Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Votre déclaration est bien une déclaration d’intention. Une déclaration d’intention n’est pas « du concret ». La preuve ? La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, qui reste en de trop nombreux points et en de trop nombreux endroits (y compris la France) lettre morte, en dépit de la signature de nombreux gouvernements de la dite déclaration.
Peut-être devriez-vous considérer ce qui vous unit aux autres, plutôt que vous concentrer sur ce qui semble vous séparer ? Cela, à mon avis, a plus de chances d’aboutir à du concret.
A propos, sans que cela ait directement à voir avec le sujet, je signale un article intéressant qui montre les défaillances manifestes des nouveaux systèmes de votation électronique (via écrans tactiles).
A propos de mandat impératif, je vous livre un argument intéressant pour montrer les limites de cette forme de contrôle, argument avancé par ma môman pendant le repas familial de ce dimanche.
Dans les sociétés privées, l’administrateur est lui aussi élu (par les actionnaires) et son mandat est impératif, puisqu’il impose une obligation de résultats. Or, on peut voir, dans bien des cas (je ne citerai que celui de Dexia, d’actualité), que les administrateurs, même sous contrôle du mandat impératif, s’affranchissent de leurs électeurs pour n’appliquer que leur bon vouloir. Il semblerait donc que le mandat impératif en lui-même ne constitue qu’une garantie très incertaine.
Il est vrai que la Constitution de 1958 donne tant de pouvoir au Président que celui-ci est pratiquement l’équivalent d’un monarque, à ceci prêt qu’il s’agit d’un monarque élu au lieu d’être un monarque héréditaire. Du stricte point de vue de la définition, en principe la monarchie se distingue spécifiquement à son caractère héréditaire. Sur ce point, je ne dirais pas qu’il s’agit d’une monarchie.
D’autre part, considérant que la France est aujourd’hui largement inféodée à l’UE et lui a déjà, par traités, transféré bon nombre de pouvoirs souverains, depuis la création monétaire jusqu’à son budget national - et c’est loin d’être finit -, on peut dire que même s’il était une sorte de Roi, le Président ne serait bientôt plus qu’un Roi d’opérette, le commit de l’UE.
Si l’on s’en réfère à Aristote et d’autres philosophes de la Grèce antique, il existerait trois forme de gouvernement :
a) la monarchie gouvernée par un seul chef, et dont le le mauvais avatar est la tyrannie b) l’aristocratie gouvernée par un petit nombre, et dont le mauvais avatar est l’oligarchie c) la démocratie gouvernée par le grand nombre, et dont le mauvais avatar est l’ochlocratie
La monarchie (ou la tyrannie) procède par une désignation héréditaire du chef. L’aristocratie (ou l’oligarchie) procède par une désignation par élection. Enfin, la démocratie (ou l’ochlocratie) procède par une désignation par le tirage au sort.
Il faut expliquer ce qu’est l’ochlocratie (mauvais avatar de la démocratie) : c’est une démocratie gouvernée par la foule, la « tourbe », et cela se caractérise en général par une société très divisée, en proie à un désordre dut à des conflits de factions et à l’individualisme.
Qu’avons-nous en France ?
1) désignation d’un chef unique (le Président) par l’élection (qui nomme les ministres). 2) désignation d’un petit nombre (l’Assemblée Nationale et le Sénat) par l’élection. 3) de puissants lobbys financiers, bancaires et industriels qui tirent les ficelles. 4) l’Union Européenne, entité extra territoriale à laquelle la France est soumise par traités.
Nous avons donc un petit nombre d’élus dépendants pour leur carrière politique de lobby de riches (petit nombre), inféodés (les élus) à une entité extra-territoriale dirigée elle-même par les lobbys des riches.
A considérer ce tableau dans son ensemble, ce que je vois c’est plutôt
une ploutocratie (gouvernement des riches) qui manœuvre en coulisse (pour rappel, le mot lobby
vient du terme donné au USA aux couloirs de l’Assemblée, donc les
« coulisses » de l’Assemblée), et au devant de la scène, des acteurs
télécommandés qui dépendent des ploutocrates pour leur carrière
politique et leur (ré)élection. Cela ressemble donc beaucoup plus, selon
moi, à une oligarchie qu’à une monarchie.
