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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 17 novembre 2012 17:47

    Les fascistes, Labrune, ce sont le gouvernement israélien et tous creux qui le défendent sans discernement, c’est-à-dire vous, de même Matsada et les autres sayanim qui infectent le monde. VOUS êtes une crapule sanguinaire. Point barre.



  • Morpheus Morpheus 11 novembre 2012 15:50

    Ce ne serait pas la première fois que les prétendus « hommes de gauche » nus font le coup. C’est un réflexe conditionné chez les sochialôs.



  • Morpheus Morpheus 11 novembre 2012 10:55

    (*) « choix » est étymologiquement lié à élection ; élire = choisir.

    Il faut savoir que l’élection n’est pas une procédure démocratique, mais oligarchique. Aristote, Montesquieu ou Rousseau affirmaient tous les trois que les élections sont intrinsèquement aristocratiques. Et l’aristocratie (le pouvoir par un petit nombre considéré comme les meilleurs - aristos en grec) n’est que le côté lumineux de l’oligarchie (oligarchie  : gouvernement du petit nombre - opposé à démocratie, gouvernement du grand nombre, du peuple), c’est-à-dire que même en ayant véritablement une élite progressiste et éclairée un temps, elle se trouve vite occultée par des voleurs de pouvoir aux intérêts rien moins que particuliers.



  • Morpheus Morpheus 11 novembre 2012 10:48

    @ Yves Dornet

    Il y a une illusion qui devrait nous apparaître évidente dans la sélection des candidats à ces élections : nous (le peuple) ne choisissons pas ces candidats, ce sont les partis qui les sélectionnent pour nous.

    Or, que ce soit un parrainage par les maires ou un parrainage d’électeurs, cela ne change rien : ce sont toujours les partis qui décident qui seront les candidats, pas les électeurs ! En somme, cette histoire de prétendu parrainage n’est qu’un écrémage visant à écarter les « petits » candidats, c’est-à-dire un artifice visant à préserver la nature oligarchique du système : il faut que ce soit seulement des candidats issus du sérail politique traditionnel (donc fidèles au système oligarchique) qui soient seuls en lice.

    Il me semble donc que vous faites une erreur de raisonnement lorsque vous concluez qu’un parrainage par les électeurs ressortirait d’un « choix » (*) des électeurs : dans un cas comme dans l’autre, les électeurs devront choisir parmi un panel de candidats présélectionnés par l’élite au pouvoir (via les partis).

    Les partis ne sont pas, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, l’expression « démocratique » de tendances citoyennes : les partis sont (et ne sont que) des machines à gagner les élections, et à fabriquer l’opinion publique (cf. la fabrique du consentement de Edward Bernays). Ils ne pratiquent pas la politeia (la gestion de la cité, c’est-à-dire la politique au sens noble du terme) mais la politikè (l’art de gouverner, c’est-à-dire la lutte pour le pouvoir).

    Une véritable sélection citoyenne de candidats passerait nécessairement par le fait de rendre (un peu) de pouvoir au peuple, et créerait un signal, un appel d’air, qui mettrait en péril le modèle oligarchique de l’élite. Comme le disait Einstein, on ne résout pas un problème avec ceux qui l’on créé, il ne faut donc pas attendre de l’élite au pouvoir qu’ils proposent des solutions à l’absence de démocratie et rendent les clefs du pouvoir au peuple.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 9 novembre 2012 13:30

    Cette fronde contre l’idée géniale de nous réapproprier un texte fondateur, un texte fondamentale, appelle une réponse contradictoire.

    Vous commettez une erreur d’analyse énorme. S’approprier la Constitution (en tant que peuple), c’est rendre le pouvoir au peuple. Pourquoi ? Parce que dans un régime (réellement) démocratique, fondé sur le droit, la Constitution est ce qui protège le peuple contre les abus de pouvoir et permet au peuple de conserver son propre pouvoir. Une Constitution, c’est quoi, finalement ?

    « La Constitution est un contrat social, c’est à dire un acte de défiance à l’égard de toute forme de pouvoir, qui constitue la loi supérieure à tout autre loi que se donnent à eux-mêmes les membres du corps social appelé Nation afin d’ affaiblir et séparer les pouvoirs dans le but de protéger la collectivité de toute forme d’abus de pouvoir, et rédigé en garantissant l’absence de conflit d’intérêts de ses rédacteurs. »

    Dans une société civilisée, constituée de nombreux individus, les gens ont besoin de se donner à eux-mêmes des règles pour harmoniser leurs rapports sociaux. Ces règles se présentent sous forme de code de lois. Pour empêcher que ceux qui écrivent les lois (pouvoir législatif), ceux qui appliquent les lois (pouvoir judiciaire), ceux qui exécutent les lois (pouvoir exécutif), ceux qui informent le peuple (pouvoir médiatique) et ceux qui créent la monnaie (pouvoir financier) n’abusent du pouvoir qui leur est conféré, la Constitution a pour fonction essentielle de veiller à séparer, limiter et affaiblir les pouvoirs, empêcher que les délégués n’abusent de ces pouvoirs en faveur de leur intérêt personnel ou de l’intérêt d’un petit groupe au détriment de la collectivité.

