la question qui soit la plus digne d’être posée, mais aussi celle à laquelle nous ne voulons pas répondre, car elle enferme à la fois nos espoirs les plus fous et nos pires craintes... Ce qui revêt le paradoxe même de la démarche spirituelle - Jung, considérant son temps et son éducation (dans un milieu très religieux, son père était pasteur), appelait « religion ». En effet, si je répond à la question, je suis définit, donc ... finit ! Et je ne veut pas être finit. Il y a paradoxe.

    C’est ce que déclare Jung : « Le paradoxe, aussi étrange que cela paraisse, est un de nos biens spirituels suprêmes, alors que l’uniformité de signification est un signe de faiblesse. »

    Il ne faut donc ni lutter contre l’ego, ni contre le mental, mais rendre seulement à l’un et l’autre leur fonction première, qui n’est pas de commander, mais servir. Mais attention ! Car ce que je viens de dire va précisément être utilisé par les manipulateurs « gourous » (au sens péjoratif du termes) pour SE faire servir ; pour induire les autres en erreurs et les faire servir LEUR égo et LEURS intérêts, quitte à utiliser croyances, mythes, préjugés, et jouer de l’ignorance et des paradoxes. C’est par trop grandement là que se posent les religions, qui ne sont que des sectes nuisibles ayant réussit.

    L’ego et le mental doivent servir le « dieu », le « sacré », le « plus » intérieur, qui est ce qui unit l’univers tout entier, et non ce qui divise.

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