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  • Premier article le 16/04/2009
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Derniers commentaires



  • Naja Naja 28 octobre 2008 23:47

    "Malheureusement, je crois qu’il y en a toujours eu..."
    ... Donc ?
    Je jurerais vous entendre soupirer "Oui, c’est bien malheureux, mais c’est ainsi". Je rêverais que vous me détrompiez. Reste que je l’entends régulièrement ce soupir et son sous-entendu : il ne sert à rien d’en faire un fromage, tu m’indisposes avec tes horreurs. Dès que je parle pour dénoncer en fait...

    Serais-je hors sujet de votre article ?
    Qu’est ce que le silence complice ou l’indifférence généralisée au sujet du fait qu’une civilisation qui se prétend évoluée dévore (encore ?) 1/5 de ses enfants... sinon un déni de barbarie, une banalisation du Mal ?





  • Naja Naja 28 octobre 2008 22:45

    Bonsoir,

    Pas trop le temps pour le long commentaire que j’aimerais faire. Je vais m’en tenir au minimum.

    Savez-vous qu’entre 5 et 10% de nos concitoyens violent et maltraitent des enfants, généralement les leurs, pendant de longues années ? Le plus souvent avec la complicité aveugle de ceux qui se doutent mais préfère fermer les yeux car c’est trop horrible. Le tout dans le plus grand silence de la population et des politiques et dans la banalisation des faits par la justice.

    "On peut s’interroger alors sur les raisons qui font qu’à des moments de notre histoire (très fréquemment) ceux-là mêmes que la morale de la grande majorité des hommes désapprouvent, gagnent la partie et font subir aux autres leurs délires dont ils ont seuls le secret - les bêtes ne s’adonnant pas à de tels divertissements..."
    Nous sommes en plein dedans. La preuve  : personne n’en parle et tout le monde minimise la gravité des dommages ainsi que l’ampleur du phénomène.
    Non, ce n’est pas en s’excitant sur des meutriers en série type Fourniret que l’on parle de ces violences quotidiennes dont l’ampleur est effarante... entre 10 et 20 % d’enfants victimes. Bien au contraire !

    A lire cet article et les commentaires qui suivent, je me demande simplement si dans 50 ans, on sera passé à 50% d’enfants victimes dans le même silence... ou si vos enfants se demanderont comme vous aujourd’hui, si à votre place, ils auraient eu le courage d’ouvrir les yeux sur ces crimes.

    http://petition-antiprescription.net/petition.php
    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=46383
    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=10156





  • Naja Naja 26 octobre 2008 14:32

    Bonjour,
    Je ne crois pas que la réponse doive être une sévère sanction. 
    J’entends cet évènement comme un très bon exemple d’une relative perte de sens dans l’exercice du droit. Se borner à sanctionner les individus concernés par cette affaire ou même pondre une nouvelle directive veillant à que la situation puisse ne plus se reproduire, ce serait masquer le problème amont en s’épargnant une réflexion qui devrait s’imposer. Tant du côté des citoyens et des politique qui se rassureront en se donnant bonne conscience, que du côté des magistrats qui, trop occupés à se défendre, passeront eux aussi plus probablement à côté d’une digne remise en cause.
    Ce type de réaction est malheureusement la seule réponse qu’apportent nos dirigeants sur tous les pbs de société. En effet, pour ne pas s’occuper d’un pb, rien de mieux que de faire de grandes déclarations et prendre des mesures répressives sur un de ses symptomes... si possible un fait exceptionnel et largement médiatisé au préalable. Cela donne l’impression que l’on s’intéresse à la question, alors qu’on ne fait que l’écarter le plus habilement possible, c’est à dire de la façon la moins coûteuse et la plus démagogique qui soit.



  • Naja Naja 25 octobre 2008 18:37

    Quand cessera-t-on d’invoquer un manque de moyen quand il s’agit d’un défaut de sens moral ?
    Etre contraint par la loi -suite à une erreur d’écriture- de libérer un présumé violeur récidiviste que l’on avait prévu de garder en détention provisoire, ce n’est pas un manque de moyen. C’est l’expression d’une perte de sens dans l’exercice du droit, d’un mépris des principes censés animer la justice... affiché par une institution qui se débat trop souvent dans des arguties ineptes et déconnectées du réel.