Considérant la terrible perte de souveraineté de la France - et donc de son Président -, je dirais donc qu’en dépit de ses pouvoirs presque monarchiques, Le « Président-Roi » n’a que peu de marge de manœuvre pour mettre en œuvre une politique qui soit de son chef. Pour dire le vrai, il n’est pas vraiment maître en son palais, puisqu’il est aux ordres (en coulisse) de l’UE et des lobbys ploutocratiques.
Nous aurions donc plutôt une sorte de pseudo monarchie d’apparat, prétendument « démocratique » car au lieu d’être oin par Dieu et son clergé, le Président-Roi serait oin par le suffrage du peuple, secondé par une oligarchie (l’Assemblée et le Sénat), le tout mis au service réel des riches et des puissants (les ploutocrates).
La France : OLIGARCHIE = (ploutocrates + élus)
En tout cas, nous n’avons en aucun cas une démocratie, et surtout, absolument RIEN qui s’en approche, même un tout petit peu.
C’est juste, j’ai oublié de répondre à ce passage. Au temps pour moi.
Le rôle que vous dressez des banques correspond à l’image d’Épinal que les banques donnent elles-mêmes de leur rôle, non à la réalité.
La réalité est infiniment plus sinistre. L’on a souvent l’idée (fausse) que lorsqu’une banque prête de l’argent, elle prête une somme prise sur ses fonds propres (son capital) ou sur les dépôts versés par ses adhérents. C’est que personne (ou presque) n’entend jamais parler de laréserve fractionnelle. La réserve fractionnelle est une procédure qui autorise une banque à prêter de l’argent qu’elle n’a pas. Pour être plus précis, les banques sont autorisées à prêter un montant équivalent à (environ) 30 fois le montant total des dépôts (en fait, le ratio varie selon le type de banque).
Cela signifie que si les montants des dépôts d’une banque sont, par exemple, de 1 million d’euros, la banque peut prêter pour un montant de 30 millions d’euros, sans disposer de cette somme. L’idée est que, considérant que les déposants ne retirent jamais tout leur argent, et surtout qu’ils ne le retirent jamais en même temps, il n’est pas nécessaire à la banque de disposer de toute les sommes qu’elles prêtent. Ce qui est vrai en période faste, mais se révèle faux en période de crise.
Le mécanisme de la création monétaire échappe également à notre compréhension. Nous pensons que la monnaie correspond à la monnaie fiduciaire (les pièces de monnaie et les billets de banque), mais c’est oublier la monnaie scripturale. La monnaie scripturale c’est ce que l’on appelle l’argent-dette. Ce sont des dettes, c’est-à-dire des prêts bancaires. L’argent généré lors d’un prêt n’existe pas, il ne s’agit pas de monnaie fiduciaire, mais d’une monnaie d’échange qui transite d’un compte à un autre compte : elle apparaît au moment de contracter le prêt (comme par magie) et disparaît lorsque le prêt est totalement remboursé, avec les intérêts (par vos efforts et votre travail).
Admettons que vous souhaitiez acheter une nouvelle voiture au prix de 10.000 euros. Ne disposant pas de cette sommes, vous souscrivez un prêt sur cinq ans à votre banque avec un taux d’intérêt de 7,5% annuel. La banque inscrit dans ses registres que vous lui devez 10.000 euros + 3750 euros d’intérêts, soit 13.750 euros, remboursable en 5 ans par tranches mensuelles de 230 euros (j’arrondis) ; puis elle crédite votre compte du montant de 10.000 euros correspondant au prêt demandé. Vous versez ces 10.000 euros sur le compte de votre marchand de voiture. Ensuite, chaque mois, pendant 5 ans, vous rembourserez à votre banque la somme de 230 euros.