    Comme tout contrat digne de ce nom, la Constitution est un acte de défiance  : elle prend acte de la nature corruptrice du pouvoir sur les personnes à qui il échoit (quels qu’ils soient), et s’efforce par toutes les mesures qu’elle juge utiles et nécessaires, de contrer les conséquences corruptrices du pouvoir. Le rôle essentiel, fondamental d’une Constitution est de protéger la collectivité de toute forme d’abus de pouvoir. Pour se faire, l’un des principes essentiel qui différencie une bonne Constitution d’une mauvaise, est que les membres de l’Assemblée Constituante, qui ont pour mission de rédiger la Charte Constitutionnelle, doivent être désintéressés, c’est-à-dire qu’ils ne doivent pas être partie prenante à l’un quelconque des pouvoirs (législatif - judiciaire - exécutif - médias - financier), et doivent s’engager, dès leur entrée en fonction, à ne jamais exercer une fonction de pouvoir. Cet engagement sera par ailleurs écrit lui-même dans la Charte Constitutionnelle. Cette mesure garantit l’absence de conflit d’intérêt (allant à l’encontre de celui du peuple) au moment de la rédaction de la Charte Constitutionnelle.

    Il ne devrait pas vous avoir échappé que tous les actes des élus et des gouvernants reposent sur des textes de lois, et passent par le droit. Le droit constitutionnel est le droit fondamental, et les élus, ces oligarques qui ne cessent de nous dicter leurs lois, le savent très bien (eux) : lorsque les textes de la Constitution ne leur conviennent pas, il savent en appeler (eux) à modifier la Constitution (dans leurs intérêts).

    Que vous ne compreniez pas l’importance fondamentale de cet acte (écrire la loi) montre que vous manquez cruellement de connaissances, ce qui nuit à votre discernement. En tout état de cause, votre fronde montre que vous n’êtes pas (pas encore) révolutionnaire, vous êtes seulement révolté. La révolte est nécessaire, mais insuffisante. Si vous étiez révolutionnaire, vous auriez à l’esprit que les actes fondateurs que les pères de la Révolution

    ont entrepris, aussi bien en Amérique qu’en France, furent de rédiger la Constitution.

    Les Pères de ces révolutions étaient membres de la classe bourgeoise, c’étaient des érudits, des intellectuels, et ils savaient les choses importantes pour renverser l’ordre monarchique. Vous gagneriez énormément à étudier la Révolution. Vous apprendriez beaucoup de choses, et cela vous donnerait une meilleure vision des enjeux fondamentaux.

    Par exemple, vous pourriez apprendre que la Révolution n’a pas atteint son but le plus noble et le plus élevé, qui eut été d’émanciper le peuple et de lui rendre son pouvoir. Vous comprendriez que la révolution de 1789 fut surtout et avant tout une révolution du capital mobilier contre le capital foncier (une révolution de riches marchands qu’étaient les bourgeois et les banquiers roturiers contre les riches propriétaires terriens qu’étaient les membres de la noblesse).

    Vous découvririez que ces riches marchands et banquiers créèrent les circonstances devant mener à la révolution, notamment en fermant l’accès aux stock de grains, d’une part pour spéculer sur les prix à la hausse, et d’autre part pour affamer le peuple. Vous apprendriez que ces mêmes riches marchands avaient besoins, pour renverser la monarchie, de la révolte populaire, et qu’ils armèrent le peuple à cette fin, et qu’aussitôt la monarchie renversée, ils s’empressèrent de désarmer le peuple, en leur rachetant à très bon prix les fusils qu’ils leur avaient donné ... Il ne fallait surtout pas que le peuple reste armé !

    Sachant cela, vous comprendriez pourquoi les Pères de la Révolution n’ont pas écrit une Constitution démocratique, mais bien une constitution qui impose un gouvernement (prétendument) représentatif, c’est-à-dire une constitution aristocratique. Vous auriez la stupéfaction d’apprendre, se faisant, que contrairement à tout ce que l’on ne cesse de nous répéter depuis toujours, l’élection n’est pas démocratique, mais oligarchique, et que nos Pères nous ont trompé en prétendant nous avoir donné la démocratie.

    « Aristote, Montesquieu ou Rousseau affirmaient que les élections étaient intrinsèquement aristocratiques. Ils ne considéraient pas que l’effet aristocratique tenait aux circonstances et aux conditions dans lesquelles la méthode élective était utilisée, mais à la pure nature de l’élection. » [Bernard Manin - Principes du gouvernement représentatif]

    Cela étant, il demeure exact qu’en soi, une nouvelle assemblée constituante ne serait pas nécessairement la garantie que les choses changeraient radicalement et apporterait, enfin, les promesses espérées. En cela, votre fronde contient tout de même une vertu. En effet, s’il demeure vrai que l’acte constituant est essentiel, il n’en demeure pas moins vrai que LE PROCESSUS CONSTITUANT EST CAPITAL.

    A ce titre ; une assemblée constituante ÉLUE serait une erreur fondamentale si l’objectif est de rendre le pouvoir au peuple et d’écrire une Constitution qui remplisse les conditions mentionnées dans la définition que j’ai donnée ci-dessus. Lorsque l’on a compris les vices inhérents à l’élection, on comprend que le principal problème réside dans le CONFLIT D’INTÉRÊTS insoluble dans lequel se trouvent les constituants lorsqu’ils sont au pouvoir ou se destinent à y exercer. Si la Constitution doit affaiblir, limiter et diviser les pouvoirs des délégués, il va de soi qu’il n’appartient pas à ceux-ci (professionnels de la politique, du droit, de la justice, etc.) de rédiger la Constitution : ce n’est pas aux gens de pouvoir d’écrire les règles du pouvoir ! C’est pourquoi, seule une constituante tirée au sort aurait un caractère réellement démocratique et serait en mesure de remplir ses promesses.

    Il y a énormément de choses que vous auriez à apprendre pour transformer votre révolte (qui est juste et nécessaire) en un acte révolutionnaire. Ne pas le faire aurait pour conséquence que votre révolte serait utilisée par d’autres voleurs de pouvoir, comme ce fut le cas des révoltés de la Révolution. Si vous souhaitez sincèrement ne pas être l’instrument de la répétition de l’histoire, vous devez faire l’effort d’apprendre d’elle.

    Cordialement,
    Morpheus

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