@pemile Disons que les traces que l’on voit dans le ciel sont principalement celles d’avions de ligne. S’il se trouve, parmi eux, des avions militaires, c’est la même chose : leurs traces, lorsqu’elles sont visibles, sont majoritairement composées de gouttes d’eau.
Je n’ai jamais nié l’existence d’expériences d’ensemencement
de produits chimiques par avion. Je vous parlais d’ailleurs de l’iodure d’argent
dispersé dans les nuages pour tenter de faire pleuvoir. Je me souviens que dans les années 80, des expériences
scientifiques avaient montré le peu d’efficacité de ces méthodes.
Je vous invite à lire l’intéressante interview d’un expert
de Météo-France sur le site d’Atlantico. Vous noterez : « un coût
élevé par rapport à leur intérêt ».
De nombreux pays pratiquent ou testent ces méthodes. Les
photos/vidéos du C-130 malaisien ont été prises lors d’une expérience réalisée
en 2005. Le produit utilisé alors était du chlorure de sodium (eau salée),
moins cher et moins polluant que l’iodure d’argent.
L’organisation météorologique mondiale (OMM) suit de près
les recherches dans le domaine de la modification des conditions
météorologiques grâce à un comité d’experts ad hoc. Vous noterez qu’il s’agit de
modifications des conditions météorologiques, pas du climat (par la GRS, par
exemple). L’Inde a réalisé une très grande expérience (CAIPEEX) sur la mousson,
il y a quelques années. L’étude des données de cette expérience est en
cours…
Ce que je réfute, c’est la présence massive de composés
chimiques dans les traces d’avion. Bien sûr, il y a du CO2 et des résidus de
carburant, comme pour tout moteur thermique, mais ce que vous voyez dans le
ciel ce sont des gouttes d’eau. Lorsque les conditions atmosphériques propices
à leur formation ne sont pas réunies, vous ne voyez rien alors que les
réacteurs rejettent pourtant ces mêmes gaz.
Vous écrivez : " Les photos sont sous copyright et appartiennent à l’Air
Force. "
Comme c’est dommage ! Mais je vous comprends.
Personnellement j’ai des photos de marmottes qui, dans un endroit secret des
Alpes, emballent des tablettes de chocolat dans du papier d’aluminium. Je ne
peux malheureusement pas les montrer parce qu’il y a un copyright du fabricant
de chocolat dessus.
Soyons sérieux. Aux Etats-Unis (puisqu’il s’agit d’eux), le
copyright est bien moins protecteur que chez nous. Il peut être mis de côté si
l’usage de l’œuvre est loyal (désintéressé du point de vue financier, par
exemple). Cela s’appelle le fair use (ou fair dealing dans d’autres pays). Vous
pouvez revendiquer ce droit, par exemple, lorsque l’intérêt du public prime sur
celui des bénéficiaires des droits d’auteur. N’est-ce pas le cas ?
Vous lisez l’anglais ? C’est amusant, parce que vous donnez la traduction de l’extrait de la phrase que je vous ai donné précédemment, en anglais. L’extrait commence bien par « si le SRM prenait fin pour une raison quelconque... » mais vous vous gardez bien de traduire le début de la phrase. Celle-ci comme par : « Augmenter la gestion du rayonnement solaire à un niveau considérable amènerait le risque que si cette gestion prenait fin pour une raison quelconque... »
La première partie de la phrase est au conditionnel. Elle ne valide en rien l’existence d’opérations de GRS (ou SRM si vous préférez), en cours. Au contraire, elle met d’abord en garde contre sa mise en oeuvre., pas de son arrêt comme vous voulez nous faire croire... Plus loin, en toute cohérence avec ce qui précède, il est écrit que les méthodes de gestion du
rayonnement solaire ne sont ni utilisées, ni testées. Il n’y a là aucune contradiction contrairement à ce que vous dites !!
Qui de nous deux est malhonnête ? Mais bon, vous êtes peut-être de bonne foi. Vous n’avez pas lu le rapport de synthèse et vous faites un copier/coller de textes trouvés ailleurs sur le Web. Vous devriez être plus rigoureux.
J’aurais bien aimé voir vos photos d’avions militaires spécialement équipés pour l’épandage de pesticides (en plus les techniciens sont en tenue NBC). Je ne les ai pas trouvées sur votre site Web.
Notez que je ne nie pas que des opérations d’ensemencement de cumulonimbus au moyen d’iodure d’argent, aient eu lieu. Il ne s’agit pas là de modification du climat et, de plus, des études sérieuses ont montré leur inefficacité. Il fut un temps où les viticulteurs payaient des aviateurs pour disperser du iodure d’argent dans les nuages en formation afin de les faire précipiter (sous forme de pluie) avant que la grêle ne se forme en leur sein et détruisent ensuite leurs cultures. Je n’ai pas pris le temps de vérifier si cette activité est toujours d’actualité.