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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 30 mai 2012 13:18

    Juste un truc, à propos de la remarque de Al West : rassurez-vous, la « nature humaine » n’est pour rien dans tout cela, simplement parce que ce concept de « nature humaine » est un mythe (un mythe est une histoire n’ayant pas de rapport avec la réalité ou la vérité, mais est présentée comme tel, et dont la fonction est de mobiliser le peuple dans une direction donnée).

    Ce qui détermine le comportement humain n’est pas contenu dans ses gènes, ni dans une hypothétique (et fausse) « nature humaine prédatrice et inspirée par le mal » (conditionnement par les mythes des religions rédemptrices judaïque / chrétienne / musulmane).

    Ce qui détermine le comportement humain, c’est sa faculté d’adaptation à l’environnement socio-culturel dans lequel il évolue. Cela signifie que dans un environnement bienveillant, épanouissant, sécurisant, les humains n’auront pas de raison de développer des comportements violents et destructeurs. Mais dans un environnement stressant, violent, où règne la compétition, la méfiance et la malveillance, les humains s’adaptent comme ils le peuvent et adoptent des comportements susceptibles de leur permettre de survivre et trouver leur place dans cet environnement.

    Or, l’environnement socio-culturel n’est pas une fatalité. Il dépend de nos choix et de nos croyances. Individuellement autant que collectivement. Par contre, la croyance en la « nature mauvaise de l’homme » nous rend impuissant à changer quoi que ce soit et, qui plus est, permet de renforcer le caractère hostile et malveillant de l’environnement (à la façon d’une prédiction auto réalisatrice). Ce sera par exemple le cas lorsque l’on en arrive à mettre en prison des enfant de 10 ans, comme c’est le cas dans ce merveilleux Eldorado démocratique que sont les USA.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 30 mai 2012 12:55

    Désolé pour le FdG - dont je suis sympathisant - mais là, ils ne récoltent que ce qu’ils ont semé. Ils ont voulu se frotter au FN, en employant leurs méthodes, et bien il ne doivent pas s’étonner de ce qui se produit.

    Mélenchon a tout faux, et depuis le début, dans cette fronde anti-FN. C’est ce très mauvais choix de cible à abattre qui a fait perdre le premier tour de la présidentielle au FdG. Non content de ne pas avoir appris la leçon, il s’enfonce dans son erreur.

    En attendant, qui se frotte les mains en regardant le spectacle ? L’UMPS et les guignol verts.

    Cherchez l’erreur ...



  • Morpheus Morpheus 27 mai 2012 22:16

    Ce que je veux dire, Soaf, c’est que la démocratie est soluble dans l’élection de CANDIDATS au pouvoir (par définition) : il ne peut donc s’agir dans NOTRE cas de parler de « démocratie ».

    NOUS NE SOMMES PAS EN DÉMOCRATIE ET NOUS NE L’AVONS JAMAIS ÉTÉ !

    Vous dites que vous ne croyez pas en la démocratie à cause de l’abrutissement actuel du peuple. Vous faites une double erreur de jugement. S’il est vrai que la conscience politique du peuple frôle, ACTUELLEMENT le raz des pâquerettes, c’est bien parce que le peuple a - confusément ou non - conscience de son IMPUISSANCE POLITIQUE. Dans cette situation, il est naturel que le peuple se désintéresse des questions politiques.

    Il en irait tout autrement dans une société où le peuple retrouverait tout son pouvoir (dans une démocratie, quoi). J’en veux pour preuve trois exemples.

    D’abord, dans le cas des assises, un jury populaire est tiré au sort parmi des quidams. Ceux-ci n’ont aucune compétence particulière pour juger une affaire criminelle, et pourtant, l’expérience montre qu’en très peu de temps, ces individus s’emparent du dossier qu’ils ont a charge de juger, et montrent d’étonnantes capacités de jugement, c’est-à-dire de discernement.

    Ensuite, dans le cas des élections, des citoyens sont tiré au sort pour dépouiller les urnes. Beaucoup viennent avec des pieds de plomb, mais - alors qu’ils n’y gagnent rien - ils s’attachent à remplir de façon pointilleuse la tâche qui leur incombe. Ils prennent conscience de l’importance de leur tâche et font donc en sorte que celle-ci soit bien faite.

    Dans un troisième et dernier exemple, on a pu observer que des commissions de citoyens tiré au sort dans un pays d’Afrique, et devant statuer sur la question des OGM, se sont emparé de la question avec un professionnalisme rarement rencontré dans les ... milieux professionnels. Ils ont écouté les tenants du pour et du contre, des ingénieurs, des spécialistes, etc. et sont devenus compétents à porter un jugement.

    Ces exemples me font dire que dans une situation où le peuple aurait retrouvé son pouvoir, les questions politiques ne leur passerait plus par dessus la tête. Ce qui est logique : dès que l’on sait que notre opinion et nos choix ont un impact sur un quelconque sujet - et plus particulièrement un sujet qui impacte notre vie - on ne délaisse pas le sujet.

    Sans pour autant faire d’angélisme, je peux affirmer sans me mouiller que dans tous les cas, le peuple ayant le pouvoir ne ferait certainement pas moins bien que les élus actuels.

    Mais pour redonner au peuple le pouvoir, il faut réécrire une CONSTITUTION. Et le processus de cette constituante doit être désintéressé, c’est-à-dire que les membres de cette assemblée constituante NE DOIVENT PAS être élus, ils doivent être tiré au sort, et subséquemment, se déclarer eux-mêmes inaptes aux fonctions de pouvoir qu’ils établirons (sans quoi, il y aurait conflit d’intérêt : ce n’est pas aux gens de pouvoir d’écrire les règles du pouvoir).



