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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 8 février 2010 12:56

    Peut-être que le gros problème des « bons croyants », c’est qu’ils ont fait le malheur de millions d’individus...

    Pour le soi-disant « bon croyant », il n’est pas tout de croire et se conformer aux dogmes, encore lui fait-il convaincre les autres de croire et se conformer eux aussi aux dogmes, et en la matière, l’Histoire à montré que la fin justifie toujours les moyens, n’est-ce pas ?

    Qu’en pensez-vous ?



  • Morpheus Morpheus 8 février 2010 12:45

    Ceux qui ne « doutent de rien » ne peuvent être des « mécréants », mais justement des croyants.

    Celui qui doute, cherche et ne se contente pas de croire, car c’est dans l’expérience que la sagesse et la foi se trouve.

    Certains cherchent à l’extérieur (exemple, la science), d’autres cherchent à l’intérieur (exemple, la spiritualité), et la plupart singent seulement leur entourage, sans chercher ni comprendre (exemple, la « tradition »).

    Que ce soit sur un plan matériel (scientifique) ou spirituel, « croire » est toujours un acte insensé, car c’est l’expérience qui compte et qui forge la foi véritable, par la connaissance, non pas de ce qui est « vrai », mais par la connaissance du processus de ce qui est.



  • Morpheus Morpheus 8 février 2010 12:30

    8) Toutes les religions reposent sur un mythe. Qu’est-ce qu’un mythe ? Interrogeons le professeur de théologie et de philosophie des religions David Ray Griffin. « Un mythe est une idée qui, même si elle est communément admise, est fausse. Dans un sens plus subtil – dans un sens religieux – un mythe est une histoire qui sert à orienter et à mobiliser le peuple. L’accent n’est pas mis sur le rapport entre l’histoire et la réalité, mais sur la fonction qu’est censé exercer le mythe. Une histoire ne peut fonctionner à moins d’être supposée vraie par la communauté ou la nation. Il n’y a pas de débat possible. Si certaines personnes ont le mauvais goût de mettre en doute l’authenticité de l’histoire sacrée, les gardiens de la foi et de l’orthodoxie refuseront de discuter avec elles. Ils les accuseront de blasphème ou, au mieux, les ignoreront. » Les religions n’ont donc pour fonction qu’orienter et mobiliser une population, ce qui n’a rien à voir avec une démarche spirituelle, mais bien politique.

    9) Soit Dieu est immuable, et alors il ne peut rien créer, soit il est dans le temps, mais alors il n’est pas immuable. Le sage ne demeure ni dans l’être ni dans le non-être.

    10) Ne crois ni aux paroles des maîtres, ni à celle des prêtres, mais donne foi à ce qui se conformera à ton expérience, si celle-ci te paraît cohérente et structurée.

    11) Le maître véritable n’est pas celui qui a le plus de disciples, mais celui qui forme le plus de maîtres. L’enseignant véritable n’est pas celui qui a le plus de connaissances mais celui qui amène le plus de gens à la connaissance. Et le dieu véritable n’est pas celui qui a le plus de serviteurs, mais celui sert le plus, faisant de tous des dieux. Car si Dieu il y a, ce ne peut-être que son seul but et sa seule gloire de faire que ses sujets ne soient plus des sujets, et que tous connaissent le divin qui demeure en eux.

    12) En l’absence de ce que tu n’es pas, ce que tu es n’est pas.

    13) C’est la religion qui a créé les agnostiques. Oubliez la religion. Retournez à la spiritualité.



  • Morpheus Morpheus 5 février 2010 16:02

    L’antonymie de [i]hiérarchie[/i] ne s’arrête pas à [i]anarchie[/i], c’est également [i]égalité[/i] (http://www.cnrtl.fr/antonymie/hi%C3%A9rarchie).

     

    Il est exact que la structure hiérarchique de nos sociétés n’est pas très vieille. Elle apparaît, tel quelle, à l’aube des cités-états, qui est l’aube de la civilisation au sens propre ([i]civis[/i] signifie cité > civilisation veut dire « vie dans la cité »). Si l’on s’en réfère à l’Histoire, tout au plus 8.000 ans, pas plus. C’est bien en s’organisant au sein des cités-états que les hiérachies se sont créées, parallèlement au fait qu’elles se sont sédentarisées et ont commencé à creuser la distance entre civilisation et symbiose avec les cycles environnementaux (il a fallu « dominer », « contrôler » la nature, ce qui se traduit d’ailleurs par un passage assez clair dans l’Ancien Testament ; Genèse 1 § 28).

     

    Les systèmes sociaux antérieurs à la civilisation ne sont pas comparable, cela même si certains rapports de force peuvent être observés, autant que dans certains groupes sociaux animaux. Certaines similitudes peuvent parfois être faites, mais la comparaison s’arrête là, car dans un petit groupe ou chaque individu voit ce que fait les autes, y compris le chef (le régnant), il n’y a pas de mythe ni de culture du secret. Le darwinisme social est un sophisme préjudiciable à la civilisation, dans l’acception la plus noble que nous donnons habituellement à ce termes, qui est celui de s’élever au dessus de la condition animale. L’intégration aux rythmes naturels pour assurer la survie passe par le nécessaire sacrifice des modèles de sélection par la loi du plus fort, car la notion même de « fort » et « faible » au sein d’une société vivant en marge des cycles naturels n’a plus de sens, si ce n’est pour le système lui-même.

