Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Vous synthétisez et vous justifiez admirablement l’indispensable nécessité de la lutte de la laïcité contre les religions. Vous érigez un Dieu CONTRE les peuples, pour dominer les peuples et leur refusez le droit de décider eux-mêmes de leur sort et de leur destin. Comme ces parents toxiques qui toute leur vie étouffent leurs enfants afin qu’ils deviennent ce qu’eux-mêmes ont été incapable d’être.
Dans une AUTHENTIQUE démocratie (c’est-à-dire évidemment pas en France - ni ailleurs du reste), les croyants auraient tous une égale chance de faire entendre leur voix de façon équitable grâce à deux outils indissociables de la démocratie : l’iségoria et le tirage au sort, et cela sans l’intermédiaire d’un parti politique. Représentés à égale proportion de leur nombre, par la loi des grands nombres et des statistiques, ils pourraient influer directement sur les choix politiques.
Vous gagneriez donc à vous battre pour faire aboutir en France un véritable régime démocratique.
L’acronyme >chrétien-démocrate< est un oxymore (juxtaposition de deux termes ayant un sens contraire). Onfray en fait la démonstration dans ce paragraphe de son traité d’athéologie :
« Ce qui définit aujourd’hui les régimes totalitaires correspond point par point à l’État chrétien tel que le fabriquent les successeurs de Constantin ; l’usage de la contrainte, les persécutions, les tortures, les actes de vandalisme, le destruction de bibliothèques et de lieux symboliques, l’impunité des assassinats, l’omniprésence de la propagande, le pouvoir absolu du chef, le remodelage de toute la société selon les principes de l’idéologie de gouvernement, l’extermination des opposants, le monopole de la violence légale et des moyens de communication, l’abolition de la frontière entre vie privée et espace public, ... autant de signes qui qualifient le totalitarisme de toujours et celui de l’Empire chrétien. »
A cet énoncé, j’entends déjà les vieilles biques chrétiennes se rebiffer en disant que cela ne concerne que l’Église des débuts, que celle-ci a évolué, qu’elle a fait amande honorable, que comparer cette époque à la nôtre est malhonnête, etc. Conneries ! Qu’il suffise de voir le rôle de l’Église chrétienne au Chili sous la dictature de Pinochet, le soutient du Vatican aux nazi en fuite dès la défaite allemande, l’action de l’Église rwandaise dans le génocide, puis son soutient aux assassins en fuites.
Les chrétiens - pas plus que les autres cultes monothéistes, du reste - ne peuvent pas se revendiquer de la démocratie, puisque par définition ils sont l’antithèse de la démocratie : un pouvoir oligarchique d’une élite prétendument désignée par Dieu.
Se dire - ou se croire (caractéristique première du fidèle) à la fois chrétien et démocrate est une authentique bouffonnerie, à moins de reléguer effectivement sa fidélité au stricte cercle de la vie privée, au seul critère du choix individuel.
Boutin et tous les membres de ce parti sont donc des escrocs par définition. Même s’il le sont de bonne fois