Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
On peut même ergoter sur la phrase qu’aurait prononcée le vilain dirigeant Iranien.
« ce régime qui occupe Jérusalem doit disparaître de la page du temps »
En supposant qu’il parle bien du régime Israélien, la phrase dit que le régime doit disparaître. Pas le pays. Pas le peuple. Un peu comme quand nos intellectuels et nos politichiens nous disent qu’il serait souhaitable que le régime islamique Iranien disparaisse ... Ce qui ne choque personne. Le seul truc, c’est que sur le plan des principes démocratiques, si le régime iranien doit disparaître, c’est par le fait de son peuple, pas d’une intervention extérieure. Le problème en Iran, c’est qu’il est plus difficile de mener une manipulation interne comme c’est le cas en Syrie.
Jonathan,
vous avez raison de persévérer à faire un travail de démythification (et de
démystification) de la propagande de guerre utilisée, encore et toujours, pour
manipuler les opinions.
Et bien entendu, dès qu’il s’agit de près ou de loin de l’axe du mal Tel-Aviv -
Washington, il y a un tas de réactions effarouchées. Ne vous en faites pas,
c’est normal.
C’est amusant, ce sujet, parce que ma position risque fort d’en effaroucher
quelque-uns aussi, qui vont encore crier haro sur le baudet en jugeant que je
suis incohérent.
En effet, je suis, au sens propre, islamophobe (mais c’est vrai aussi pour les
autres religions rédemptionnistes, je suis donc - comment on doit dire ça ?
chrétinophobe et judéophobe ?), donc pas franchement sympathisant du régime politique
iranien, on s’en doute et pourtant cela ne m’empêche pas de dire que si j’étais
Iranien, la bombe A, je la voudrais le plus rapidement possible. Pas pour la
balancer sur Israël, mais bien évidemment pour équilibrer le rapport de force
et empêcher les israéliens, les américains et leurs laquais européens de me bombarder,
détruire mon pays et l’envahir.
Il y a évidement pas mal de gens qui sont incapable de comprendre qu’on peut à
la fois ne pas soutenir un régime politique, mais défendre ce même régime
politique dans sa volonté de se doter d’une arme de dissuasion pour empêcher
d’être rayé de la carte. C’est parce que ces gens sont incapable de comprendre
que ce qui motive une telle position, c’est la préoccupation du sort des
populations. On a vu ce que cela a donné en Irak et en Afghanistan. Et on a
aussi vu ce que cela a donné à Gaza.
Venons-en à la propagande de guerre exercée dans le cas de l’Iran. Voici les 10
principes énoncés par Anne Morelli.
1. "nous ne voulons pas la guerre, nous ne faisons que nous
défendre"
Israël et leurs marionnettes affirment que le régime Iranien veut la bombe A dans le but de rayer Israël de la carte des
nations. Cette assertion est absurde (les iraniens savent que s’ils
faisaient une telle chose, ils signeraient leur arrêt de mort). C’est aussi une
accusation a front renversé car l’Iran n’a jamais mené d’attaque contre Israël,
alors que l’inverse est vrai. C’est donc bien l’Iran qui vit sous la menace
permanente d’une attaque occidentale. Si les iraniens veulent la bombe A, c’est
parce qu’ils sont conscient de la menace d’invasion qui pèse sur eux. Leur
raisonnement est que s’ils disposent de la bombe A et de missiles à moyenne
portée, la menace sera suffisante pour empêcher cette invasion.
2. »le camp adverse est le seul responsable de la
guerre"
Comme dans
le cas de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Lybie, du Liban, etc. Ces pays ont
été attaqué sur leur sol, mais les envahisseur ont affirmé que c’est de leur
faute.
3. »le chef du camp adverse à le visage du
diable"
Le
dirigeant iranien est présenté (depuis un bon moment déjà) comme un salopard
qui veut rayer Israël de la carte et commettre un génocide. C’est très
primaire, mais ça marche à fond pour manipuler les opinions ; on joue sur les
émotions et les valeurs humanistes des gens pour leur faire admettre que nos
propres armées ne seraient pas elles-mêmes odieuses en attaquant ce démon - et
son peuple.
4. »c’est une cause noble que nous défendons et non
des intérêts particuliers"
Bien sûr,
nous n’attaquerions pas l’Iran pour son pétrole et sa position géostratégique,
mais uniquement pour aider le pauvre peuple israélien contre ces diaboliques
iraniens.
5. »l’ennemi provoque sciemment des atrocités, et si
nous commettons des bavures c’est involontaire".
On a bien
vu ce que cela donne partout, en Irak, en Afghanistan, en Lybie, au Liban, etc.
Notez que ce point est particulièrement mis en avant en ce moment même avec la
Syrie. Notez également que pour attaquer l’Iran, il faut contrôler la Syrie et
briser l’axe Damas - Téhéran. On ne va pas tarder à déclarer la guerre à la
Syrie (pour unique raison humanitaire, cela va sans dire ...).
