Je me permets de vous répondre un peu en retard, le w-e fut quelque peu chargé de mon côté.
Je trouve votre raisonemment un peu limite. Vous dites qu’il faut accorder plus d’importance à ce qui nous rassemble qu’à ce qui nous divise...Et je conçois parfaitement cette manière de faire pour créer une organisation/un groupe ayant un objectif précis et qui peut transcender les divergences politiques, religieuses ou autres.
Mais il est question ici de positions qui touchent à ce qui vous rassemble.
L’intervenant que vous félicitez sans retenue utilise un language qu’il ne semble guère maîtriser pour PROUVER ( et non pas énoncer, ou expliquer) un fait.
Il ne s’agit donc pas de : " seulement un moyen d’exprimer une pensée qui a sa propre solidité"
Des l’instant où l’on rentre dans le domaine des mathématiques, on doit se conformer à leur principe sous-jacent : la démonstration.
Il s’agit d’être rigoureux dans ses hypothèses et d’en saisir les limites, la nécessité ou la suffisance. L’intervenant ne l’est pas.
Or, toute démonstration dépend très fortement des hypothèses qui lui sont données.
En plus de cela, le processus de démonstration en soi n’utilise aucun référentiel habituel. ( Démonstration par l’absurde, par induction,...)
Il se contente d’énoncer les différentes probabilités définies à l’avance en hypothèse et de chercher l’intersection de l’ensemble. Il en déduit que la probabilité que l’événement appartenant à cet ensemble est proche de 0.
En suivant ce type de démonstration, on peut prouver que nombre d’événements historiques sont proche de 0...il suffit de prendre assez d’événements distincts ayant un lien avec l’événement principal, de leur attribuer des probabilités et le tour est joué.
Le fond de l’article de l’intervenant est dépendant de la forme qu’il donne à sa démonstration. On ne peut justifier une position politique sur la base d’un raisonnement mathématique erroné.
Il ne s’agit donc pas d’un simple problème de forme et de "language" mais bien d’une erreur grossière dans la manière de vouloir prouver son point de vue sur un événement historique.
L’intervenant espère convaincre les lecteurs que des outils mathématiques triviaux suffisent à montrer la pertinence de sa position. Par là, il tente aussi de montrer aux lecteurs qu’au fond, le problème est simple et qu’il ne faut pas de grandes connaissances en mathématiques, physiques, ect pour s’y attaquer.
Aussi je persiste dans mon reproche. Utiliser les mathématiques ne peut être comparé à utiliser le latin ou même un code informatique.
Les mathématiques sont un outil, un language qui demande des pré-requis, une rigueur, une modélisation que de toute évidence l’intervenant ne possède pas.
Je ne peux donc accepter votre raisonnement qui consiste à voir uniquement un véhicule dans cet outil alors qu’il revêt pour le lecteur une aura démonstrative que l’intervenant utilise pour appuyer sa position.
On ne peut appliquer les mathématiques de cette manière, c’est aussi simple que cela.
Je respecte votre point de vue et votre article bien que je ne partage guère votre optimisme sur le rôle de l’internet que vous semblez lui conférez.
Mais je vous conjure de consulter un tant soi peu les "oeuvres" de vos admirateurs avant de les féliciter.
Utiliser des outils statistiques triviaux pour expliquer un événement totalement...unique est d’une mauvaise foi sans borne.
Je ne peux accepter que vous "félicitiez" simplement l’intervenant pour sa contribution alors qu’il produit des thèses mathématiques sans aucun fondement.
Votre esprit critique semble s’estomper devant les louanges et je trouve cela fort dommageable. Vous produisez un article de qualité malgré l’hypothèse sous-jacente qui reste à prouver et vous vous gargarisez des différents soutiens que vous obtenez ? Sans vérifier la teneur de leur théorie ?
Démarche absolument subjective et que je réprouve.
Accorder du crédit aux "démarches" de cet intervenant, c’est faire fi de la démarche élémentaire d’un mathématicien.
Non seulement l’ensemble de vos hypothèses sont ridicules ( indépendance entre les événements, probabilité de l’événement,...) mais comment pouvez-vous imaginer appliquer des concepts mathématiques triviaux à un événement humain ?
Vous voulez que je pratique votre méthodologie à propos d’autres événements hors du commun ?
Votre formation en mathématique et l’application que vous y trouvez est ridicule et mensongère, le moindre statisticien digne de ce nom vous renverrait votre démonstration à la figure. Je me demande vraiment ce qui a pu vous pousser à un tel raisonnement...
Chercheur, laissez moi rire.
En passant, je peux vous trouver un événement de probabilité 0 mais qui peut tout de même survenir....fou hein ? Je vous laisse réfléchir quelques années, histoire que vous alliez faire vos classes d’ingénieur.