Les idées (idéologies) précédent toujours l’architecture qui n’en sont que l’expression, et non l’inverse. Ainsi quand on passe du style roman (la période de l’art roman s’étend du début du XI e siècle à la seconde moitié du XII e siècle) au style gothique (du XII e siècle
jusqu’au milieu du XVIe siècle et même jusqu’au début XVIIe siècle), ce dernier vise à donner dans l’imaginaire ou l’inconscient collectif plus de Transcendance à la religion, à assoir davantage le pouvoir du clergé, de l’Église. Les grands édifices ont toujours été une constante à travers les siècles de l’expression du pouvoir politique, depuis l’Antiquité.
@Fergus Le Beffroi d’Armentières n’a rien d’historique, il a été reconstruit après la guerre WW1 beaucoup plus haut que le précédent ci-nommé avant « Hotel de Ville ». Peut-être pour rivaliser avec le clocher mitoyen... ?
Derrière l’architecture intéressante des Beffrois, ne faut-il pas y voir une expression dans la pierre de la Puissance du pouvoir séculier, et les clochers l’expression du pouvoir spirituel de l’Église... c’était pas juste pour faire joli
Bien vu le « Dessin de Chaunu publié le 26 juillet 2025 dans »Ouest-France" !
E. Macron fidèle à son narcissisme sur-dimensionné ne loupe jamais une occasion de faire parler de lui... sa proposition à « deux États » a été cuite et re-re-re-re...-cuite depuis 1948, qui est encore dupe ?
Les sionistes s’y sont toujours opposés et ont fait échouer tous les Accords avec l’Autorité palestinienne...
E. Macron l’idiot utile de Tel-Aviv ? ou une diversion médiatique pour regarder ailleurs... que Gaza qui meurt
Gérard Haddad, médecin, psychiatre, psychanalyste et essayiste, juif... est plus explicite dans son article sur ce concept psychanalytique de forclusion
[.......] Le sionisme s’est construit sur une forclusion du judaïsme Pour les fondateurs du sionisme, tout ce qui avait trait au judaïsme, sa religion, l’histoire millénaire, les rites, etc. n’étaient que superstition qu’il fallait extirper. Seule la science devait dominer. Ce rejet radical, je l’appelle forclusion, en reprenant un concept de Jacques Lacan. Herzl et Nordau ont construit une boite vide dont les parois sont le nationalisme et la violence coloniale. Les sionistes vont arriver en Palestine avec cette boite vide. Dans son discours à l’ONU, Yasser Arafat dira plus tard : « Vous étiez persécutés par des pogroms, mais si vous étiez venus en Palestine comme réfugiés, nous vous aurions accueillis comme nous avons accueilli les Circassiens* ; mais vous êtes venus en nous rejetant, pour nous dominer… » Avec cette boîte vide, tous les repères étaient perdus : comment enterrer les morts, comment organiser les mariages ? Etc. Toute vie sociale repose sur un minimum de rites, mais les sionistes voulurent les effacer. Dans les années 1930, le rabbin Rav Kook, citant Isaie, émettra cette idée : les sionistes, cette bande d’athées, c’est l’âne que Dieu nous envoie pour arriver au Messie. Dans Isaïe, le Messie doit arriver sur un âne.
Ma théorie, c’est donc que le sionisme s’est construit sur une forclusion du judaïsme. La terrible guerre dont nous sommes témoins aujourd’hui au Proche-Orient, c’est une guerre fratricide. Je l’ai dit, le schéma psychanalytique que je promeus repose sur cette notion de conflit entre frères.
J’ai souhaité aller plus loin en posant la question : pourquoi déteste-t-on son frère ? Lacan parlait du « stade du miroir »,
ce moment où le bébé jubile quand il voit son image spéculaire. Je
crois au contraire que le bébé n’est pas content de se voir. Il se
demande : qui est ce type ? C’est mon double. Le frère, c’est ce qui
ressemble le plus au double. Le philosophe français René Girard
(1923-2015) a beaucoup parlé de cela dans La Violence et le Sacré (1972). Pour l’Israélien, le Palestinien c’est son double, et qu’est-ce qu’on fait face à son double ? On le tue.
Le psychanalyste le plus proche de Freud, Otto Rank, a écrit sur
ce sujet passionnant un court essai. Le grand Dostoïevski aussi a écrit
un roman intitulé Le Double. Dans
cette guerre fraternelle, les deux frères meurent, c’est ce à quoi l’on
assiste au Moyen-Orient, un double suicide. Le judaïsme se meurt :
comment peut-on encore être juif avec Netanyahou et la grande majorité
de la population israélienne qui le soutient ? Les manifestations en
Israël sont marginales, 80 % des Israéliens veulent la disparition des
Gazaouis. Itzhak Rabin aimait dire qu’il avait fait un rêve dans lequel,
à son réveil, Gaza avait disparu… Cette tragédie est une psychose qui
se traduit par un massacre et on ne connaît pas ses conséquences. Elles
seront terribles.
*Habitant le Caucase, les Circassiens furent chassés par les
Russes au XIXe siècle, puis installés dans diverses régions du
Moyen-Orient dont la Palestine ottomane, où ils maintinrent leur
identité culturelle et eurent de bonnes relations avec la communauté
locale.
Gérard Haddad
Témoignage de Gérard Haddad, médecin , lors du rassemblement Palestine proche de l’ambassade d’Israël à Paris :
« Pendant longtemps j’étais sioniste. j’ai vécu là bas 3 ans. Tout les rêves que j’avais, tout mon fantasme d’une société idéale, fraternelle, se sont effondrées ».
Gérard Haddad explique qu’il est bouleversé par le génocide à Gaza :
« Pendant longtemps j’étais sioniste. Je suis parti vivre en Israël comme médecin pendant 3 ans. Ça m’a guéri de mon sionisme.[..] la violence là bas est sans limite… » « les relations humaines là bas entre juifs déjà sont désastreuses et d’une violence incroyable … je ne me suis pas retrouvé là dedans : tous les rêves que j’avais. Tous mes fantasmes d’une société idéale , fraternelle se sont effondrés. »« Je suis bouleversé. effondré . Les Massacres d’enfants , de journalistes, de médecins , de vieillards … tout ça au nom … je suis juif moi même … je suis attaché à mon judaïsme. »
« Le sionisme s’est constitué une forclusion du judaïsme . Ils ont construit une boite vide dont les parois étaient faites de violence nationaliste et aujourd’hui cette forclusion se traduit par ce génocide du peuple palestinien, qui est un peuple frère. »« Ce sont des êtres humains comme vous et moi . Tout ça est d’une infinie barbarie , bouleversant, scandaleux. Pire peut être que ce qu’ont fait les nazis. Et surtout on ne sait pas les conséquences à moyen terme. »