6. »l’ennemi utilise des armes non autorisées"
Comme en
Irak. Sauf qu’on sait qu’aucune ADM n’a été trouvée en Irak et que les ricains
ont sciemment mentis. Ici, on utilise le prétexte de la volonté du régime
iranien de se doter de la bombe A. J’ai dis plus haut les raisons de la
nécessité pour l’Iran de se doter de la bombe A. Notez que tous les pays qui
sont dans cette rhétorique non seulement disposent d’armes interdites, mais en
font usage (utilisation de munition à uranium appauvrit - réalisées avec des
déchet nucléaires = bombes sales), utilisation d’armes à sous-munition, etc.
7. »nous
subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes"
Faut pas
inquiéter les familles de soldat sur les danger de la guerre, sans quoi
l’opinion publique pourrait se retourner et manifester contre la guerre (cf. la
guerre du Vietnam).
8. »les artistes et intellectuels soutiennent notre
cause"
BHL &
co. sont avec nous ...
9. »notre cause a un caractère sacré"
Nous
combattons pour la victoire de la démocratie et des droits de l’homme contre
les forces obscurantistes de l’ennemi.
10. "ceux qui mettent en doute notre propagande sont
des traîtres"
En d’autres termes, au cas ou la Belgique attaque la Syrie ou l’Iran, je suis un traître.
"Le freudisme et la psychanalyse reposent
sur une affabulation de
haute volée appuyée sur une série
de légendes. Freud méprisait la philosophie
et les philosophes, mais il
fut bel et bien l’un d’entre eux,
auteur subjectif d’une psychologie
littéraire...
- Freud se prétendait scientifique.
Faux : il avançait tel un
« Conquistador » sans
foi ni loi, prenant ses
désirs pour la réalité. - Freud a extrait sa théorie
de sa pratique clinique.
Faux : son discours
procède d’une
autobiographie existentielle
qui, sur le
mode péremptoire,
élargit son tropisme incestueux
à la totalité
du genre humain. - Freud soignait par la psychanalyse.
Faux : avec la cocaïne, l’électrothérapie,
la balnéothérapie, l’hypnose,
l’imposition des mains ou
l’usage du monstrueux psychrophore
en 1910, ses thérapies constituent
une cour des miracles. - Freud guérissait. Faux : il a sciemment
falsifié des résultats pour dissimuler
les échecs de son dispositif
analytique, car le divan soigne dans
la limite de l’effet placebo. - Freud était un libérateur de la sexualité.
Faux : son œuvre légitime
l’idéal ascétique, la phallocratie
misogyne et l’homophobie. - Freud était un libéral en politique.
Faux : il se révèle un compagnon de
route du césarisme fasciste de son
temps.
Chamane viennois, guérisseur
extrêmement
coûteux et sorcier post-moderne,
il recourt à
une pensée magique
dans laquelle son verbe
fait la loi. Ce livre se propose de
penser la psychanalyse
de la même façon que le
Traité d’athéologie a
considéré les trois monothéismes
: comme
autant d’occasions
d’hallucinations collectives. Voilà
pourquoi il est dédié à Diogène de
Sinope..."
Ariane, lorsque J-L Mélenchon refuse par principe tout débat avec MLP, qu’il se prète à son encontre à des attaques ad hominem, voir à de basses insultes, ne crois-tu pas qu’il se livre lui aussi à la semence de la haine ?
J-L Mélenchon montre vis-à-vis de tous les autres candidats en politique une courtoisie républicaine. Pourquoi pas vis-à-vis de MLP ? Ne serait-il pas plus payant de critiquer, point par point, et de façon pragmatique (et non idéologique) les éléments du programme du FN ? Ou mieux encore, montrer que le programme du FdG est meilleur que celui du FN, en en faisant l’analyse point par point et en faisant la démonstration de la supériorité du programme FdG sur celui du FN ? (surtout que tu dis vouloir t’adresser à ceux qui réfléchissent, c’est-à-dire ceux qui sont demandeurs de pareille démonstration).
Ce que fait J-L Mélenchon est tout le contraire : il stigmatise, élude le débat démocratique et crie haro sur le baudet. Je reste stupéfait de cette attitude, sachant que J-L Mélenchon est, par ailleurs, une personne de grande intelligence, un tribun hors pair et qu’il porte des idées tout-à-fait louables et défendables, cela en restant sur le terrain du pragmatisme plus que de l’idéologie.
Visiblement, il hait MLP. Pourquoi ?
Jeter l’anathème sur quelqu’un n’est pas suffisant. Si la personne visée est véritablement le démon que l’on dénonce, encore faut-il montrer pourquoi, et le prouver. Jusqu’ici, je n’ai aucun élément probant.