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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

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  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 27 septembre 2012 23:51

    @ Njama

    Les auteurs ont en effet laissé la recherche sur le sujet ouverte. C’est d’ailleurs une démonstration de leur honnêteté intellectuelle, laissons-leur cela. Sans avoir les compétences requises pour trancher, il me suffit d’avoir l’intuition, à la lecture de leur ouvrage, qu’ils sont au moins proche de la vérité. En tous cas, leur thèse est cohérente avec un bon nombre d’éléments factuels dont nous disposons. C’est suffisant pour ouvrir le chapitre d’une lecture de la bible bien différente de celle imposée (j’insiste sur le terme) par les rabbins, les prêtres et les imams.

    Imposer et imposture ont - c’est assez amusant - la même étymologie : pondre. Pour le dire autrement, le mythe du Dieu unique a été « pondu » à l’origine par Akhenaton (anciennement Aménophis IV), et a ensuite été réinterprété et décliné de multiples façons par de nombreux exégètes en fonction des besoins du moment.

    On peut mieux comprendre cela en comprenant la fonction du mythe dans une société humaine : « Un mythe est une idée qui, même si elle est communément admise, est fausse. Dans un sens plus subtil – dans un sens religieux – un mythe est une histoire qui sert à orienter et à mobiliser le peuple. L’accent n’est pas mis sur le rapport entre l’histoire et la réalité, mais sur la fonction qu’est censé exercer le mythe. Une histoire ne peut fonctionner à moins d’être supposée vraie par la communauté ou la nation. Il n’y a pas de débat possible. Si certaines personnes ont le mauvais goût de mettre en doute l’authenticité de l’histoire sacrée, les gardiens de la foi et de l’orthodoxie refuseront de discuter avec elles. Ils les accuseront de blasphème ou, au mieux, les ignoreront. » (David Ray Griffin - professeur de théologie et de philosophie des religions).

    Évidemment, je suis conscient que dans l’esprit d’un religieux, cette lecture est irrecevable. Mais l’irrecevabilité d’un croyant n’est pas un critère valable au regard de la méthode scientifique, ni du principe du rasoir d’Occam. Sociologiquement parlant, le contrôle et l’orientation d’une population par des voleurs de pouvoir m’apparait l’explication la plus logique, sensée et plausible dans toutes celles qui sont formulées. Certainement plus plausible que celle d’une divinité au tempérament très, très humain (dans les pires excès dont il est capable).

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 27 septembre 2012 21:29

    @ Luc-Laurent

    Concernant la situation actuelle, je suis assez d’accord avec votre pessimisme. L’idéologie sioniste a mené en Palestine à une situation extrême dont il sera difficile de s’extirper sans encore des bains de sang.

    Par contre, la thèse, elle, constitue un véritable bouleversement - une apocalypse dans le vrai sens du terme - car elle jette une lumière tout-à-fait nouvelle sur l’ensemble des récits bibliques.

    Si Dieu = Aton = un pharaon (donc un homme), imaginez l’impact que cela peut avoir sur le monde ? Trois religions dominantes, trois monothéismes (et la ribambelle de mouvements dissidents, depuis les protestants jusqu’aux born again, en passant par les anglican et les orthodoxes, les chiites et les sunnites, ...) dont tout repose sur une figure divine imaginaire, un dieu parmi d’autres dans le panthéon égyptien, simplement érigé en dieu unique par un pharaon devenu, par le truchement des croyances égyptiennes, le dieu incarné.

    Croyez-vous que le monde soit prêt à accepter pareille vérité ? C’est-à-dire, le fait que ce n’est pas Dieu qui a créé les hommes a son image, mais bien des hommes qui ont créé Dieu à la leur. Si Dieu = pharaon, alors Dieu est une imposture monarchique. Rien de plus.

    D’après moi, on a là un fameux brûlot. A côté de cela, les versets sataniques c’est du pipi de chat smiley

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 27 septembre 2012 21:14

    Certainement pas génétiques, joelim : uniquement idéologique.



