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Neos

40 ans, juriste.
Favorable à la mise en place de listes transnationales d'eurodéputés en 2014.
Je soutiens l'initiative du Groupe Spinelli (Parlement européen).

"Si l'État national était la seule forme d'organisation politique pour les Européens, si nous ne savions pas regarder au-delà de lui comme les Grecs ne surent regarder au-delà de la polis, nous n'aurions qu'à constater que nous sommes arrivés à la fin de la civilisation européenne, nous résigner et attendre que notre destin s'accomplisse."
 Altiero SPINELLI, Turin, 6 décembre 1957

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2006
  • Modérateur depuis le 03/11/2006
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Derniers commentaires



  • Neos 27 octobre 2006 17:45

    Papal : « Bayrou n’a aucun programme, et seulement des idées vaseuses qui concernent rarement notre quotidien. »

    C’est incroyable à quel point les idées reçues circulent ça et là. Si il y a bien 1 candidat qui a poussé ses équipes à préparer avec sérieux une ébauche de programme (qui sera dévoilé au cours des prochains mois), c’est bien François Bayrou. Faites preuve de curiosité, et allez consulter, juste pour voir, les conclusions des « colloques » de l’UDF (lien ci-dessous), et vous verrez que (..) il y a matière à composer un programme remarquable avec cette base de données : http://www.udf.org/participer/colloques.html



  • Neos 27 octobre 2006 17:26

    A Internaute : « Le changement climatique - Là-dessus il n’y a absolument rien à faire au niveau européen car le problème est mondial ». C’est en effet parce que le 1er pollueur au monde, les Etats-Unis, bientôt la Chine, ne se plient pas au Protocole de Kyoto, que l’UE, par sa puissance économique, peut les y contraindre. Lorsque les républicains américains cèderont la main aux démocrates, cela sera possible. (voir « an inconvenient Truth », dans toutes les bonnes salles de ciné)

    « Le vieillissement (..) est une chance. » Non, ce n’est pas une chance car la population européenne active n’est pas assez nombreuse pour assurer le passage de témoin avec la génération « Papy boom », qui s’est accrochée au pouvoir pendant les 20 dernières années, sans préparer sa « succession » auprès des générations plus jeunes en qui l’on n’a manifestement pas vraiment voulu faire confiance.

    « Les clandestins restent en France et les portes de l’immigration restent ouvertes parce que nos ministres se plient aus lois de Bruxelles. » Aucun commentaire sur cette remarque démagogique. Mais il est clair, selon moi, que ce n’est pas en bâtissant un mur comme celui que les américains sont en train d’édifier à la frontière mexicaine, que l’on résoud les questions des flux migratoires.

    « Le terrorisme international - En étant divisé, on divise les cibles. » Voir l’article du Monde : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-828019@51-828042,0.html

    « La croissance chinoise et indienne » est enfin un véritable sujet de préoccupation, car, que cela vous plaise ou non, la compétitivité est un thème très sérieux qui nous concerne tous. Sans entreprise compétitive en Europe, nous n’aurons aucune chance de maintenir notre qualité de vie sur le continent européen. Cette prise de conscience nous invite à la plus grande prudence vis à vis de nos amis chinois et indiens, à renforcer notre partenariat économique avec eux, et a fortiori faire en sorte que cette concurrence nous soit pleinement bénéfique pour les décennies à venir.



  • Neos 27 octobre 2006 15:36

    « François, biographe de Henry IV et de sa célèbre poule au pot, n’a ni le parti ni les réseaux qui pourraient lui permettre d’accéder à l’Elysée... Même les sondeurs, dans leurs questions, ne le prennent guère au sérieux. »

    Qu’est ce que les sondeurs ont bien à faire sur le résultat d’une élection ? Laissons le sondage aux press-people et gardons-nous d’accorder + d’importance que cela à cette voyance moderne d’un avenir incertain !

    François n’a pas le réseau ? Il a l’avantage d’être responsable, honnête et d’être prêt techniquement pour assumer la fonction.

    François n’a pas le parti ? Au cas où il est élu, il a officiellement appelé à la création d’un gouvernement d’Union nationale avec des ministres d’horizons différents sélectionnés en fonction de leur compétences plutôt que leur étiquette

    Alors Bayrou en Présidentiable, un pari impensable ? Pour le sondeur, oui. Pour le citoyen électeur, non.



  • Neos 27 octobre 2006 11:51

    A Macadam :

    La France et les français oublient un peu vite une réalité du quotidien : l’Union européenne fonctionne. Et elle fonctionne à 25.

    Lorsque la France et les français ne sont pas d’accord sur un point, leur avis est naturellement pris en compte.

    Mais si 24 autres Etats pensent autrement... La France doit suivre la majorité.

    Le « non » en mai 2005 n’a pas stoppé la machine européenne. Il a en revanche mis la France en extrême difficulté politique lorsqu’il s’agit de défendre ses positions devant les autres partenaires qui ne sont pas toujours du même avis que nous.



  • Neos 27 octobre 2006 11:32

    Avec l’intervention de Royal sur ’les jurys d’élus’ est réapparu le débat sur la représentation nationale et le lien qui unit l’électeur à son élu. Président de la République compris. Depuis 1962, les électeurs français élisent leur Président au Suffrage universel. Ce scrutin offre au Président une légitimité forte qui, en principe, doit lui permettre d’assumer ses fonctions avec la force de la volonté du peuple souverain derrière lui. Le problème intervient lorsque la personnalité ou les décisions politiques du Chef de l’Etat ne reçoivent plus la confiance : c’est le cas après un scandale, après un échec électoral, lorsque la majorité présidentielle (en thérorie) ne correspond plus à la majorité parlementaire (c’est le cas en situation de ’cohabitation’). Rien n’est prévu par la Constitution de 1958. L’esprit de la loi fondamentale avait été imprégné de responsabilité politique lorsque, face à un échec électoral, le Général de Gaulle avait pris la décision de démissionner de ses fonctions en 1969. Mais François Mitterand et Jacques Chirac ont eu une appréciation différente de cet esprit lorsque le premier fut mis en difficulté en 1986 et le second en 1997 après une dissolution désastreuse.

    Un Président de la République, sous la Ve République, devrait démissionner lorsque la confiance avec le peuple souverain est rompue. Le texte de notre Constitution ne prévoyant pas cette situation exceptionnelle, les cas d’exception ont malheureusement contribué à installer ce climat de défiance. Seuls la personnalité et le courage politique d’un Président responsable pourraient permettre de revenir à une situation de normalité. La responsabilité de respecter l’esprit de la Constitution et de revenir devant les électeurs si le peuple l’exige à travers un vote contestataire, par exemple.

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