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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 5 décembre 2012 17:54

    Pour savoir si cette politique est « largement approuvée par la population », encore faudrait-il réaliser un referendum (ce qui serait réellement démocratique). Là, votre affirmation ne repose sur rien. Et surtout pas sur la pertinence ou l’efficacité d’une telle politique. Et même s’il devait être vérifié un soutient majoritaire de la population (ce qui reste à démontrer - et ne le sera jamais), cela ne prouve rien non plus, sinon que la force d’influence de l’ingénierie du consentement est à même de manipuler l’opinion publique. Bref, je trouve déplorable que vous puissiez assimiler cela à « la démocratie ».

    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 5 décembre 2012 17:36

    Cher Pale Rider,

    Je ne suis guère étonné de vous voir brandir votre indignation toute religieuse devant les actions excentriques de ces féministes nouvelle mode que sont les Femen. Mais tout de même : « Si cela ne concernait que le sexe, exhibé ici d’une manière qui n’est ni noble ni esthétique » : autant que je sache, aucun sexe (aucun vagin, aucun pénis) n’a été exhibé durant l’action des Femen ; vêtues certes en tout et pour tout de culottes noires (donc dissimulant leurs parties génitales), les Femen n’étaient pas entièrement nues, et c’est donc seulement face à des corps presque nu que les braves catho intégristes ont été confronté : pas pire que sur la plage de Torremolinos ou ils vont passer leurs vacances en sommes. Un défaut d’observation largement dû aux obsessions dogmatiques des religions monothéistes pudibondes aurait-il perturbé votre sens de la vue ?

    Tout le problème de votre religion vient qu’elle transfère ses pathologies et ses frustrations sur le monde entier, comme le fit notamment un Paul de Tarse en névrosant le monde, faute de pouvoir s’adapter à la normalité. Ne pouvant pas s’y adapter, quel meilleur moyen que d’imposer aux autres ses propres interdits, et ériger son propre mal (et mal être) en règle de vie pour tous ?

    Toutefois, cela s’appelle d’un non : la perversion. Car le monde naturel, lui, n’a pas de problème d’ordre sexuel, et considère la sexualité, les corps nus, le sexe exhibé, le désir charnel, comme des choses normales et naturelles. N’étaient la prégnance des interdits religieux emportant le monde entier dans ses injonctions contradictoires, il n’y aurait sans doute pas à déplorer les dérives perverses, la pornographie, les viols, et toutes ces souffrances qui alimentent le discours auto-réalisateur des inquisiteurs de la vie.

    Vous en appelez ensuite au respect des religions. Cher ami, il serait peut-être de bon ton de commencer par balayer devant votre porte : charité bien ordonnée commence par soi-même. Avant que d’imposer à autrui (croyants, non croyants, athées, agnostiques, ...) le respect de la religion, vous feriez mieux de commencer par respecter vous-mêmes les merveilleux enseignements de paix, d’amour et de pardon que vous ne cessez de revendiquer comme pour justifier toutes les horreurs faites au nom de votre Dieu si bon et si miséricordieux. Alors, peut-être pourrions-nous, croyants ou pas, commencer à respecter les religions.

    Mais non. C’est trop pour vous, visiblement, qui ne condamnez pas les violences physiques faites à l’encontre de ces femmes - certes là pour provoquer - mis qui n’ont jamais utilisé de violence. Vous ne dénoncez pas non plus - parce que vous ne le voyez pas - qu’en agissant de la sorte, ces extrémistes religieux donnent raison au combat de ces nanas (presque) à poil. Elles ont pris des gnons dans la figure, le ventre, les côtes, pris du gaz et du poivre dans les yeux, elles ont été rossées, et ont montré par leur sacrifice la violence endémique de ces >bons croyants<, toujours près à en découdre.

    Ai-je besoin de souligner la lâcheté et la vilenie de ces actes commis en bande par ces petites bites catholiques, ces petits minus frustrés emplis de haine ? L’image même que l’on a de la religion monothéiste (toute tendance confondue) au regard de l’Histoire. Une dizaines de femmes (presque) à poil revendiquant la liberté sexuelle et la horde de fanatique qui s’empresse de se jeter sur elles pour les rosser, voilà donc ce que nous devrions respecter...

    Pas étonnant, finalement, que vous ayez pris comme avatar et pseudonyme ce personnage tout droit issu de la mythologie WASP : le héros solitaire qui règle les choses à coups de flingue dans la main droite, tout en brandissant de la gauche son Livre Saint. Tout un programme.

    Ne vous attendez pas, jamais, à ce que tous respectent une religion de la Mort, comme le sont tous les monothéismes. Attendez-vous plutôt à plus de rébellion contre vos >enseignements< pervers, et vos mythes mortifères. Le monde n’a pas, n’a plus à s’adapter à la folie de quelques-uns. Jamais.

