• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Naja

Naja

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

  • Premier article le 16/04/2009
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 3 198 63
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique






Derniers commentaires



  • Naja Naja 22 septembre 2008 01:57

    Pour ce qui est de votre seconde réponse :

    « On apprend à être parents par la pratique, et si il n’y a pas de parents parfaits, il y a également peu de parents qui ne vous amènent à l’âge adulte. Comme vous êtes vivante, je suppose que vous avez pu survivre au traumatisme de votre éducation malgré l’acharnement qu’on mit vos parents, ou vos tuteurs, à vous rendre la vie impossible. Souriez, votre écran vous regarde »

    Vous êtes bien aimable, mais je n’ai aucune envie de sourire en lisant votre douce minimisation. Aussi bienveillantes que puissent être vos intentions.
    J’ai été victime d’incestes (au pluriel oui). En tout, près de vingt ans de violences, viols, agressions et tortures. Si je vous répondais en donnant le premier détail qui me passe par la tête, il y aurait toute les chances pour que votre écran vous fasse passer l’envie de sourire en vous donnant plutôt la nausée. Mais je n’ai aucune raison valable d’en dire davantage ici  : je ne tiens pas à utiliser les atteintes que j’ai subies comme des ressorts s’appuyant sur l’émotionnel pour me donner un genre d’avantage dont je n’ai que faire. Je trouve ça... indigne. Et ce serait hors de propos.

    En revanche, en accord avec ce que vois comme ma participation à la prise de conscience collective du bilan actuel de l’humanité, je vous invite à lire l’article suivant sur le sujet de la maltraitance (spécifiquement l’inceste en l’occurence) : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=44265. Car non, les vécus impensables comme le mien ne sont malheureusement pas anecdotiques. Au point que les parents bienveillants, s’ils sont toujours la référence dans notre idéal (et heureusement), ne constituent plus franchement la norme dans la réalité. Vous dites : « La normalité veut que les parents sont plutôt bienveillants, même s’ils commettent tous des erreurs.  ». Je trouve la formulation intéressante : la normalité veut ? La seule chose ici qui veuille, c’est notre propension à demeurer aveugle qui veut que la réalité soit ce qui nous arrange, conforte, et rassure.

    Il ne s’agit pas du tout pour moi de relever ici vos failles. Mais de remplir comme je peux ce que je pense être mon devoir citoyen d’information. Simplement car en vous lisant, j’ose caresser l’espoir que vous puissiez intégrer cette monstrueuse réalité canibale à votre bilan humaniste, et éviter ainsi d’alimenter un déni qui s’oppose à une prise de conscience dont visiblement, vous mesurez toute la valeur.
    Et/ou qui sait, peut-être ce sera le cas pour d’autres lecteurs...

    ---

    Pour en revenir à ma remarque initiale : « merci de ne pas les condamner à une infériorité immuable, congénitale si je puis dire... » 
    Vous me demandez : « Pourquoi voudriez-vous que je les condamne à quoi que ce soit ? »
    Mais je ne le veux rien ! Cest vous qui le faites, en posant qu’il est impossible de s’élever au dessus de la faiblesse sans le concours de parents protecteurs et bienveillants.

    « Pour le coup, ce ne serait pas cohérent pour un humaniste. Si je met la période nazie dans le bilan de l’humanité, rassurez-vous, j’y met également la souffrance des victimes de l’humanité. »
    Au risque de paraître lourde en enfonçant le clou : c’est tout l’objet de mes deux commentaires à ce sujet.

     

    Cordialement,
    Naja

     



  • Naja Naja 22 septembre 2008 01:26

    Merci d’avoir pris le temps de me répondre.

    En ce qui concerne votre première réponse.

    « Certainement pas, mais qui se soucie de l’arrivée quand on est même pas au milieu du chemin ? »
    Ben... moi, histoire d’avoir une vague idée de ma direction. Je suis étonnée de me placer en contradiction avec vous là dessus, alors même que je suis parfaitement en accord avec la suite de votre phrase : « Il faut y penser en cheminant pour rester dans la bonne direction, mais il faut garder le contact avec la réalité. »

    « Les projets politiques sont souvent dogmatique, ou le deviennent. »
    Oui. Toutefois l’inverse, à savoir l’absence de projet politique, ne me paraît pas plus souhaitable ou raisonnable. Il me semble que notre monde actuel, gouverné par un libéralisme "libéré" de toute autre cadre que celui du pouvoir de l’argent, des lois du marché et de l’individualisme légitimé est un bon exemple de ce que l’absence de projet politique porteur (dans les faits) d’idéaux moraux peut donner...
    (Je me permets d’insister, même si votre réponse semble bien aller en ce sens)

    « Il ne sert à rien de s’indigner du bilan actuel. »
    Même surprise que précédemment : pas d’accord avec ça, mais complètement d’accord avec la suite.
    J’estime qu’il est même de notre devoir de nous indigner de tout ce qui est barbarie ou insuffisances éthiques. Dans la mesure où c’est un préalable nécessaire à toute véritable prise de conscience collective. Je m’explique : comment pourrait-on croire en la possiblité d’un autre bilan plus prometteur (c’est à dire plus en accord avec ce que l’on pense faire partie du potentiel de l’humanité) si l’on ne conçoit pas que certaines réalités soient indignes de ce que l’Homme peut être, ou encore si l’on se refuse à s’indigner de ce qui est bassesse en regard de ce potentiel ?
    Et je ne pense pas que l’indignation conduise nécessairement à la haine et à l’action motivée par le ressentiment.
    En bref : il me semble que ne pas s’indigner revient à cautionner. Donc, oui, cela sert la prise de conscience collective. Premier pas de la lutte contre l’inertie au changement. Non ?

