Cela vous sert à quoi de lister des incendies
électriques ? Il y en a plus de 60000 en France, par an, dont la moitié sur
les installations des habitations. Et vous ne savez même pas si les incendies que
vous listez sont dus au compteurs (anciens ou nouveaux).
Aix-en-Provence :
Le boîtier qui se trouve sur la photo ne ressemble
absolument pas à un compteur Linky. Il y a au moins six câbles qui en
descendent. Sauf erreur, le compteur dit « général » d’une
copropriété, est celui des parties communes (ascenseurs, éclairage des
escaliers…). Il n’y a pas de raison pour qu’il soit différent des
autres.
Sur un autre site Facebook, il est écrit que le feu est parti d’un
gros compteur électrique dans les caves. Que l’incendie ait eu lieu après le
remplacement des compteurs, je veux bien (mauvais serrages de câbles, peut-être) mais, apparemment, il n’a pas été provoqué par un compteur Linky.
Audincourt :
On parle du tableau électrique qui aurait été récemment
changé, pas du compteur Linky. A ce jour, une cinquantaine de compteurs seulement
ont été installés sur cette commune (en majorité sur de nouvelles
constructions, je suppose – ou en remplacement de compteurs défaillants). Le
déploiement systématique ne commencera pas avant décembre prochain.
Il est étonnant que les collectifs locaux anti-Linky soient
incapables de se renseigner pour savoir si le compteur avait été changé. Ils
préfèrent dire : « on ne sait pas s’il s’agissait de compteurs
Linky », voire « Enedis s’est dépêché de faire disparaître toute preuve »…
comme si les habitants de la résidence Tivoli à Aix, par exemple, pourtant opposé au compteur, n’auraient pas eu le
temps de faire des photos d’un véritable compteur Linky cramé.
Compteurs Landis+Gyr :
Je ne vois rien de choquant dans cette présentation. Si je
comprends bien, ils commencent par donner des statistiques : 1830
incendies par an dus aux compteurs et câbles dans leur voisinage, sur 135
millions de compteurs installés. Je ne suis pas sûr qu’en France nous fassions
mieux. Ils décrivent ensuite les problèmes potentiels sur les bornes (photos à
l’appui) et envisagent de mesurer la température de leurs futurs compteurs à
distance pour détecter les anomalies. Où est le problème ? Les compteurs
électromagnétiques n’en sont pas capables et pourtant, les défauts de
connexions aux bornes est un gros problème. Les compteurs communicants peuvent être une solution.
Que ce document ait été confidentiel, n’a rien de surprenant. Il s’agit de développements que la concurrence doit ignorer.
Je pense que le remplacement des compteurs par
Enedis doit être l’occasion pour Enedis et ses sous-traitants, de contrôler
l’état de ces bornes de branchement. Certes, il y a quelques incendies dus au
mauvais travail de certains de ces techniciens, mais peut-être évite-t-on des
incendies qui se seraient produits sans ces interventions.
« Ensuite vous oubliez les différentes notes de la CNIL qui dénonçaient les risques d’atteinte à la vie privée dès 2010 présente en début d’article. Ensuite une autre note de 2014... » (suit un extrait du document).
Vous ne semblez pas bien suivre la chronologie des faits. En 2010, la CNIL dénonçait les risques. En 2014, elle émet des recommandations qui, depuis, ont été suivies : pas de 30 minutes pour la courbe de charge, autorisation explicite du client pour la communication de ses données (il en est le propriétaire), à des tiers.
Amusant de voir comment la manière dont vous mettez en exergue (ici en gras) des morceaux de phrases qui, sans leurs à côté ont une signification différente. Cela me rappelle le morceau de phrase que vous aviez extrait du rapport du GIEC, qui laissait entendre, selon vous, que le groupement reconnaissait l’existence d’un programme de gestion du rayonnement solaire (GRS). Sauf que si on lisait la phrase dans son intégralité, on pouvait voir qu’il s’agissait d’une hypothèse => Si la GRS est entreprise, alors il ne serait plus possible de la stopper. Vous vous gardiez bien de donner l’intégralité de la phrase.
Ici vous citez entièrement les phrase mais lisez ce que j’ai mis ci-dessous en gras et que vous voudriez passer sous silence :
« Toutes ces données ont à l’avenir vocation à être agglomérées et donc anonymisées pour être mises à la disposition des collectivités qui sont très intéressées pour évaluer leur efficacité énergétique. La loi Lemaire est en train de développer le cadre de mise à disposition de ces données. Les clients qui le veulent peuvent d’ailleurs déjà mettre leurs données à disposition d’entreprises s’ils nous le demandent. Comme par exemple à une société de surveillance. »
De toutes manières, cette opération de production photovoltaïque par les particuliers a été très mal montée. Elle était destinée à doper la filière en France mais l’offre était bien trop généreuse : crédit d’impôt important, obligation d’achat pour EDF à 58 centimes d’euros pendant vingt ans (avec indexation sur l’inflation).
Résultats : le nombre d’installations a explosé (supérieur à celui attendu) ; de nombreuses entreprises mafieuses ont vendu des installations pourries à des gens qui se sont endettés (cf. le reportage de France 2) ; et pour couronner le tout, les fabricants français n’ont pas réellement bénéficié de ces aides car la plupart des panneaux ont été importés de l’étranger.