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Naja

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  • Premier article le 16/04/2009
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Derniers commentaires



  • Naja Naja 16 novembre 2008 02:27

    @ jean-joseph,

    Merci d’avoir pris le temps de me répondre en détail. Sincèrement, je ne comprenais pas le sens de votre propos, il est plus clair maintenant.

    1) "Parlez en à toutes les personnes qui travaillent de près ou de loin avec des enfants (enseignants, travailleurs sociaux, animateurs), cette notion de Droits des enfants est omniprésente et jette un parfum de suspicion de maltraitance."
    Je le ferai. 
    "Ainsi aujourd’hui tout professionnel est potentiellement un adulte malsain, dénué de sens pratique et déontologique."
    Quant on voit les résistances de la justice (et des adultes en général) à apporter du crédit aux dénonciations de maltraitance et à la parole des enfants, on peut aussi se demander quel est le véritable poids de la suspicion dont vous parlez.


    2) " Et il me semble qu’à l’origine cette fondation de l’UNICEF a pour objet de travailler dans ces dits pays, sur le terrain."
    Non, l’UNICEF est une organisation internationale. Elle n’est pas censée restreindre son champ de vision et d’action aux pays du Sud. On dirait que cela vous dérange que nos pays "civilisés" soient pointés du doigt par des organismes internationaux de défense des droits de l’homme...
    "En gros, quel légitimité a l’UNICEF de venir travailler en Europe alors qu’il existe de réels besoins ailleurs (au hasard, au soudan, en ouganda, en corée du nord, en chine) et qu’ici il existe suffisamment de structure pour sensibilser les acteurs de l’éducation et de l’enseignement sur ces sujets."
    Intéressant. En gros, vous estimez que l’UNICEF se perd dans des pécadilles pour les gosses de riches des pays développés, ce qui nuirait à sa mission première.
    Il se trouve que malgré les structures existantes, les ressources et possiblités suffisantes à en créer d’autres, le droit des enfants reste bafoué dans nos pays, au point que l’UNICEF s’en inquiète et que l’ONU le dénonce. Perturbant, je vous l’accorde. Mais il serait plus honnête de se pencher sur la question que de la balayer d’un "ce ne sont que des faits divers". La proportion d’enfants victimes de maltraitances va bien au delà de l’anecdotique.


    3) "On voit bien que, par exemple, les parents laisse la crèche ou les assistante maternelle s’occuper de l’acquisition de la propreté ou de l’intégration des règles de politesse ; que les parents laissent les centres socioculturels s’occuper des loisirs et du soutien scolaire ; que certains parents confient à l’éducation nationale le soin de faire de leurs progénitures des adultes responsables et autonomes."
    En discutant avec les personnes que je connais travaillant avec des enfants (enseignants, travailleurs sociaux et animateurs), c’est effectivement là que se trouve à leurs yeux la source de nombre de leur difficultés professionnelles. Je suis d’accord avec vous sur ce point. Mais encore une fois, je ne vois pas le rapport avec le droit des enfants. A moins que vous ne jugiez qu’il importe de régler cette question là avant de s’autoriser à parler du respect des enfants et de la protection de ceux qui sont violentés ou en danger. J’espère que ce n’est pas ce que vous voulez dire. Si ça ne l’est pas, je ne comprends toujours pas votre objection. L’un n’empêche pas l’autre, si ?

     Enfin, vous dites  :
    "Cette atmosphère est profondément malsaine car elle inverse le principe de tuteur en sousentendant que le droit des enfants passe avant le droit des adultes"
    S’occuper des enfants exigerait que le droit des adultes passe avant celui des enfants ? Parce qu’il y a conflit entre les deux droits ? Peut-être avez-vous des exemples parce que là je ne suis pas sûre de comprendre. Si je creuse le sens de votre phrase théorique, il en découle que le respect du droit des adultes impliquerait de voir piétiner celui des enfants, or je doute que ce soit ce que vous vouliez dire.

    PS : Pour la référence à Sarkozy, désolée mais "les devoirs avant les droits" est un grand classique de sa comm’, ne vous en déplaise.
    Avec un peu plus d’humour, je suis tentée d’en profiter pour lâcher une grosse connerie  : probablement qu’un psy, G. Miller par exemple, qualifierait ma référence de symptôme névrotique obsessionnel témoignant de la fascination qu’exerce N. Sarkozy sur les foules, par le biais de son narcissisme pathologique.


    ....................

    @ Jean-paul,

    Merci aussi pour votre réponse. Pour ce qui est de la responsabilité des parents d’éduquer leurs enfants, je vous fais la même réponse qu’à jean-joseph  : quel rapport avec le droit des enfants ?