    Je partage le reste de votre propos. 



  • Naja Naja 21 septembre 2008 23:26

     

    Je relève en passant :
    « L’unité de l’humanité, n’est pas l’individu, mais bien la famille à travers la relation qui unit ses composantes. L’individu naît faible, et meurt faible. C’est entre les deux qu’il peut aspirer à la force, mais il ne peut arriver à ce stade que grâce à la protection et à la bienveillance de ses parents.  » (dans votre avant dernier commentaire ci-dessus)
    Et si il n’a pas eu de parents bienveillants ? Est-il pour autant condamné à demeurer dans une position de faiblesse qui aura perduré de sa naissance à sa mort ?
    Si tel était le cas, je n’aurais plus que le choix de me résigner à être une sous-humaine ou mettre fin à mes jours. Il se trouve que la perspective du suicide ne m’attire pas du tout et que je crois pouvoir me passer de la bienveillance de mes parents réels pour arriver à ce « stade » comme vous dites.
    J’ai conscience que ma remarque peut sembler relever du pinaillage, inutile et/ou déplacé dans cette discussion. Mais quitte à y participer, j’estime devoir faire aussi ce commentaire. Car il ne s’agit pas seulement de ma personne et du fait que je me sente insultée par votre phrase. Si ce n’était que cela, il me serait plus confortable de le garder pour moi, et ainsi éviter de m’exposer à une réaction que je redoute. Mais nombreux sont les adultes qui ont grandi aux côtés de parents malveillants et même tortionnaires, ou sans parent ni substitut valable ; merci de ne pas les condamner à une infériorité immuable, congénitale si je puis dire...

     



  • Naja Naja 21 septembre 2008 22:06

    @ l’auteur,

     

    Bonsoir,

    Je crois que je partage votre point de vue, c’est à dire la nécessité de l’attitude d’être que vous qualifiez d’humaniste. Même si je pense en être encore bien loin...

    Vous dites en introduction :
    « On confond souvent l’humanisme avec un projet politique idéalisé, alors que c’est, avant tout, un constat. Celui de l’ensemble des progrès et reculs de l’humanité. »

    Cette précision soulève pour moi une question, ou plutôt une série de questions :
    Quelle importance attachez-vous à cette distinction et qu’est ce qui la motive ?
    En plus développé :
    Pensez-vous qu’il vaille mieux se passer de projet politique idéalisé ? Qu’avoir à l’esprit une telle visée pour s’orienter serait contradictoire avec l’attitude humaniste que vous exposez ? Que ce serait nécessairement nuisible, et si oui, en quoi ? ( Mais peut-être faites vous seulement là une précision d’ordre sémantique, auquel cas pourquoi en avoir fait le titre de votre article ? )

    J’ai beau avoir lu vos commentaires, je ne suis pas sûre de pouvoir en déduire vos réponses à ces questions. Aussi, je préfère vous les posez simplement, car je suis curieuse de lire vos réponses.



  • Naja Naja 20 septembre 2008 17:05

    C’est marrant ce post !

    Perso, j’adooore les questionnaires de Biba !!
    Je vais répondre à celui de Pivot seulement. Je me suis trop délectée à la lecture de Proust pour ne pas répondre sérieusement au sien, et ce serait bien trop personnel pour que j’ai envie de le mettre en ligne.

    1. Votre mot préféré ? 
    Vié de mer. C’est du provençal. « Vié » 	veut dire verge, ou plutôt « bite » si 	l’on traduit le niveau de langage. Le vié de mer désigne 	l’holloturie, animal marin plus connu sous le nom de "concombre de 	mer"... que j’entends alors comme une pudique métaphore légumineuse. Soit dit en passant, j’ai pris peur en voyant les spécimens d’holloturies peuplant les fonds sous marin tropicaux : ils mesurent plus de 40 cm centimètres et certains sont dotés de piquants. Ouch !

    2. Le mot que vous détestez ? 
    Eichörnchen. Ecurueil en allemand. Ce mot me fait suer car 	je n’ai jamais réussi à le prononcer correctement, je 	ne désespère pas d’y arriver un jour.

    3. Votre drogue favorite ? 
    Répondre des conneires à des questionnaires en buvant mon café.

    4. Le son, le bruit que vous aimez ? 
    Le grincement de mon 	lit.

    5. Le son, le bruit que vous détestez ? 
    Le grincement du lit de mon collocotaire quand il reçoit 	l’une de ses 3 amantes.

    6. Votre juron, gros mot ou blasphème favori ? 
    Douche bag. Juron anglosaxon 	assez énigmatique pour nous français... Pour plus de 	détails, voir : 	http://englishonline-reverso.typepad.com/mon_weblog/2007/10/douche-bag.html

    7. Homme ou femme pour illustrer un nouveau billet de banque ? 
    Bernard Tapis.

    8. Le métier que vous n’auriez pas aimé faire ? 
    Concepteure de monuments destinés 	à embellir les aires d’autoroute. 

    9. La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ?
    Un vié de mer, 	pardi ! 

    10. Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire ?
    Salut à toi !


    On a bien dit "été léger", non ? Il ne reste plus qu’un jour, alors j’en profite !

       

Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

Société Citoyenneté

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv