Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Allons, Alinea ... Si le sexe « travaille » les humains, c’est simplement parce que c’est une chimie parfaitement naturelle, par lequel le vivant se fait éternel en se reproduisant. Il n’y a plus mystère à cela (si tant est qu’il y ait jamais eut mystère là-dedans).
Par contre, se demander pourquoi cela « travaille » l’esprit de certains humains, et en particulier les frustrés et les névrosés du sexe, là c’est autre chose. Par exemple, un indice : lorsqu’on vous interdit quelque chose, que se passe-t-il ? Autre indice : que se passe-t-il dans l’esprit de personnes à qui l’on diabolise un acte qui relève de leur chimie naturelle, de l’instinct, du cycle naturel de reproduction ?
En fait, poser la question, c’est y répondre : ce qui « pose problème » chez les humains, par rapport au sexe, c’est la religion.
L’appétence populaire à édifier des idoles à partir de phénomènes inexpliqués, largement encouragée par un clergé pervers et manipulateur, me surprendra toujours, et particulièrement à une époque dite de raison. De même que toute technologie suffisamment avancée paraîtra magique aux yeux de celui qui ne la comprend pas, un phénomène inexpliqué paraîtra mystique à tous ceux qui ont été conditionnés dans le filtre de la religion. Cela est d’autant plus vrai que leur foi est faible et a soif de tout ce que la religion est incapable de leur donner : l’expérience, la preuve, la démonstration que les croyances qu’ils ont adoptée, repose sur une réalité tangible.
Il ne viendrait naturellement à l’idée d’aucun chrétien convaincu que le phénomène mystérieux auquel il assistent, vécu par un hindou serait différemment interprété, de même que s’il l’était par un pygmée. Pour eux, il ne peut s’agir que de la preuve que ce qu’on leur a fourré dans la tête depuis leur plus jeune âge est »vrai« .
Dès lors, au lieu d’éveiller sa conscience, de progresser dans la connaissance de soi comme de la connaissance des hommes et du monde, l’homme religieux s’enferme dans les chaînes de ses propres mythes.