Votre voiture vous coutera donc non pas 10.000 euros, mais 13.750 euros (137.5% du prix réel de la voiture). Aucun argent n’a été « physiquement » créé, il ne s’est produit qu’un jeu d’écritures. Et au fur et à mesure que vous remboursez le prêt, la valeur monétaire scripturale de 10.000 euros créée par le prêt disparaît. Tout est virtuel, sauf la voiture qui en réalité appartient à la banque jusqu’à l’issue de vos remboursements (car en général, la voiture fait partie des garanties exigées par la banque pour accorder le prêt), même si en pratique vous en avez l’usage.
La banque est donc légalement propriétaire d’un bien, laissé à votre usage tant que vous payez vos traites, et cela sans avoir jamais disposé de la valeur du bien. Si vous faillissiez à rembourser, la banque récupère la voiture et vous devrez de toute façon rembourser, d’une manière ou l’autre (les dettes sont valable à vie, il n’y a pas de prescription, et même votre descendance doit payer si elle accepte la succession). En d’autres termes, la banque ne prend aucun risque, c’est seulement vous qui prenez tous les risques. Pour être plus juste, le seul risque de la banque, c’est celui d’une crise systémique, c’est-à-dire que tous les débiteurs sont défaillant en même temps (ce fut le cas de la crise de 2008). Et cela, sans que la banque ne dispose des sommes qu’elle prête.
Il faut, pour comprendre ce processus, savoir que la reconnaissance de dette que vous faites à la banque à valeur de monnaie d’échange : une banque peut donc faire entrer dans ses avoirs les reconnaissances de dettes, et même les échanger. Cela signifie que le montant de la reconnaissance de dette entre dans le décompte de ses dépôts, et donc augmente, mathématiquement, le montant total qu’elle peut prêter, moins le 30ème du montant du prêt. Cette somme, bien entendu, varie au fur et à mesure des remboursements, mais comme la banque continue de prêter à d’autres clients, tout n’est qu’échanges virtuels, ou presque. On estime ainsi que sur la valeur totale des échanges qui sont fait sur la planète, seuls 5% correspond à de la monnaie fiduciaire (pièces et billets). Le reste correspond à de l’argent-dette.
Que se passe-t-il en cas de récession ? Les gens ne disposent plus de sources de revenus stables, ils thésaurisent leur argent en cas de coup dur plutôt que le dépenser et consomment moins. Il cessent de souscrire des prêts, d’une part parce que la banque exige des garanties qu’ils ne peuvent fournir, d’autre part parce qu’ils veulent éviter le surendettement (je parle des personnes responsables). Les banques, entre elles, ne se font plus confiance non plus et ne se prêtent plus non plus d’argent entre elles. Les prêts diminuent, donc l’argent fond littéralement comme neige au soleil. C’est un cercle vicieux.
Pour être viable, ce système exige que des prêts soient fait en permanence, et qui plus est, qu’ils augmentent sans cesse, puisqu’il faut « soutenir la croissance », ce qui bien sur est impossible. Il y a donc, mécaniquement, des crack boursiers et une alternance de périodes fastes et de crises. Ce système est une maladie chronique, entièrement désynchronisée du monde réel constitué de ressources et de biens physiques, ainsi que de gens et d’êtres humains.
Le système bancaire actuel n’est donc, à l’échelle globale, d’une immense arnaque de Ponzi. Lorsque vous versez les 3.750 euros d’intérêts à la banque pour le prêt de 10.000 euros qu’elle vous à cédé, elle ne s’enrichit pas sur ses fonds propres, ni ne gagne de l’argent sur le prétendu « risque » qu’elle prend : elle se sucre sur votre dos parce que VOUS ne disposez pas du droit d’acheter un bien au trentième de son prix réel (parce qu’au final, c’est à peu prêt à cela que cela revient). La banque s’enrichit du manque d’argent des pauvres, sans rien apporter de concret à la société. Les banquiers sont des escrocs. Imaginez que vous disposiez du même droit que la banque, votre voiture ne vous aurait coûté que 333,33 euros ...