  • Morpheus Morpheus 26 mai 2012 16:13

    Je soutiens l’auteur dans sa prise de conscience, mais je lui recommande d’aller plus loin dans son analyse.

    Le suffrage universel pourrait être l’un des meilleurs outil pour donner le pouvoir au peuple et lui permettre de se protéger contre tous les abus de pouvoir.

    Toutefois, pour que cela puisse être le cas, il faut pouvoir donner tout son sens à la DÉMOCRATIE.

    La confusion qui semble encore demeurer en partie dans l’analyse proposée ici par l’auteur vient de la confusion engendrée par l’application de la novlangue dans le chef de nos voleurs de pouvoir, et cela depuis environ 200 ans.

    Depuis l’époque des révolutions (française, anglaise, américaine), en effet, les voleurs de pouvoir nous ont présenté le régime politique qu’ils ont établis après avoir renversé les anciens régimes monarchiques comme étant « la démocratie ». Or - leurs propres écrits le prouve - ils ne voulaient pas de la démocratie ! Et ils savaient très bien ce qu’est une démocratie, car ces voleurs de pouvoir étaient des personnes très cultivées, qui connaissaient bien les anciens et notamment les auteurs de la Grèce antique.

    En fait, les gouvernements de tous nos pays soi-disant « démocratiques » sont en réalité des gouvernements (prétendument) représentatifs. Pas des démocraties.

    Il y a un différence fondamentale (déterminante) entre :
    - voter pour un candidat non choisit pas le peuple (choisit par les partis)
    - voter soi-même (en tant que citoyen) pour (ou contre) des lois, décrets, mesures, ...

    Dans le premier cas, l’électeur (différent de « citoyen ») choisit son maître politique.
    Dans le second cas, le citoyen (différent de « électeur ») choisit ses lois et sa politique.

    Dans le premier cas, la « politique » devient - inévitablement - ce que les grecs appelaient « politikè », c’est-à-dire la « lutte pour le pouvoir » (pour conquérir ou conserver le pouvoir).
    Dans le second cas, la « politique » reste ce qu’elle doit être en démocratie : la politea = « la direction de la cité ».

    En ayant bien compris cela et toutes les conséquences que cela implique, l’auteur s’apercevra qu’il ne parvient pas à formuler la solution au « malaise », au problème qu’il ressent, parce que le problème (l’impuissance politique du peuple par le truchement du « gouvernement prétendument représentatif ») a pris le nom de la solution (la démocratie). Il lui apparait que le suffrage universel est impuissant, mais c’est parce que celui-ci a été vidé de sa substance en faisant de cet outil, non pas le moyen pour le peuple de décider de la politique à mener pour gouverner la cité, mais l’outil des voleurs de pouvoir pour se faire élire en tant que maîtres.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 26 mai 2012 15:49

    « La démocratie s’apprend en s’amusant ».

    Oui, sauf qu’ici, il ne s’agit visiblement pas d’apprendre la DÉMOCRATIE, mais de promouvoir (ou redorer le blason) du GOUVERNEMENT (prétendument) REPRÉSENTATIF.

    Il est question de lutter contre l’abstention, c’est-à-dire la défection des ÉLECTEURS* face aux urnes. Dans le gouvernement (prétendument) représentatif, en effet, l’accent est mis sur le procédé des ÉLECTIONS, revendiquées TROMPEUSEMENT comme étant la clef de voute de la démocratie.

    Or, il n’y a rien de plus faux ! Par définition - et cela ne fait même pas l’objet d’un débat ! - l’élection est ARISTOCRATIQUE : élire un candidat consiste à choisir (étymologie de « élire ») le meilleur candidat (parmi un panel de candidats imposés par les partis) ; « le meilleur » se dit en grec ARISTOS > l’élection est aristocratique - et non démocratique.

    Toutes les expériences de régimes aristocratiques ont systématiquement donné à court ou moyen terme des gouvernements oligarchiques.

    Nous sommes actuellement, dans tous les pays prétendument démocratiques - depuis les USA jusqu’à la France, en passant par l’Allemagne, l’Italie, la Grèce ou tous les pays « occidentaux », dans des régimes oligarchiques (pouvoir détenu par un très petit nombre de personnes).

    * un « électeur » se différencie d’un « citoyen » en ce que l’électeur vote pour des candidats à qui il « délègue » son pouvoir, tandis que le citoyen vote lui-même pour (ou contre) les lois, décrets, choix politiques et économiques de sa communauté / son pays.

    En fait, cette association prétend lutter contre la désaffection des électeurs face aux enjeux politiques, mais elle ne fait que lutter contre un symptôme sans chercher la cause fondamentale de cette désaffection. Ou plus probablement en refusant de voir la cause en face.

    Ce n’est pas parce que les électeurs ne se préoccupent pas de politique qu’ils désertent les urnes : c’est parce qu’ils comprennent que quelque soit leur vote, cela ne change absolument plus rien dans la gouvernance : ils ont compris qu’ils sont impuissant à changer la politique, parce que le circus politicus qui règne est lui-même incapable de changer le système. Les politiciens, de quelque parti que ce soit (mais plus particulièrement les partis « centriste » - UMP / PS / Verts) - sont totalement impuissants face aux institutions européennes et au dictat des marchés et des grandes institutions bancaires et industrielles.

    Quand l’acte de voter devient insignifiant, son sens disparait, et par conséquent, cela engendre le désintérêt et la démotivation du public pour cet acte. CQFD.

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