Non mais c’est pas croyable de se contredire à ce point...
Faire de la physique via wikipedia. C’est mal.
Je voudrais bien que ffi nous démontre ( via calculs hein...parce que les grands principes, on commence à connaître...) que la structure supérieure aurait du tomber sur le côté lorsqu’elle a heurté l’étage inférieure.
En utilisant son principe. Qu’il va devoir transcrire sous forme d’équation du mouvement...
Allez, je vais tout de même répondre à ffi, histoire de ne pas le laisser sur sa fin.
Selon ffi, la seule modélisation correcte est de prendre en compte tous les degrés de liberté possible et d’étudier de manière détaillée la perte de masse entraînée par l’éjection de matériaux durant l’effondrement.
Je le cite, d’ailleurs :
"Les poutrelles sont ancrées en des points, une force qui s’applique sur
celle-ci a donc un « moment » qui entraine les poutrelles dans un
mouvement de fléchissement, de rotation ou de cisaillement. C’est cet
ensemble de fléchissements, de rotations ou de cisaillements des
éléments internes qui fait que les vitesses ne sont pas que verticales«
Entièrement d’accord. Il existe des tas de contraintes qui vont s’appliquer sur les poutres.
Cependant, la contrainte la plus forte proviendra de l’impact des étages supérieurs sur les étages inférieurs. Consistant en une force principalement verticale.
La modélisation de Bazant consiste à étudier comment cette force, une fois l’effondrement déclenché, a pu le propager. Autrement dit, définir l’équation du mouvement suivant l’axe vertical.
La modélisation de ffi consiste à étudier comment chaque poutrelle s’est comportée et à étalibir l’équation du mouvement suivant l’axe x,y,z pour chaque élément de la structure. Seule manière de connaître la dynamique de l’effondrement. Selon lui.
Sauf que les hypothèses de Bazant sont justifiés dans le chapitre »Effect of uncertainty of Mass shedding fraction« . Chapitre qui étudie l’effet de variations de ce paramètre sur le modèle.
L’hypothèse est donc justifiée et n’impacte pas les résultats du modèle. ( Les variations restant dans la marge d’erreur)
La proposition de ffi est alléchante car elle permettrait de connaître exactement la position de chaque poutre du WTC à tout instant durant l’effondrement. Mais son hypothèse est irréaliste vu l’impossibilité d’une telle modélisation.
Je rajouterais, finalement, que ffi caricature grandement la modélisation de Bazant. D’un côté il nous dit qu’il ne prend jamais en compte les mouvements transversaux ( tube de vide infranchissable), de l’autre il nous dit qu’il prend en compte l’éjection de matière.
L’hypothèse de Bazant n’est donc pas une absence d’autres mouvements mais que l’impact des mouvements autres que ceux verticaux peut être modélisé par le paramètre »Ejection de matière« .
Ensuite, notre ami ffi se lance encore une fois dans le principe de moindre action, prétextant que Bazant le viole. Or, dans le cadre de sa modélisation, Bazant ne viole rien du tout. Il utilise certaines hypothèses simplificatrices nécessaires à la modélisation.
Il vérifie ensuite ses hypothèses et notamment leur impact sur le résultat.
ffi n’a pas l’air très au courant de la démarche scientifique...en dehors des grands principes bien sûr. Il les connait ceux-là.
La remarque (2) est du même tonneau. Bazant prend en compte »ce qui passe par dessus bord« .
On remarque l’incompréhension de ffi face à Bazant. Il considère que Bazant, n’étudiant que le mouvement vertical, force les objets à traverser les 200 000 tonnes du WTC. Or, ceci ne serait vrai que s’il négligeait les pertes de matières qui englobent les effets latéraux. Non seulement il ne les néglige pas mais il teste en plus son modèle sur un intervalle de valeurs.
Ensuite, ffi dit une grosse connerie :
»En revanche, si on réécrit les équations (2) et (3) - plutôt que de les
trafiquer en paramètre, avec les hypothèses logiques que les éléments
tombant et ceux rebondissant ont des vitesses orientées au moins dans
le demi-espace inférieur et supérieur à la surface de contact, toutes
les directions de l’espace sont des degrés de liberté du système, et
alors : « les corps prendront la direction qui leur permettra de dépenser le moins d’énergie dans l’immédiat », parmi toutes les directions possibles
de l’espace, et fatalement, selon le principe de moindre action, ils
finiront par basculer dans le vide, parce qu’il n’offre aucune
résistance au mouvement, et à partir de ce moment-là plus rien ne les
empêchera de tomber librement«
Fatalement ? Non. Quelques posts plus bas, ffi nous dit finalement ( et avec raison) que ces poutrelles vont êtres soumises à différentes contraintes.
Et, au lieu d’en tirer la conclusion logique que ces contraintes vont définir leurs cinématiques, il fait appel au GRAND principe de moindre action pour nous expliquer qu’elles vont fatalement tomber dans le vide. Contraintes ou pas contraintes, on s’en fout.
C’est là une faiblesse manifeste du raisonnement de ffi qui fait appel un coup à des contraintes liés à la résistance des matériaux, et un autre coup au principe de moindre action. Pour nous donner des conclusions différentes.
Non, rien ne force ces éléments à »fatalement" tomber sur le côté. Certains vont tomber sur le côté en raison des contraintes qui leur ont été appliquées. C’est la portion de matière éjectée modélisée par Bazant.
Tout le monde est libre de publier ses travaux s’ils sont rigoureux.
Je ne vois aucun raison qui empêcherait la publication d’un article démontrant l’inexactitude des hypothèses de Bazant.
ET ( c’est le point important), qui proposerait une autre modélisation/démonstration expliquant la dynamique. Ou, au moins, qui démontrerait que la gravité seule n’a pas pu être suffisante.
Concernant Bazant, on peut y retrouver le graphique pour les 30 premiers mètres de chute de la Tour nord ( par exemple). Par lecture graphique on est a environ 2.6 sec pour la chute libre et 3.1 sec pour la modélisation et les mesures réelles.
Pour les temps totaux de crush-down :
« Thus it ensues from the seismic records that the crush-down phase lasted 12.59 ± 0.50 s for the North Tower, and 10.09 ± 0.50 s for the South Tower. »
« These durations match reasonably well the durations of the crush-down phase calculated from Eq. (2), which are 12.81 s and 10.47 s for the North and South towers »
« Now note that these durations are, on the average, 65.5% and 47.3% longer than those of a free fall of the upper part of each tower, which are 7.74 s for the North Tower and 7.11 s for the South Tower. So, the seismic record, too, appears to contradict the hypothesis of progressive demolition by timed explosives. »