Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
« C’est le capitalisme dans son ensemble qu’il faut combattre, car les banques ne sont que les fruits naturels de ce système. »
Bien d’accord que c’est le capitalisme dans son ensemble qu’il faut éradiquer. Mais attention : c’est bien le système bancaire international qui est le pilier sur lequel repose tout ce système ; il n’est nullement besoin de longs argumentaires pour le démontrer, il suffit de voir comment les gouvernements à travers le monde ont tous débloqués des sommes incroyables pour sauver les banques. Rappelons que les états sont dépendants des banques, depuis qu’ils ont cédés le droit de créer la monnaie à des organismes bancaires privés et opaques, à savoir les banques centrales, telles que la FED, la BCE ou la Banque d’Angleterre, par exemple.Donc, le système bancaire n’est pas le fruit, mais les racines et le tronc du systèmes. !
Belle réaction conditionnée, façon chien de Pavlov, comme je l’indique dans ma précédente intervention.
Non seulement la rhétorique est idiote (comparer la notation à l’école primaire avec la responsabilité de la valise nucléaire, voilà bien une réaction sans nuance qui ne démontre strictement rien, d’autant que tout bardé de diplôme, cela reste la sagesse - non le niveau d’éducation qui prévaut), mais en outre, cela démontre bien que ce système conditionne à l’esprit de compétition, ce que l’on voit ici dans la comparaison grotesque avec un match de foot.
Merci d’illustrer - et avec quel brio - mon propos.
Le système de notation tel qu’il est utilisé est une des sources des problèmes rencontré par certains élèves. Et ces problèmes conduisent en effet à un décrochage scolaire. J’en ai moi-même fait les frais à l’époque.
Les notations pourraient être un outil d’évaluation, mais encore faudrait-il qu’il soit utilisé à bon escient (méthodologie, où : sur quels critères établit-on les notes ?), mais surtout ne devraient en aucun cas être un outil « pédagogique », c’est-à-dire un outil dont les profs (mais aussi les parents, quelques fois) se servent pour stigmatiser les élèves et / ou instaurer un esprit de compétition. Chez les enfants de moins de 12 ans, cette méthode n’est absolument pas structurante, mais seulement conditionnante (façon « chien de Pavlof » revu et corrigé). Elle crée des clivages chez les élèves et enferme les plus fragiles dans une spirale négative dont il devient très difficile de sortir indemne.
En outre, le « redoublement » (termes au demeurant très imparfait, puisqu’il indiquerait qu’on double une seconde fois > re-doublement = doubler une deuxième fois) est extrêmement négatif et ne permet jamais de « rattraper » un retard. C’est d’un rare contresens que d’affirmer pareille stupidité. Si on perd une année, on ne la rattrape jamais, par conséquent, on provoque le retard, jamais l’inverse !
Mais plus largement, c’est l’ensemble du système pédagogique qui est à revoir. A méditer : « Il est évident qu’une école où l’on force des enfants actifs à s’asseoir devant des pupitres pour étudier des matières inutiles est une mauvaise école. Une telle école n’est bonne que pour ceux qui croient en son efficacité, c’est-à-dire pour ces citoyens sans imagination qui veulent des enfants dociles, dénués eux aussi d’imagination et qui accommoderont d’une civilisation dont l’argent est la marque du succès. » A.S. Neill - Libres enfants de Summerhill
La conscience de cet aspect trinitaire ouvre la voie médiane
de la sagesse créatrice qui s’exprime au travers différents proverbes : "Le
sage ne demeure ni dans l’être ni dans le non-être« ; »Si tu
tend trop la corde, elle casse. Si tu ne la tend pas assez, elle ne sonne pas"
; « in medio stat virtus » (au milieu réside la vertu).
Alors, haïr le chiffre 3, ne serait-ce pas détester ce qui est relatif, ce qui
ne peut être enfermé et réduit à une image absolue ? Une façon de se rassurer
dans un monde en perpétuelle évolution, où tout se transforme constamment et où
rien de ce à quoi nous nous attachons ne s’étiole ?
Cette notion trinitaire est cruciale dans le processus de
création. Nous la retrouverons systématiquement. Le Temps s’inscrit selon trois
étapes : passé, présent, futur. Le passé semble immuable ; le présent apparaît
éternel et insaisissable ; le futur demeure flou et toujours en mouvement. La
science évoquera la matière, l’énergie et l’antimatière. Les poètes parleront
de l’esprit, du cœur et de l’âme. Les philosophes parleront du corps, de
l’esprit et de l’âme. Dans le domaine du psychisme, on discerne le conscient,
le subconscient et l’inconscient. On retrouve également ces trois étapes du
processus de création - pensée > verbe > action - qui forment la base de l’évolution,
symbolisée par un triangle (une surface ayant deux faces et trois
côtés).