    "Le probleme est que les parents disent oui a tout ce que veulent leurs enfants ( nourriture ,fringues ,jeux etc...) et ces pauvres enfants ne vont pa comprendre le jour ou la societe elle va leur dire non .
    J’ai l’exemple d’une mere en colere qui ne comprenait pas que sa fille de 12 ans ne puisse manger en classe et que son professeur la sortit de la classe ."
    Voilà qui m’éclaire davantage : vous pensez que par "droits des enfants", les conventions internationales entendent "obligation pour les parents de dire oui à tous les caprices de leurs bambins" ?
    Ce n’est pas de ça dont il s’agit ! Mais bien d’oeuvrer pour la protection des enfants et de défendre ceux qui subissent violences ou négligences.

    ...................

    @ jean-joseph et Jean-paul,

    Je suis vraiment surprise -et attristée- que le souci de protection des enfants en danger soit traduit comme une volonté de retirer toute autorité aux parents et cautionner ainsi l’irresponsabilité de certains.
    Ce au point que la seule évocation du terme "droit des enfants" soit perçue comme une pernicieuse menace aux relans malsains :
    "Disons que cette publicité pleine de bon sentiments sur les droits des enfants est à mon sens complètement décalé, voire malsaine. Elle fleure l’odeur perniceuse de la démagogie."

    Il me semble que l’expression "droits des enfants" montre plutôt que jusqu’il y a peu, les enfants étaient dénués de droit.



  • Naja Naja 15 novembre 2008 21:51

    @ JJ il muratore,

    Attention à ne pas confondre garde à vue et détention provisoire...

    Je souscris à la fin de votre commentaire.

    @ l’auteur,
    Je m’interroge  :
    Pourquoi partir du suicide d’un prévenu en imputant sa mort aux conditions de sa GAV pour dénoncer les violences commises en détention ?
    A mon avis, les témoignages de prévenus et de détenus vivants suffiraient largement à soulever ces questions, et vous éviteriez ainsi d’affirmer des choses dont au fond vous ne savez rien.
    Par ailleurs, je vois une différence entre -enfin- s’inquiéter des conditions carcérales en général devant le taux de suicide, inciter à la réflexion sur le droit des détenus... et réclamer du législateur qu’il ponde des mesures pour répondre à un fait donné. J’ai le sentiment de retrouver là la logique du gouvernement  : un évènement choquant => une mesure démago pour faire taire les critiques de fond. Ce que je trouve dommage.

    Cordialement,
    Naja








  • Naja Naja 15 novembre 2008 20:52

    Bonsoir,

    Je ne comprends pas les commentaires ci-dessus.
    L’article parle du droit des enfants et de campagnes d’information, auprès des parents, enfants et enseignants et vous répondez : oui, mais n’oublions pas les devoirs des enfants. Je croirais lire le réflexe sarkoziste qui surgit dès qu’il est question du droit des étrangers...
    De quels devoirs des enfants parlez-vous au fait ? En quoi jugez-vous bon de modérer l’importance du droit des enfants ?
    Je crois deviner que vous parlez de la responsabilité des parents dans l’éducation de leurs enfants. Oui, et ? En quoi le droit des enfants est-il contraire à cette notion ? Je ne vois pas le rapport en fait.
    Quant à la victimisation, je n’y suis pas non plus. De quelle victimisation parlez-vous là au juste ?Merci de m’éclairer, parce que là, je suis perdue.




  • Naja Naja 2 novembre 2008 18:53

    "Relsez le premier article et dites moi où je glorifie le discours présidentiel !"
    Relisez mon commentaire et dites-moi où j’ai écrit que vous glorifiez le discours présidentiel !
    J’ai fait remarqué que vous tombiez dans le piège tendu par son discours manipulatoire en croyant qu’il conduit à une glorification des victimes par la société, alors que c’est tout le contraire. C’est bien l’objet de votre article de 2007 : dénoncer la prétendue starisation des victimes, ses méfaits et pièges. Non ?

