Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
En fait, je crois que si nous devions appliquer la loi dans son esprit, il y a évidemment un grand nombre de responsables qui pourraient être poursuivis, depuis les industriels de l’agrochimie (ce qui comprends les scientifiques qui travaillent pour eux) jusqu’aux mandataires publics des états comme de l’UE qui ont autorisé ces cultures et/ou la vente de ces produits. Si en outre on étend la logique au Roundup (=poison), ça fait un paquet de gens ...
C’est aussi cela qui coince, à mon avis. Il y a tellement d’enjeux, tant financier que personnels, que le blocage est quasi inévitable. Si une seule action en ce sens était menée, et parvenait à une condamnation, celle-ci constituerait une jurisprudence qui serait un coin dans le mur de protections. Je parie que les protagonistes d’une telle action en justice seraient victimes de pressions pouvant aller jusqu’à l’assassinat si nécessaire. On a vu des assassinats de juge pour beaucoup moins que cela.
Enfin, pour vous répondre aussi complètement que possible, je dirais qu’il y a tout de même quelques liens entre ce récit et le sujet qui nous préoccupe au premier plan dans cet article.
Le sionisme repose, comme les récits bibliques, sur un mythe (une création artificielle n’ayant pas de rapport avec l’histoire ou la vérité, mais destiné à orienter et mobiliser le peuple).
Il est évident que les sionistes de la LDJ (qui pour la plupart, en France, sont encore juste de sales gamins incultes et endoctrinés) ne s’intéresseront ni ne cautionneront pareilles recherches historiques, puisqu’elle remettent en question le mythe sur lequel repose toute leur action. En psychologie, on parlerait de « dissociation cognitive », ou en d’autres termes, de déni : ils ne peuvent accepter cela, car ce serait une remise en cause complète de ce qui justifie leur action, et leurs exactions (ils savent qu’ils font le mal, mais ils se persuadent que ce mal est >juste<).
Donc, en effet, cela ne risque pas de changer grand chose. Mais ce n’est pour cela qu’il ne faut pas remettre en perspective l’ensemble des récits mythiques qui sont les causes de toutes ces guerres. Du moins, c’est ce que je crois.
J’ajoute qu’il n’y a pas, du temps d’Akhenaton, deux pouvoirs, l’un à Thèbes, l’autre à Akhet-Aton. Au début de son règne, le futur Akhenaton est d’abord Aménophis IV (fils d’Aménophis III) et comme son nom/titre l’atteste, il est encore à ce moment là le dépositaire et le chef du culte amonien. Sa capitale, à cette époque, est Thèbes.
Puis, il change la donne et décide de renverser le clergé amonien en instaurant un nouveau culte (il est Pharaon, l’incarnation de Dieu sur Terre) : le culte du soleil, Aton. Il fait détruire les stèles des autres divinités, et impose le culte du dieu unique à toute l’Égypte. Puis il fait construire une toute nouvelle cité dédiée à Aton, Akhet-Aton, qui deviendra sa nouvelle capitale. Il centralise un pouvoir qui, du temps du clergé amonien, était décentralisé en diverses provinces. Toutes les richesses doivent passer par Akhet-Aton. Il délaisse la gestion des autres cités et des provinces égyptiennes, qui partent à vau-l’eau. Les frontières sont attaquées en divers endroits mais il n’intervient pas. Il ne s’occupe pas de l’Égypte et règne tel une sorte de gourou illuminé. A sa mort (on soupçonne qu’il a été assassiné par un ou plusieurs de ses fils), le clergé amonien reprend les rennes du pouvoir et s’efforce de reprendre l’Égypte en main. Ils balaie tout ce qu’ils peuvent du passage du « pharaon hérétique » et rétablissent les cultes des différentes divinités de la cosmogonie amonienne.
On peut donc penser qu’il y a une lutte de pouvoir entre Akhenaton et le clergé amonien, mais considérant les croyances égyptiennes de l’époque, le clergé amonien ne peut rien faire du vivant d’Akhenaton (il est le dieu vivant).
En 17 ans de règne (une génération d’hommes de l’époque), il a pu influencer une partie du peuple au point que celui-ci veuille poursuivre le culte qu’il a instauré. On notera d’ailleurs que le clergé amonien qui lui succède ne prend pas la mesure de les exterminer, mais de les déplacer (il considère nécessaire de détruire Akhet-Aton) et il les déplace où ? Justement dans une province frontalière où il y a des problèmes.
Je vous conseille de lire le livre, c’est assez intéressant. L’histoire qui est dressée est très cohérente, et s’explique bien mieux par des contingences politiques que mystico-religieuses.