    Quand l’application du droit s’avère inique, les magistrats la défendent généralement en expliquant que droit et morale (souvent appelée sentiment, voire passion, pour l’occasion) doivent rester séparés. Cette distinction semble être érigée en principe éthique de leur métier, puisqu’ils la présentent comme une condition absolument nécessaire au maintien d’une conduite juste et impartiale.
    Intéressant ! C’est ainsi que peuvent péricliter les institutions il me semble : quand elles ne visent plus que leur auto-entretien, oubliant peu à peu la mission première qui avait valu leur mise en place.
    Et quand cet argument ne saurait tenir pour cause d’absurdité patentée, l’on invoque alors le manque de moyen. Mais aussi réel soit-il, il n’explique pas les dérives auxquelles conduisent une stricte application d’un droit positif qui s’écarte des principes fondamentaux dont il est censé découler.

    Quoiqu’il en soit, nul doute que notre gouvernement ne manquera pas de tirer profit de ce scandale. Sarkozy et sa clique agiteront probablement les drapeaux de la haine et de la peur pour calmer les angoisses du citoyen qui ferait le constat de cette absurdité, justifiant ainsi la nécessité de politiques toujours plus repressives... et de plus en plus hors-sujet.
    Ce faisant, ils ne manqueront pas de taper sur les magistrats "contraints" d’appliquer l’inepte ou sur ceux qui en profitent, lesquels grogneront de colère plutôt que de s’interroger sur la perte de sens de leur institution. Chacun pourra alors se concentrer sur les individus ou l’aspect matériel du pb, ignorant ainsi la responsabilité qui incombe à la collectivité dans cet entretien de l’insensé.



  • Naja Naja 9 octobre 2008 23:03

    Annie,

    Quelle bonne suprise que de lire le ton respectueux de votre message en dépit du caractère désagréable que peut prendre mon insistance !

    Mais je vous rejoins en m’interrogeant sur l’ampleur réelle du phénomène de la burqa. J’habite en Angleterre, où la burqa est autorisée bien qu’elle soit pratiquement invisible, parce que la réalité est que nous ne côtoyons pas les musulmans ou les hindous etc... La tolérance s’est faite au prix de la ségrégation et je ne sais vraiment pas ce qui est préférable.

    En effet. Moi non plus je ne sais pas ce qui est préférable.
    A ce propos je me suis avisée il y a peu que nous nous enfermions dans une dialectique ségrégation/assimilation dès que l’on parlait d’étrangers et d’immigration. Alors qu’il y aussi une alternative, peut-être même plusieurs. Ni chercher à annuler les différences ni séparer les gens en communautés, mais favoriser les échanges, la mixité, le métissage. Quand je dis ça, on me rétorque que le discours est creux et idéaliste. Pourtant, il colle à une réalité  : considérer que de même que l’immigré est amené à s’adapter aux coutumes, habitudes, normes et vision du monde de son pays d’accueil, nous pourrions accepter d’être nous aussi amenés à évoluer en l’accueillant. Une intégration dans les deux sens qui se pose aussi hors immigration dans le contexte de la mondialisation et de la multiplication des échanges. La critique qui vient alors souvent est celle du "relativisme culturel". Entendant par là la position où l’on ne condamne plus rien du tout, au prétexte que c’est une différence culturelle. Comme si le fait de ne pas entendre la problématique de l’intégration comme un tout (assimilation imposées par les discriminations ou la répression) ou rien (ségrégation) impliquait de tout cautionner. Et non, pourtant ! Ce n’est pas parce que je crois en la richesse d’une ouvertue réciproque que je défends l’exision, la lapidation, la mise à mort des homosexuels ou d’autres atteinte à la dignité humaine... comme l’imposition du port de la burqa. Je peux vouloir affronter une méfiance réflexe sans pour autant décider de tout accepter ; de même que je n’accepte pas tout dans ma culture et ma société, loin de là. Ce serait le retour de la vision binaire du tout ou rien...
    Je survole. C’est un vaste sujet de réflexion qui amène à des questions difficiles et fait surgir peurs et angoisses. Je n’ai que très peu de réponses et de certitudes là dedans, principalement celle qu’à l’évidence, nous allons dans le mur pour le moment.
    Tout cela me trouble comme tout un chacun mais je refuse de tomber dans le panneau de voir ma confusion et mes peurs utilisées comme des leviers servant la mise en place de politiques purement répressives sur fond de diabolisation de l’étranger, quel qu’il soit.
    Car cela alimente la haine et conduit à la violence. Or c’est précisément cela que je vois dans cette proposition de loi. Hypocrisie et instrumentalisation des violences faites au femmes en prime. Alors ça me fout en pétard !!!



    Nobody Knows Me,

    Mesdames, permettez-moi de commenter de façon quasi-inutile votre échange

    Vous faites bien ! Dans mon empressement tout à l’heure, je n’ai pas commenté les phrases d’Annie et je voulais y revenir.
    Vous l’avez fait. smiley
    Merci


    Bonne soirée à vous deux,
    Naja



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