« Le GIEC a déclaré qu’il ne fallait pas stopper le
SRM » => Solar Radiation Management pour les autres lecteurs (Gestion du
Rayonnement Solaire, en français). Encore un élément présenté comme une vérité
alors que c’est un mensonge. C’est vraiment une habitude : après le réacteur nucléaire nécessaire à Linky, l’éolienne qui s’est effondrée sur l’autoroute...
Vous l’avez lu le rapport ?
Ce que dit le rapport de 2013 du GIEC, c’est qu’il serait
dangereux de jouer aux apprentis sorciers ; et que si jamais la GRS était
mise en œuvre, sont arrêt pour une raison ou pour une autre (crise économique,
par exemple) entraînerait une brutale augmentation des températures à la
surface de la terre.
De manière malhonnête, certaines personnes, dont vous M.
Filterman, faites état d’un extrait de la phrase suivante du rapport du GIEC,
pour faire croire que la GRS est aujourd’hui une réalité. Je souligne cet
extrait dans la phrase complète que je reproduis ici :
«
Additionally, scaling SRM to substantial levels would carry the risk that if
the SRM were terminated for any reason, there is a high confidence that surface
temperatures would increase rapidly (within a decade or two) to values
consistent with the greenhouse gas forcing, which would stress systems
sensitive to the rate of climate change. »
Le sens de la phrase entière et celui de son extrait, sont
loin d’être identiques. Ne prendre en compte que l’extrait, sous-entend que la GRS est en action. Pourtant, plus loin, dans ce même rapport, il est écrit que les
méthodes de gestion du rayonnement solaire ne sont ni utilisées, ni testées.
" Deux des vidéo de ma page ont
été censurée, dont celle avec 3 avions militaires qui crachaient. " Il ne vous
vient pas, un seul instant à l’esprit, que des liens deviennent parfois
obsolètes, suite au déplacement des fichiers (e.g. vidéos) sur lesquels ils
pointaient ? Non, c’est évident : c’est la censure !! )
Sur votre site, vous parlez de « journalistes qui
n’ont pas les compétences requises et qui en plus n’ont jamais été dans
l’aviation ». Je vous dirais qu’on peut très bien avoir des compétences en
aviation et ne pas en avoir en physique de l’atmosphère… ce qui semble être
votre cas puisque pour vous, une pression de quelques grammes par mètre carré
est susceptible de déplacer des nuages. Notez que j’ai les deux compétences.
Les traînées d’avions sont un phénomène météorologique
bien connu depuis des décennies. Il s’agit ni plus ni moins que de vapeur d’eau
qui condense à la sortie des réacteurs. La croissance du trafic aérien fait
qu’on en voit plus aujourd’hui qu’il y a une vingtaine d’années.
Puisque vous avez des compétences en aviation – enfin,
c’est vous qui le dites -, vous devez savoir que les messages d’observations
météorologiques pour l’aéronautique (METAR), incluent le paramètre COTRA (pour
condensation trails) depuis le début des années 60. Pensez-vous que l’Organisation
Météorologique Mondiale (OMM) et l(Organisation de l’Aviation Civile
Internationale (OACI) se seraient intéressées à ce phénomène au début des
années 60 s’il avait été marginal à cette époque ?
Non seulement les services météorologiques
observent les traînées de condensation des avions mais ils sont capables de les
prévoir en fonction des conditions de température et d’humidité prévues aux
altitudes de vol des avions. Pourraient-ils prévoir les chemtrails ? Ah,
non, je sais : les produits chimiques sont déversés par les avions lorsque
les conditions météorologiques sont telles qu’on pourrait les prendre pour des
traînées de condensation )
Comme d’habitude, vous prenez des informations trouvées dans la presse pour argent comptant, sans jamais approfondir. Heureusement qu’aujourd’hui on peut, grâce à Internet, se faire une opinion... à condition de chercher un peu et aux bons endroits.
Vous écrivez « le 16 mai, en Allemagne, une éolienne s’est écrasée sur l’autoroute ». Certes, c’est spectaculaire, d’autant plus que si vous regardez bien la photo, il ne s’agit pas d’un mât mais d’une pale d’éolienne. L’article est fallacieux. Il ne s’agissait pas d’une éolienne en fonctionnement qui serait effondrée sur l’autoroute, mais d’un accident de la route impliquant un convoi exceptionnel. C’aurait pu arriver à n’importe quel autre convoi exceptionnel. Doit-on interdire le transport des éléments d’éoliennes suite à cet accident de la route ? Soyons sérieux.
Vous trouverez des informations plus exactes, au plus près de cet accident, dans la presse allemande . Mais peut-être allez-vous dire que c’est le Figaro qui a raison et que le lobby éolien allemand nous cachent des choses...
Vous affirmez toujours qu’une pression de 1 gramme par mètre carré générée par un puissant champ électromagnétique puisse contribuer à modifier le climat ? Que le système Linky, dans son ensemble, nécessite un réacteur nucléaire pour fonctionner ? Reconnaissez au moins que vous vous êtes trompé sur ce dernier point !
J’ai lu l’article de Que Choisir de janvier 2015. Pour ceux
qui ne l’auraient pas lu, cet article, intitulé « Le jeu trouble des
associations », tempère le discours alarmiste... et le plus souvent infondé... des associations anti-ondes. Il met également en avant de possibles conflits
d’intérêts entre ces associations et le business qu’elles peuvent tirer de leurs
affirmations.
Je comprends que la partie de cet article qui vous dérange le
plus, M. Fliterman, c’est l’encart de quelques lignes qui vous est consacré et
qui rappelle vos thèses. Si vous considérez que cet encart est diffamant,
pourquoi n’avez-vous pas porté plainte ? Je crois savoir que vous assumez
les thèses qui y sont listées. L’auteur écrit qu’il ne se prononce
pas sur leur validité. De quoi vous plaignez-vous ? De sa phrase
conclusive : « il est évident que son registre n’est pas celui d’un
banal scientifique » ?
Je pense que la position de Que Choisir sur Linky a évolué au cours de ces dernières années. Comme d’autres organisations, l’association s’est montrée, à juste titre, inquiète au début. Depuis, bien que non-encore convaincue par son intérêt économique, elle a été rassurée : sur les risques sanitaires par l’ANSES (et l’AFNR pour les mesures) ; et sur les risques sur la vie privée par la CNIL. On notera que la CNIL a émis des recommandations qui ont été suivies par Enedis (transmission de la courbe de charge après autorisation du client, et par pas de 30 minutes seulement).
Vous écrivez : " un puissant champs peut générer une pression de quelques
grammes/m² ". Quelles sont vos sources ? Quelle est la nature du
champ ? Quelle est sa bande de fréquence ?
Tâchons d’être rigoureux (et sérieux)...
La pression (force par unité de surface) s’exprime en pascal
(newton par mètre carré). Le gramme est une unité de masse, pas de force. Je
suppose que vous vouliez dire « quelques grammes-force par mètre carré » (1
gramme-force est à peu près équivalent à 0,01 N). Un gramme-force par mètre
carré équivaut donc 0,01 Pa, soit 0,0001 hPa (hectopascals : autrefois, on
disait millibars).
A 5000 mètres d’altitude, dans une atmosphère standard, une
variation de 1 mètre en altitude correspond à environ 0,07 hPa. La pression
exercée par votre « puissant champ » correspond donc à un déplacement
du nuage de 1,4 millimètres !! Pas de quoi faire pleuvoir. Merci de me
corriger si j’ai fait des erreurs de calcul.