J’écrivais : « le prix d’achat du kWh par EDF est de 18,65 € ».
Il fallait lire 0,1865 €, bien sûr.
Je me suis livré à un autre calcul : 3300 kWh par an ne rapportent plus que 615 euros. Multipliés par 20 ans, cela fait 12300 €. C’est l’ordre de grandeur d’une installation de 3 kW crête, pose non comprise !! Le seul avantage est de vendre la production un peu plus cher que ce qu’on l’achète (0,15 € le kWh). Mais pour combien de temps ? Lorsque le prix d’achat dépassera le prix de vente, il conviendra de résilier le contrat et se mettre en autoconsommation. On ne peux qu’espérer une baisse du coût des matériaux.
@ Desjardin Christophe
Vous dénoncez le risque d’incendies avec Linky et préconisez la totale autonomie en matière de consommation électrique. Savez-vous que les panneaux photovoltaïques et les batteries présentent aussi de sérieux risques d’incendies ?
Quelques calculs montrent qu’il faudra attendre encore quelques années pour être autonomes.
La vente totale de la production d’électricité
photovoltaïque à EDF, par un particulier est limitée aux installations
produisant moins de 3 kW en crête. Cela correspond à environ 20 m2 de panneaux.
Une telle installation en Bretagne, orientée plein sud (pente du toit à 45
degrés) génère environ 3300 kWh par an : 390 kWh d’avril à septembre, en
moyenne ; 130 kWh de novembre à janvier… avec un minimum de 80 Wh les plus
mauvais mois (moins de 2 Wh les plus mauvais jours).
Vingt mètres carrés, c’est peu. On peut aisément doubler,
voire tripler, cette surface sur une toiture de maison afin de la rendre
autonome (pas de limitation dans ce cas). Cependant...
Batteries : selon le reportage de France 2, il faut
compter 5000 € pour 5 kWh (2 batteries de 2,5 Wh chacune - exemple de
l’informaticien qui a équipé sa maison). Le commercial en batteries montre un rack de 4 batteries
(10 kWh en tout) et indique que c’est suffisant pour une soirée.
Encore faut-il pouvoir les charger. Avec l’estimation de
production faite plus haut (moins de 2 kWh les plus mauvais jours, 4 kWh si on double la
surface des panneaux…), on voit bien que c’est encore insuffisant. En réalité,
les batteries doivent être dimensionnées, non seulement pour fournir de l’électricité
la nuit, mais aussi en hiver, saison durant laquelle la consommation sera
supérieure à la production. Et là, les 10 kWh ne seront plus suffisants.
La technologie progresse. Le reportage de France 2 d’hier, conseillé par Christophe Desjardins est intéressant (merci Christophe). Des batteries de plus en plus performantes destinées à stocker l’énergie photovoltaïque sont en cours de développement. Le concept des toitures complètement solarisées se développe rapidement aussi.
« Je vous mets au défi, pour une famille standard de 4 personnes, de définir le système de stockage qui va leur permettre de se passer complètement du réseau. »
Il est possible que d’ici quelques années, cela devienne possible.
« EDF est au bord de la faillite et à donc besoin d’argent. Il s’arrangera pour vous racheter votre production une misère pour la revendre à bon prix. »
Plutôt que de raconter des âneries - pas sur la santé financière de EDF mais sur ses supposées entourloupes -, renseignez-vous. Pour les installation photovoltaïques raccordées entre le 1er juillet et le 30 septembre 2017, le prix d’achat du kWh par EDF est de 18,65 € (prix garanti pendant 20 ans avec indexation sur l’inflation). Certes, ce n’est pas élevé, mais comparez ce montant à celui de votre factureet vous verrez que EDF ne fait pas de bénéfice. Il s’agit d’une obligation d’achat.
Ce n’est pas EDF qui a grugé certains producteurs d’électricité photovoltaïques mais des entreprises peu scrupuleuses qui les ont démarchés de manière délictueuse.