    Alors au final, oui, vous vous retrouvez à glorifiez le monarque à votre insu en réagissant précisément comme il l’attend. C’est à dire en supposant qu’il a ce pouvoir de changer les mentalités de ses sujets si profondément et rapidemment qu’en moins de deux ans, on serait passé du mépris et de l’ignorance à la sacralisation des victimes. De sorte qu’il n’y aurait plus de carences à dénoncer de ce côté, juste à faire redescendre les victimes du piédestal sur lequel il feint de les mettre. Et donc pas un euro à dépenser dans leur prise en charge, pas plus que dans des campagnes d’informations ou encore dans la justice. Si il vous lisait, Sarkozy se roulerait dans l’auto-satisfaction de ce voir si influent et si rusé.
    Je conçois que ce soit difficile à avaler pour vous qui visiblement ne le portez pas plus que moi en admiration, mais mieux vaut se réveiller tard que jamais, vous ne croyez pas ?


    "Quant à la dernière citation prise dans le prmier article, elle concerne une étude faite sous Napoléon III et je regrette le manque de précision ; elle n’a rien à voir avec les statistiques de police récentes. "
    La citation en question est prise du présent article. Je la re-cite :
    "Malheureusement, tout comme maintenant l’auteur comptabilise les viols avec les attentats à la pudeur comme l’exhibition devant une pissotière ou un petit attouchement et on ne peut faire la part de ce qui est grave de ce qui ne mérite qu’une simple amende ou admonestation."
    Je vous laisse composer avec votre mauvaise foi.

    "Enfin , j’ai vécu dans un envuironnement bien plus violent envers l’individu, la femme et l’enfant en particulier en Afrique centrale et les faits divers français me semblent des broutilles par rapport à ce que subissent tant d’anonymes en Somalie, au Congo, au Kenya et au Moyen-Orient"
    Et bien si les violences vues en Afrique et Moyen Orient justifient que vous qualifiez de broutille des viols sur enfants, séquestration, tortures, meurtres barbares et autre ignominies.... cela montre simplement que ce à quoi vous avez assisté n’a pas suffit à vous faire prendre conscience de la valeur du respect de la dignité humaine.
    Désolée pour vous.
    Au revoir.








  • Naja Naja 1er novembre 2008 18:52

    Merci de m’avoir signalé l’existence de votre article à ce sujet  :
    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=28598
    C’est un véritable bijou de mépris à l’égard des victimes !
    Il montre en outre que vous sautez à pieds joints dans le piège tendu par nos cyniques dirigeants politiques  : donner le sentiment que les victimes sont prises en compte et même glorifiées.
    Or je le répète, en réalité, c’est tout l’inverse. Toutes les victimes pâtissent des effets des médiatisations ponctuelles de faits divers. Non en étant illégitimement starifiées et sacralisées par la société comme vous le prétendez en vous complaisant dans une attitude cynique et arrogante. Mais bien en étant d’autant plus ignorées, raillées, dénigrées voire accusées. Vos deux articles en sont une illustration parmi d’autres. Le résultat des discours manipulateurs de notre président et de sa clique s’étale sous nos yeux dans l’énoncé de votre point de vue. Quelques une de vos perles  :

     "Pour parler de façon moderne, on ne peut dire : j’ai été violée dans un local à poubelles, point barre !"

    "Nous avons donc une starisation des victimes, le passage à l’Elysée ne sera bientôt plus qu’une étape obligée du système, si l’on espère toucher des droits substantiels et vendre son histoire pour faire un téléfilm. Etre victime peut rapporter une rente si on sait s’y prendre avec les médias, mais beaucoup resteront dans l’anonymat."

    " Quand on n’a jamais brillé dans sa vie, quand personne ne vous a remarqué avant la cause ayant créé vos malheurs, la tentation est grande de transformer un épisode pénible et douloureux de l’existence en aubaine."

    "Les médecins et psychiatres de jadis - et peut-être encore quelques-uns aujourd’hui - savaient qu’il fallait désacraliser le malheur et remettre les gens sur les rails et non les enfermer dans la plainte, la complainte et la revendication. Au rythme où nous allons, nous voyons émerger une pléthore d’associations de victimes."

    "Malheureusement, tout comme maintenant l’auteur comptabilise les viols avec les attentats à la pudeur comme l’exhibition devant une pissotière ou un petit attouchement et on ne peut faire la part de ce qui est grave de ce qui ne mérite qu’une simple amende ou admonestation."
    (En passant  : voilà qui est encore posé de façon totalement péremptoire. Les statistiques permettent de distinguer les affaires en fonction des infractions qualifiées par la justice. Et vu la quantité de plaintes pour viols déqualifiées en délit d’atteintes ou d’agressions sexuelles, confusion il y a effectivement, mais dans le sens inverse à celui que vous croyez devoir dénoncer).

    Visiblement donc, vous n’avez strictement aucune idée de ce dont vous parlez.
    De quel droit vous gaussez-vous de souffrances et de situations dont vous ne savez rien ?

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