A garantit à B qu’il versera un montant X si l’actif S subit un « événement de crédit » durant une durée T et cela en contrepartie d’une prime versée par B.
Cet événement peut être de plusieurs natures, le plus connu étant le défaut...C’est à dire le non-remboursement d’un crédit.
Il y a alors deux cas possibles. : -il y a un événement durant la durée T, A doit payer B. -il n’y a pas d’événement durant la durée T, A ne doit rien payer et a perçu les primes de B.
C’est typiquement un contrat « d’assurance »...La différence réside dans la « chose » assurée.
La valorisation des produits dérivés reste...problématique. Il s’agit de modélisations souvent complexes et dépendantes d’hypothèses parfois fortement critiquables. Leur utilité est par contre indéniable car elle permet à l’acteur B de transférer un risque à un acteur A qui est capable de le prendre.
Prenons un exemple simpliste : B est une banque de très petite taille qui a accordé 10 crédits d’une certaine valeur Y. Si un de ces détenteurs de crédit fait défaut, la banque peut se retrouver en difficulté car le défaut d’un crédit représente une perte très importante par rapport à sa taille Elle va conclure un CDS avec un établissement plus important. B va donc verser une prime annuelle et, en cas de défaut de payement, recevra tout de même l’argent correspondant au montant du crédit restant à rembourser.
Il me semble que le problème principal de ce type de produit dérivé réside aussi dans des erreurs de modélisation ayant abouti à sous-estimer les différentes relations entre « tranches » de risques.
Or, c’est cette modélisation qui permet d’évaluer la distribution des payements à effectuer par les deux intervenants.
Si le régulateur doit jouer son rôle, il ne peut agir de façon « bête et méchante » en instaurant une marge à constituer (par exemple) sortie de nulle part...chose actuellement mise en pratique pourtant.
Pour une approche mathématique de la chose (le cas d’AIG y est d’ailleurs repris), je conseille ceci :
2009. Donnelly, C., Embrechts, P. :
The devil is in the tails : actuarial mathematics and the subprime mortgage crisis
« Je le redis , l’état d’urgence est sans doute mis en place pour préparer à un état d’exception. »
Hahaha.
Non.
On considère, aux Etats-Unis, que l’état d’exception est régi par la suspension ou non de l’Habeas Corpus. Or, cette suspension ne peut se faire qu’en cas d’insurrection ou de guerre.
Et encore, Lincoln s’est fait tapper dessus par la cour suprême parce qu’il était passé par des tribunaux militaires durant la guerre civil. Or, les tribunaux civils étant capable de fonctionner, cette disposition n’était pas justifiée.
Fin soit, il faut arrêter de regarder Alex Jones tous les soirs...
Je tiens les paris d’ailleurs que d’ici un an, l’auteur aura mangé son article vu que l’état d’urgence nationale prendra fin, tout comme la pandémie.
Relis les critères qui permettent de décréter une urgence sanitaire...
Non, on ne déclenche pas un état d’urgence pour une épidémie saisonnière dont les conséquences sont connues.
Tout comme on ne déclenche pas un état d’urgence dès que la saison des tornades arrive...Par contre, si une tornade particulièrement meurtrière sévit, on peut déclencher l’état d’urgence pour faciliter les secours.
Tout est dans le document du congrès, que tu le lises ou pas, je m’en tappe mais j’aimerais éviter de devoir écrire un article en réponse à ta tentative de désinformation. Alors instruis-toi.
On peut notamment y lire que les mesures prises doivent être spécifiées dans la déclaration ( en l’occurence, Philippe D. les a parfaitement résumée) et que toute nouvelle mesure doit faire l’objet d’une nouvelle déclaration et doit passer par le congrès qui peut la modifier si besoin est.
Donc pas d’atteinte à la liberté de la presse ni aux libertés fondamentales en général.