Je crois qu’une conception matérialiste (au sens large du mot matière) pourra expliquer la conscience je ne recherche aucune transcendance.
Ce que vous ne comprenez pas, c’est que dans la conception de la relativité générale, tout observateur est représenté par une ligne d’univers qui englobe son passé et son futur (propre). Le présent ne se construit pas « au fur et à mesure » et pourtant la conscience le perçoit comme tel. Pourquoi ? Cette question reste posée, c’est tout.
« L’accélération de la conscience » que vous mentionnez est une notion vraiment trop vague pour servir de base à une discussion scientifique sérieuse. Encore une fois, l’idée qu’il serait impossible de s’apercevoir de la dilatation des objets ou de la dilatation des temps dans un monde dans lequel tout se dilaterait (donc les règles et le horloges également) a marqué les prémisses de l’abandon de l’existence de l’espace ou du temps séparément, Poincaré (et peut-être déjà Galilée) avait déjà réfléchi à cela. Seul l’espace-temps existe objectivement dans le cadre de la théorie de la Relativité d’Einstein qui est toujours la théorie de référence actuellement.
Du point de vue de la Relativité le temps n’existe pas vraiment (Voir à ce propos Marc Lachièze-Rey). D’ailleurs, la disparition du temps faisait la une des titres des journaux de l’époque de la découverte d’Einstein. Il n’y a qu’un espace -temps objectif qui est donné une fois pour toute, un événement passé pour un observateur appartient au futur d’un autre et l’espace ou le temps seuls perdent leur existence objective. Le vrai mystère qui demeure est le parcours du temps propre par la conscience de l’observateur comme le saphir le long du sillon d’un disque déjà écrit. Comment retrouver l’Espace et le temps comme propriétés émergentes ou approximations dans le cadre d’une description théorique qui n’en a pas besoin comme fondement ?
Si vous avez vraiment découvert une nouvelle voie de la physique, BRAVO ! Il y a forcément deux ou trois types honnêtes et physiciens de hauts niveaux qui vous aideront à publier dans une revue. Vingt ans d’avance, après tout, cela n’est pas tant que ça et j’ai du mal à croire qu’il n’y a personne pour comprendre ce que vous avez trouvé. Cela peut prendre un peu de temps c’est vrai mais cela aboutira forcément. Je vous (et nous) le souhaite vraiment . A moins que...vous ne soyez qu’un fanfaron.