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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 29 septembre 2012 13:29

    Il faudrait au contraire convenir que ces albums de Tintin (et d’autres bédés) sont un très bon témoignage de la mentalité d’une époque. Destinés au grand public et aux enfants, ces bandes dessinées reflètent le politiquement correct d’une époque : ce qui peut être dit et montré même à des enfants. Dès lors, ce sont de très bon témoins de la pensée d’une époque donnée.

    Les antiracistes et antifas de tout poil qui veulent faire interdire ces ouvrages sont des imbéciles, qui ne perçoivent pas tout l’intérêt que ces ouvrages représentent pour démontrer qu’à certaines époques, oui la pensée dominante était raciste, antisémite, esclavagiste, coloniale, etc.

    Quelque part, eux aussi sont le témoignage vivant d’une crétinerie qui envahit la sphère publique de notre époque ... On croirait entendre des curetons jésuites dans les années 1900. Pathétiques.

    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 29 septembre 2012 01:55

    @ Pierre Régnier

    C’est comme lorsque le premier ministre iranien dit qu’il faut rayer le gouvernement sioniste de l’histoire. Il ne parle pas de rayer Israël (et son peuple) de l’histoire (ça, c’est la déformation de la propagande israélo-occidentale).

    C’est comme si, vivant sous l’occupation en ’42, nous avions affirmé, depuis Londres, qu’il faut rayer le gouvernement nazie de l’histoire. Évidemment, si les nazies avaient gagné la guerre, nous serions d’ignobles terroristes assoiffés de sang ...

    Dans un monde par nature relatif, tout dépend de quel point de vue on se place.



  • Morpheus Morpheus 29 septembre 2012 01:48

    On est bien d’accord smiley



  • Morpheus Morpheus 28 septembre 2012 15:11

    « TOUS les gens de pouvoir sont dangereux : il FAUT les tenir en laisse ! »

    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 28 septembre 2012 12:41

    Une « démocratie de confiance » est une sorte d’oxymore si l’on observe ce qu’est une véritable démocratie. J’ai l’impression que vous réinventez, par ignorance, le mythe que les oligarques nous ont mis dans la tête depuis deux cent ans pour nous faire croire que leur gouvernement prétendument représentatif était une variante de la démocratie, et donc qu’ils avaient réinventé la démocratie.

    Première chose, qu’est-ce qu’une démocratie ? Mot issu du grec, une démocratie est le « gouvernement par le peuple » (dêmos = le peuple & kratos = le gouvernement / le pouvoir). La démocratie est une invention athénienne qui persista au Ve et au IVe siècle avant J.C., donc sur une période de deux siècle (très comparable aux deux siècles qui nous séparent des révolutions américaines et françaises.

    Les athéniens, las de subir depuis des siècles une alternance entre oligarchies aristocratiques et des tyrannies, décidèrent donc d’inventer la démocratie. Ils se défient des oligarques et instaurent la constitution des athéniens - notez bien qu’il s’agit de « la constitution des athéniens », pas >la constitution d’Athènes< ! La nuance à son importance, car elle révèle une conception non pas étatique, mais axée sur le rôle des citoyens ; le pouvoir y est partagé, il n’est pas centralisé et il n’y a pas de « gouvernement ».

    Cette constitution a une vocation : protéger le peuple athénien contre les oligarques. Il s’agit d’empêcher tout abus de pouvoir et toute prise de pouvoir indue par un tyran. Le pouvoir essentiel, celui de voter les lois (le pouvoir de décision) doit demeurer entre les mains de l’assemblée du peuple. Les athéniens sont pragmatiques. Ils se connaissent et ils connaissent bien leurs défauts. Ils se savent corruptibles, et savent que l’argent et le pouvoir corrompt ; dès lors, la constitution est fondée - comme tout contrat digne de ce nom - sur la méfiance : on y envisage le pire, et non le meilleur, afin précisément d’éviter le pire. Ils n’attendent pas que les magistratures soient occupées par des citoyens vertueux : ils écrivent une constitution qui pousse, qui incite, et qui contraint à la vertu.

    Les athéniens optent donc pour un procédé neutre, objectivement égalitaire, et mathématiquement le plus représentatif (bien que cette notion mathématique n’était sans doute pas connue des athéniens, qui n’avaient pas encore découvert les lois mathématiques des statistiques) : le tirage au sort. L’élection est reléguée à un rôle très secondaire, car les athéniens savent que l’élection est, par définition, aristocratique (élire, c’est choisir le meilleur ; en grec, « le meilleur » = aristos). On élis donc que quelques magistrats devant faire preuve d’une certaine compétence, d’une certaine expertise dans un domaine, par exemple les généraux ou les responsables des construction navales. Toutes les autres magistratures sont tirées au sort.

    La démocratie repose donc sur une constitution établie PAR les citoyens, POUR les citoyens, CONTRE les abus de pouvoir, CONTRE l’oligarchie et CONTRE la tyrannie. La constitution est UN CONTRAT SOCIAL, une garantie établie CONTRE les tentations abusives de prise de contrôle par un individu (tyrannie) ou un petit groupe de riches aristocrates (oligarchie). C’est la défiance mutuelle qui justifie et qui motive la rédaction de cette constitution protectrice : ils se protègent mutuellement les uns des autres. C’est cela la démocratie : un acte de défiance, pas un acte de confiance.

    A contrario, vous remarquerez que la confiance est précisément au centre du processus électif : il s’agit de porter la confiance à un candidat (ou un petit groupe de candidats), considérés comme >compétents< (à tort ou à raison) et dont nous estimons qu’il sont vertueux. C’est un principe qui peut fonctionner à très petite échelle (un village où tout le monde se connait), mais qui ne peut évidemment pas s’appliquer à plus grande échelle : en effet, comment porter sa confiance à des inconnus que nous n’avons même jamais rencontré, pour la plupart ? Il s’agirait d’un pur acte de foi ! Comme, pour être élu, il faut obtenir la confiance d’un maximum de gens, cela incite naturellement à mentir, à déformer la réalité pour se parer des vertus requises (qu’on les ait ou pas).

    Il y a donc une grande méconnaissance de la démocratie que d’en appeler à une >démocratie de confiance<, même si je crois votre démarche sincère et honnête.

    Cordialement,
    Morpheus

    PS : je ne saurait trop vous conseiller de lire Principes du gouvernement représentatif de Bernard Manin.

     

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