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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

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  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 4 novembre 2012 19:52

    Ne pourrions-nous pas imaginer que les candidats (et les partis) ne puissent proposer QUE des programmes qui soient négociable point par point ?

    Je n’ai pas encore réfléchis en détail sur l’idée qui me vient, mais je me demande dans quelle mesure nous ne pourrions pas imaginer de former une sorte d’exécutif constitué à la proportionnelle, en fonction des résultats détaillés des différentes listes électorales. Leur mandat serait alors fonction des mesures votées majoritairement par les électeurs, et la représentativité, par les défenseurs (candidats) des dites mesures, contraints d’œuvrer en commun durant leur mandat.

    Ils seraient dès lors, de facto, serviteurs (réellement) de la volonté populaire, tout en restant ceux qui proposent et présentent des mesures. De plus, on sait qu’au sein de chaque parti, il existe des tendances différentes, et que certaines motions sont soutenues par les uns et pas par les autres ; ainsi, au sein d’un même parti (d’un même programme), certaines mesures soutenues par Untel et validée par les électeurs se verrait porter dans la coalition exécutive, et non un leader désigné par le parti.

    Bon, c’est du brainstorming pur et dur, mais y aurait-il une piste de réflexion ?
    @ tous/toutes : Qu’en pensez-vous ?

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 4 novembre 2012 18:02

    @ Éric

    « En définitive, je n’emprunte pas tantôt à la gauche, tantôt à la droite, c’est la gauche et la droite qui tour à tour m’empruntent, vous empruntent, nous empruntent. »

    +1

    En Belgique, le vote est effectivement obligatoire. Cependant, vous seriez étonné des chiffres de l’abstention lors des dernières élections (municipales), il y a un mois : pas moins de 20% d’électeurs ne se sont tout simplement pas rendu aux urnes, en dépit du vote obligatoire. Cela en dit long sur le raz-le-bol des Belges fasse à leur système politique.

    Notez que je fais partie des 20% smiley

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 4 novembre 2012 17:56

    @ machiavel1983

    Cela ne résout pas le problème. Si je vote pour, en dépit des propositions auxquelles je n’adhère pas, le candidat peut considérer que je vote pour l’ensemble, sans distinction. Si je vote contre, le candidat peut considérer que je suis opposé à toutes ses propositions, alors que certaines peuvent me sembler appropriées. Et si je vote blanc, tous les candidats ont à considérer qu’aucunes de leurs propositions ne me conviennent. Il y a une grande marge d’interprétations possibles, qui ne rendent pas mon vote clair. En outre, il est possible (et même probable) que certaines propositions contenue dans un programme A retiennent ma faveur, et que d’autres propositions dans un programme B retiennent également ma faveur. Qu’est-ce que je fais ?

    Donc, ce que je dis, c’est que les programmes politiques, quels qu’ils soient, sont des pièges à électeurs, qu’ils sont antidémocratiques, et qu’il serait juste de les interdire. Le problème est qu’interdire le principe même du programme politique, c’est court-circuiter le principe même de l’élection... Moi, cela ne me gène pas, je suis contre le principe électif (en cela, je suis peut-être plus radical que vous).

    En outre, je ferai remarquer que vos propres objections (auxquelles j’ai souscris) montrent un autre aspect du piège des programmes électoraux, en particulier lorsqu’il s’agit du programme d’un membre de l’exécutif (en France, le chef de l’exécutif, c’est-à-dire le Président) : ce n’est pas à l’exécutif de décider du programme des projets de loi du législatif (ce serait une confusion des pouvoirs - et c’est ce qui se pratique précisément en France).

    Il n’est en effet pas du tout sûr que dans le chef de la plupart des électeurs, ceux-ci fassent la différence entre un candidat à un poste exécutif et un candidat à un poste législatif. Or, comme vous le faites remarquer, le mandat impératif ne peut s’appliquer qu’à l’exécutif, non au législatif, donc, en France, il ne pourrait s’appliquer, dans les institutions actuelles, qu’au Président (élu) et au gouvernement - c’est-à-dire les ministres (nommé par le Président).

    S’il y avait mandat impératif et révocabilité du Président, cela entraînerait immanquablement une instabilité du pays, qui serait certainement exploitée pour imposer une tyrannie plus implacable que l’actuelle dictature du « Président Normal »... C’est pourquoi il me semble évident que réformer les institutions française nécessite une remise en cause de l’ensemble du système.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 4 novembre 2012 17:12

    « deux remarques : 

    - Un mandat impératif ne peut concerner le législatif mais uniquement des actes d’ exécution car le candidat ne peut garantir que sa proposition de loi passe à l’ assemblée .
    - Et je précise aussi que je suis pour que les modification de la constitution ne concerne même pas l’ assemblée mais l’ Ecclésia, ce qui nécessite un référendum . »

    +1



  • Morpheus Morpheus 4 novembre 2012 16:59

    Je suis plutôt d’accord avec Éric, surtout si l’on prend en compte le fait qu’un programme politique ne comprend pas qu’une seule proposition.

    Le fait qu’un programme politique comprenne de nombreuses propositions est un piège pour les électeurs, car que faisons-nous si dans un programme se trouve, disons 10 propositions qui conviennent à nos attentes, mais 10 autres qui vont à l’opposé de nos idées ? Même s’il se trouve moins de points de désaccord que d’accord dans un même programme, voter pour ce programme revient à donner son accord pour ces points, alors que ce n’est pas notre volonté.

    On voit bien toute la limite du système électoral et des partis politiques.

    La bonne solution serait de pouvoir voter, non pour un programme (ou un élu qui représente tel ou tel programme), mais pour chacune des mesures : en bref, cela s’appelle la démocratie, puisque cela revient à voter, non sur des personnalités ou des programmes, mais sur des projets de loi. Nous deviendrions autonomes (littéralement qui se donne sa propre loi).

    Cordialement,
    Morpheus

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