  • Morpheus Morpheus 27 septembre 2012 16:25

    Oui Matsada, les jeunesses nazies aussi étaient pacifiques et pleines de bonne volonté. La LDJ montre qu’elle a bien appris ses leçons de ses illustres prédécesseurs germaniques. Je m’étonne qu’ils ne revendiquant pas plus ouvertement leur appartenance en affichant un logo plus explicite.

    Au fait, Matsada, tu connais ces récits d’enfants qui, ayant subis les violences de parents toxiques, reproduisent à l’âge adulte ce qu’ils ont vécu en martyrisant leurs enfants ?

    A méditer.

    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 27 septembre 2012 16:15

    @ Luc-Laurent

    Le plus simple serait de transcrire la quatrième de couverture :

    « Peu après la disparition d’Akhénaton, le pharaon adorateur d’Aton, vers 1344 av. J.C., sa capitale Akhet-Aton, l’actuelle Tell-el-Amarna, est désertée. C’est la fin du monothéisme en Égypte. Ce n’est pas pour autant la fin du Dieu unique.

    Messod et Roger Sabbah, deux chercheurs hébraïsants, ont découvert après vingt ans d’études le message caché de la Bible : le peuple Hébreu, ce lui de l’Exode, celui dont on ne trouve aucune trace dans l’Égypte historique, n’est autre que la population d’Akhet-Aton chassée par le Grand Vizir, qui régna peu après Toutankhamon sous le nom de pharaon Aï.
    Déportés en Canaan, province égyptienne située à quinze jours de marche de la vallée du Nil, les prêtres et les notables monothéistes (« Yahouds ») fondent, quarante années après la campagne militaire de Toutankhamon, le royaume de Yahouda (la Judée).

    Messod et Roger Sabbah découvrent de troublantes analogies entre l’alphabet hébreu et l’écriture hiéroglyphique, entre la Genèse et la cosmogonie égyptienne. Ils montrent que les noms des personnages de la Bible, Abraham, Moïse, Aaron, Josué, Sarah, Laban, dissimulent les noms et les titres royaux des pharaons de la XVIIIe dynastie. Ils retrouvent transcrit le nom d’Akhenaton dans la Bible, notamment grâce à l’histoire de l’ânesse de Balaam qui proclame : « Anokhi Atone-Kha », ce qui veut dire : « Je suis ton Dieu Aton », qui deviendra « Anokhi Adonaï », « Je suis l’Éternel, ton Dieu ». »

    En résumé, les hébreux sont les descendants des égyptiens restés fidèles au culte d’Aton (le Dieu unique qu’Akhenaton a imposé lors de ses 17 ans de règne, en créant un schisme avec le clergé d’Amon, le « dieu multiple ») après la mort du « pharaon hérétique ». Chassés d’Akhet-Aton, qui sera détruite, ils partent en exil dans la province égyptienne de Canaan, où ils fondent, plus tard, le royaume de Judée. Le mot « hébreu » serait issu d’une expression égyptienne et désignant « la tourbe nombreuse », autrement-dit, le peuple non lettré et non érudit, mais restés fidèle au culte d’Aton, le dieu Unique, tandis que le terme « Yahoud » désigne les scribes, prêtres et notables, détenteurs des mystères d’Aton, les érudits, les lettrés, les savants, qui guidèrent le peuple et préservèrent le culte tout en fondant la tradition.

    Les deux chercheurs suivent l’itinéraire de ce peuple issu du schisme jusqu’à Babylone, après qu’ils furent vaincu par Nabuchodonosor. Ce dernier emmena avec lui les yahouds (les savants), qui demeurèrent près de 400 ans dans ce nouvel empire. Ils intégrèrent à leurs récits de nombreux éléments des récits mythologiques sumérien (dont notamment l’épisode de l’Arche de Noé), tout en réécrivant leurs propres récits afin qu’il soit « politiquement correct » auprès des babyloniens (ennemis des égyptiens), ce qui donnera lieu à l’interprétation du « peuple esclave soumit aux égyptiens et se libérant de son joug », alors qu’en réalité, c’est Babylone qui réduisit en esclave le peuple de Judée.

    A mon avis, cette lecture historique est la plus crédible que j’ai lue sur l’origine des hébreux et des juifs, même si elle remet en question énormément de présupposés.

    Cordialement,
    Morpheus

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