    Sexuellement vôtre,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 5 décembre 2012 16:49

    @ Jeremy971

    Prendre Manuel Valls et BHL comme exemples de la gauche, voilà qui est piquant ; le premier applique avec zèle et détermination une politique que n’aurait en rien renié son prédécesseur de l’UMP, tandis que le second est un parfait va-t-en-guerre capitaliste bourgeois tout près à s’allier avec Sarkosy pourvu qu’il s’agisse d’aller casser du bougnoule. Certes, il le fait prétendument au non de la démocratie, de la liberté, du droit d’ingérence, et s’érige en porte bannière des droits de l’homme. Exactement comme les USA lorsqu’ils décident d’aller bombarder, lui aussi, des bougnoules - USA qui ne sont pas exactement de gauche...

    La fronde contre le gôchiste bon teint droit de l’hommiste, ma fois, je n’y suis pas opposé par principe : on a bien le droit d’exprimer ses contentieux ou son indignation. Mais il ne suffit pas de taper fort, encore faut-il viser juste.

    Mais au delà de la fronde, au delà de l’absence d’analyse du billet, ce qui me frappe, c’est la similitude entre la démarche et la méthode utilisée et ce que vous tenter (maladroitement) de dénoncer. Vous ne vous rendez pas compte que vous agissez exactement de la même manière que ceux que vous critiquez.

    Piégé par les émotions suscitées par la médiocrité de comportement d’une certaine frange de vos rivaux politiques, vous réagissez à cet émoi en éveillant en vous le même type d’attitude. Vous ne voyez pas le piège émotionnel, et vous vous vautrez dans la réaction épidermique en vous en prenant aux conséquences, aux symptômes, plutôt qu’à la cause. Tout comme le gôchiste caricatural que vous dénoncez (non sans raison). Vous n’obtiendrez donc comme résultat que le fait d’alimenter un clivage absurde qui, d’une autre manière, pourrait s’effacer devant une analyse objective des besoins et revendications légitimes des uns et des autres, qui ne sont séparés en réalité que par des clivages partisans arbitraires et artificiels. Ainsi le clivage gauche-droite qui ne représente rien si l’on est déjà incapable de définir l’un et l’autre.

    Alors, pour pouvoir décanter cela, Jeremy971, puis-je vous demander comment vous définissez ce qui détermine « la gauche » et ce qui détermine « la droite » ? Nous aurions alors déjà une meilleure base pour analyser ces dérives (il va de soi que je vous livrerez en contrepartie ma propre définition, histoire de savoir si nous pouvons, au moins, nous accorder sur cela).

    Cordialement,
    Morpheus 



  • Morpheus Morpheus 3 décembre 2012 13:01

    @ Éric

    S’il existe bien une forme de hiérarchie au sein de la cellule familiale, celle-ci ne devrait pas constituer le modèle ultime de l’organisation sociale. Pourquoi ?

    Dans le modèle familiale, l’autorité parentale répond à plusieurs nécessités : les enfants dépendent, au moins jusqu’à un certain âge, de leurs parents pour leur subsistance et leur développement ; les parents doivent assurer l’apprentissage à l’autonomie des enfants, tout en veillant à leur sécurité (double contrainte). En cela, l’autorité est légitime et utile, jusqu’à un certain point, car elle représente une responsabilité.

    Mais le but et le rôle des parents est de permettre, aussi efficacement et aussi rapidement que possible, que leurs enfants soient autonomes. Un adulte est censé être autonome. Il ne dépend donc plus d’une autorité, puisqu’il n’est plus un enfant. S’il continue de dépendre d’une autorité à l’âge adulte, c’est qu’il n’est pas autonome, et il perpétue dès lors, soit un état « enfant » s’il est soumis à l’autorité, soit un état « parent » s’il représente l’autorité : dans ces deux cas, il ne manifeste pas son autonomie d’adulte.

    Par conséquent, toute logique hiérarchique au sein de la société nuit par nature à la responsabilisation et à l’émancipation des adultes, en ruinant son autonomie et en l’aliénant à une autorité illégitime. Considérer que des adultes ont besoins d’une autorité pour veiller sur eux, c’est les considérer comme des enfants attardés. C’est une attitude typique de parents toxiques, manipulateurs et souvent pervers.

    Au sein des peuples premiers, les structures sociales ne sont jamais hiérarchiques, et il s’instaure toujours une structure égalitaire, une répartition horizontale des responsabilités et du pouvoir. On constate aussi que le passage entre l’enfance et l’adulte se fait sans transition : il n’y a pas d’adolescence chez les peuples premiers (donc pas de crise d’adolescence, qui correspond en fait à une révolte contre l’abus de pouvoir et d’autorité des parents sur des enfants qui ne sont plus des enfants, mais de jeunes adultes).

    Voilà pourquoi je réfute l’idée même de la structure hiérarchique au sein des structures sociales.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 2 décembre 2012 21:00

    Voilà la réflexion la plus sensée que j’ai lue sur ce fil.

    L’instruction, la connaissance et la compétence viennent avec l’expérience, bien plus qu’avec l’éducation. Par conséquent, c’est par l’exercice de la démocratie que le peuple pourra acquérir les connaissances et les compétences nécessaire à se gouverner.

    Merci.

    Cordialement,
    Morpheus

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