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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 26 octobre 2012 15:49

    Je constate en effet que le lien ne fonctionne pas, c’est bizarre.

    Lorsque je fais un c/c du lien, par contre, ça fonctionne.

    L’adresse est http://www.actiopopuli.be/fr/home/ (les deux adresses internationales, par contre, ne fonctionnent pas encore parce que c’est en construction).

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 26 octobre 2012 11:00

    Merci citoyenrené. Nous ne sommes qu’au début de cette aventure, il y a encore du chemin à faire, mais c’est le démarrage le plus difficile. Une foi le chemin abordé, il suffira de mettre un pied devant l’autre et d’avancer smiley

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 26 octobre 2012 10:56

    Je comprends votre pessimisme, Taverne, mais je gage que même en France, ce genre d’initiative va voir le jour, tôt ou tard. Compte tenu de leur histoire, les français ne peuvent pas être en reste dans un tel processus de démocratisation. Croyez-moi, la conscience politique en Belgique n’est pas plus aigüe qu’en France, alors si cela est possible ici, c’est possible en France également smiley

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 25 octobre 2012 17:13

    @ Bracam

    l’imbécilité - ou la connerie - ou pour employer un mot plus juste et porteur de moins de jugement, l’APATHIE du peuple, vient du fait que, dans nos gouvernement prétendument représentatif, l’électeur (qui n’est pas citoyen au sens aristotélicien du terme) est passif, il est déresponsabilisé : sa seule fonction consiste à choisir ses mâitre tous les 5 ans, et à râler durant tout leur mandat.

    Dans une démocratie participative, où les citoyens (et non plus les électeurs) proposent et votent eux-mêmes les lois, ils sont directement responsabilisé, d’autant plus qu’ils savent que ces lois seront celles auxquelles ils seront soumis : ils ne les proposeront pas, ni ne les voteront sans bien y réfléchir. C’est très différent de se trouver responsable de lois qui s’appliquent aux autres, ou de l’être pour des lois qui s’appliquent à soi-même.

    En outre, dans la démocratie athénienne, les magistrats étaient soumis à un contrôle citoyen pouvant découler sur de réelles sanctions en cas d’abus de pouvoir, ce qui est pratiquement inexistant de nos jours. Avez-vous jamais vu un soi-disant « responsable » politique assumer autrement ses actions et ses abus que par une éventuelle exclusion lors d’élection ? C’est une farce ...

    Donc, ce que j’en attend, pour vous répondre, tiens à deux choses essentielle : la justice démocratique et la responsabilisation des magistrats, devenus des SERVITEURS du peuple, et non ses maîtres.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 24 octobre 2012 17:34

    Ce serait juste bien, Bernard, de ne pas parler de >démocratie< lorsque tu parles de notre contexte politique actuel, qui est son stricte contraire : l’oligarchie.

    Du coup, le papier aurait du (à mon avis) s’appeler « Du nazisme en oligarchie » ou « Du nazisme en fausse démocratie ».

    Dans la théorie politique grecque, on distinguait trois formes de gouvernements, et cette distinction est toujours valable de nos jours : le gouvernement d’un seul (monarchie ou tyrannie) ; le gouvernement de quelques-uns (aristocratie ou oligarchie) et le gouvernement du grand nombre (démocratie ou ochlocratie).

    Morgens H. Hansen explique, dans La Démocratie athénienne à l’époque de Démosthène : « Au début du livre VI de La Politique, Aristote énumère les éléments caractéristiques d’une constitution « démocratique ». Ils ont trait principalement aux magistrats : durée limitée de leur mandat, qui n’est pas renouvelable (1), leur rotation (2), les limites de leurs pouvoirs (3), leur tirage au sort (4). (...) En plus, tous les citoyens peuvent siéger comme jurés (5), prennent en assemblée populaire les décisions importantes (6) et doivent être défrayés de leur participation aux activités politiques. () C’est le peuple, sans distinction de naissance, de fortune ou d’éducation, qui détermine le caractère démocratique du régime. »

    Qu’avons-nous de nos jours, au regard de ces critères :

    (1) des mandats longs (5 à 6 ans), renouvelable (opposé aux mandats courts - un an - et non renouvelables de la démocratie athénienne).

    (2) pas de rotation des charges, puisque le processus de désignation des magistrats (représentants) est le vote, et non le tirage au sort.

    (3) le gouvernement de la Ve république n’a pratiquement aucune limite à son pouvoir ; le président est « maître en son palais » : il nomme le gouvernement, il peut dissoudre l’assemblée, il commande l’armée, il décide de la politique, il nomme le Garde des Sceaux, et il n’est pas révocable (même s’il trahit les français au dernier degré), il dispose d’une immunité judiciaire durant tout son mandat)

    (4) le processus de désignation est l’élection, c’est-à-dire par définition, oligarchique (cf. Aristote Je veux dire qu’il est considéré comme démocratique que les magistratures soient attribuées par le sort et comme oligarchique qu’elles soient électives) ; voter = choisir le meilleur, en grec ARISTOS.

    (5) tous les citoyens peuvent siéger comme juré, mais le processus par tirage au sort est contrecarré, de nos jours, par d’autres mesures, permettant notamment aux avocats de récuser tel ou tel juré, comme l’on récuse un juge ; de plus, sur quels critères sont élaborées les listes de tirage au sort des jurés (j’en appelle à ceux qui savent, je n’ai pas cette information) ?

    (6) les décisions importantes dépendent essentiellement du gouvernement (exécutif), qui en outre brûle largement la séparation des pouvoirs en mandatant (officieusement) les élus de l’assemblée appartenant à leur majorité de proposer tel ou tel projet de loi, et en les faisant ratifier, c’est-à-dire que l’exécutif s’abroge, par la bande, le pouvoir législatif.

    Morgens H. Hansens précise : « Dans l’oligarchie, le pouvoir est exercé par les « possédants » - les euporoi, généralement minoritaires (a) - tandis que dans la démocratie, il l’est pas les « non-possédants », généralement majoritaires (b).

    (a) le petit nombre
    (b) le grand nombre

    Il n’y a donc absolument aucun doute que notre régime n’est, en aucun point en rapport avec les critères qui définissent une démocratie (excepté peut-être le point (5) sus-mentionné, pour partie, et encore, c’est discutable), mais au contraire, pratiquement en tous point, correspondant à l’oligarchie, c’est-à-dire le mauvais avatar du gouvernement pas le petit nombre.

    C’est précisément ce régime qui a besoin d’un peuple soumit, mais notre régime, depuis un peu plus de deux cent ans, a ceci de subtile qu’il se prétend (trompeusement) >démocratique<. Nos régimes sont une construction mensongère, une illusion tendue devant nos yeux pour nous empêcher de voir la réalité. C’est cette tromperie qui nécessite un peuple idiot, un peuple décérébré, un peuple de crétins, infantilisés, abêtit, rendu inconscient et désespérément dépendant du système qui l’exploite.

    On ne peut donc pas parler de >démocratie< puisque cela fait partie de la tromperie de base de ce qui engendre la connerie du peuple. Il va sans dire qu’un régime réellement démocratique a besoin, au contraire, d’un peuple avisé, d’un peuple engagé et volontaire, d’un peuple informé, d’un peuple éduqué, d’un peuple capable de se rendre compétent dès lors qu’il est amené, à tour de rôle, à exercer un mandat dans l’une ou l’autre des magistratures du régime.

    A part ce point crucial, merci pour le papier.

    Cordialement,
    Morpheus

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