     

    Les structures hiérachiques de la civilisation humaine sont un prolongement de la structure familial archétypale, où le père est le dominant fort et rigoureux, la mère est douce, protectrice et sage, et les enfants obéissants (on y trouve l’archétype des trois classes sociales archaïques : classe dirigeante (père), classe moyenne (mère), classe ouvrière (enfants)).

     

    Pour un enfant, les parents sont des figures divines. Ils représentent ceux qui savent, ceux qui « répondent » (voir [i]responsabilité[/i]) et sont aux yeux de l’enfant la référence première. Les structures hiérarchiques, politiques, religieuses ou autres, sont la transposition de ce modèle.

     

    Mais comment évolue la structure au sein d’une famille ? Il arrive un moment où, nécessairement, l’enfant se dissocie des parents. Arrivé à l’adolescence, l’enfant commence à percevoir que ses parents ne sont pas des dieux, qu’ils n’ont pas réponse à tout, que les « c’est comme ça » sont insuffisant, que les parents sont ignorants sur de nombreux points, qu’ils se trompent, qu’ils commettent des erreurs, qu’ils mentent, … Tout naturellement, la relation aux parents est bouleversée, cela provoque des tensions et des crises. A cela se greffe une importante crise identitaire chez l’adolescent, qui se cherche, cherche à savoir qui il est et ce qu’il veut être. Il se trouve en tension entre ses aspirations personnelles (ce qu’il voudrait être) et les aspirations de ses parents et de la société (qui voudraient qu’il soit ceci ou cela, mais pas forcément ce qu’il veut). Notez par ailleur cette « crise identitaire » concernant la question de l’identité nationale ;)

     

    On observe donc, sociologiquement, trois shémas de réactions à ce phénomène. Les uns, défendant le système (hiérarchique) sont comme des enfants pas encore prêt à quitter le giron famillial, préférant la tutelle des parents (schéma psychologique dit [i]enfant[/i] ; les seconds veulent remplacer les parents, prendre leur rôle et devenir parent à leur place (prendre le pouvoir et devenir les maîtres > schéma psychologique dit [i]parent[/i]) et les derniers veulent prendre leur liberté et rejeter tout système hiérarchique pour prendre en main leur destin (schéma psychologique dit [i]adulte[/i]).

     

    Si nous voulons voir notre société et notre civilisation continuer à évoluer dans l’acception la plus noble qu’elle a (à savoir s’élever au dessus de la condition animale, tout en s’inscrivant dans une symbiose nécessaire avec son environnement pour la survie de l’espèce humaine), il n’est pas difficile de voir quelle option il nous faut prendre.

     

    Le rôle des parents à l’égard des enfants est de permettre aussi rapidement et aussi efficacement que possible qu’ils puissent devenir autonome. Par conséquent, il apparaît qu’à un certain niveau, les parents doivent laisser les enfants prendre leur liberté, prendre les rènes de leur destin entre leurs mains, et voler de leurs propres ailes. Sur le plan de la civilisation, cela passe par la création, au minimum, d’espaces permettant de créer de nouveaux modèles d’organisation de la société.

     

    Les enfants habitent la maison de demain, que les parents ne pourrons connaître, même dans leurs rêves. Les parents doivent lâcher la bride aux enfants, sous peine de devenir tyrans. Il en va de même de la civilisation : le modèle hiérarchique est amené à disparaître, même si cela échappe à l’entendement des « parents » …



  • Morpheus Morpheus 5 février 2010 14:52

    Merci pour cet article, je partage cette analyse. Sur le forum de France 3 (l’émission CSOJ), j’avais écris à ce sujet :

    le système démocratique - comme tous les autres systèmes jusqu’à ce jour, n’est qu’une remise en forme différente d’un système hiérarchique archaïque axé sur trois classes sociales : la classe dirigeante, la classe moyenne et la classe ouvrière. Ces trois classes ont des but en complète opposition : la classe dirigeante veut garder le pouvoir et le pérenniser ; la classe moyenne veut prendre la place de la classe dirigeante, et revendique le plus ouvertement la « liberté - égalité - fraternité ». On sait pourtant, par expérience, que lorsqu’elle parviendra à ses fins (et elle le fera), elle reproduira exactement le même schéma, c’est-à-dire liquider les leader de la révolution qui les a mis au pouvoir, prendre la place de dirigeant, et remettre au travail la classe ouvrière et reformer (re formater) une classe moyenne ; enfin, la classe ouvrière, encore et toujours perdante, n’aura rien gagné, elle aura vu pas mal des siens se faire massacrer durant la révolution, et retournera au travail, persuadée pour un temps que des jours meilleurs vont venir. Notons que jusqu’à ce jour, c’est la classe ouvrière qui a toujours et systématiquement été perdante, n’ayant jamais atteint ses but (à savoir, ce que prône prétendument la classe moyenne pour promouvoir le renversement du gouvernement : l’égalité pour tous et la fin de la société hiérarchisée). Nous voulons la fin de la hiérarchisation de la société, seule garantie pour une mise en application de la démocratie et de cette belle (mais utopique) devise "Liberté - Egalité - Fraternité".

    nous voulons établir un système où ni une institution comme l’état (ex. URSS, Chine, ...), ni une oligarchie financière (ex. USA, Russie, ...), ni une aristocratie quelconque (ex. GB), ne soit au centre du système, mais un système d’organisation sociale véritablement démocratique, basée sur l’humain, à la fois sur un plan individuel ET collectif, où les décisions sont prises par la base, et où ceux qui « dirigent » ou « gouvernent » sont les exécutants non décisionnaires pour la base, celle-ci constituée d’assemblées populaires.
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