L’Europe est une tentative des bourgeoisies nationales de s’accorder pour avoir un grand marché et être compétitifs par rapport aux deux autres grands blocs, cela au détriment des salariés évidemment puisque les avantages sont toujours considérés du point de vue du capital (coût du travail etc..). Ces accords sont fragiles car aucune guerre n’ayant permis l’unification et l’existence d’une « nation » et bourgeoisie européenne, les différentes puissances concernées ont des intérêts souvent contradictoires et donc des arrière-pensées. Cette tentative est sur le point de capoter et des fractions de plus en plus importants de ces bourgeoisies commencent à envisager une autre voie. C’est ce changement de point de vue qui se reflète chez les intellectuels que vous citez. C’est leur fonction sociale. Mais un repli national dans le cadre du capitalisme et en faveur des entreprises et des patrons nationaux se fera aussi sur le dos des salariés. On trouvera des tas de raisons économiques, écologiques, éthiques pour tenter de justifier le protectionnisme qui est dans le catalogue de tous les "anti-européens de droite. Pour les États-Unis socialistes d’Europe ! Pas d’autre solution.
Pour les salaires chinois, cela dépend grandement de savoir où (et qui)en Chine. Dans le sud les chiffres de 400 à 600 euros en moyenne ne
me semblent pas exagérés (Je suis allé cinq ou six fois en Chine pour
quelques semaines mais je n’ai pas assez étudié la question pour
prétendre connaître les « vrais » chiffes). Cela dit, il y a un contraste
énorme entre l’idée que vous vous faites du niveau de vie du citoyen
chinois d’après les médias français et le niveau de vie réel que vous
découvrez quand vous vous y rendez vraiment. En ce sens Isga ne me semble pas avoir tout à fait tort et je pense comme lui qu’une certaine uniformisation des conditions de vie des salariés est en train de s’instaurer. On utilise souvent « l’épouvantail » chinois pour nous faire accepter n’importe quoi ici. Si non, je suis assez d’accord avec les impressions de l’auteur de cet article.
Je n’ai pas lu tous les commentaires mais je suis surpris par la désapprobation qui semble se dessiner. Cet article me semble vouloir dépeindre avec objectivité et neutralité le personnage dans son envergure politique sans entrer dans les détails de la vie privée. En somme Valls est un politicien bourgeois qui a fait carrière au PS et qui est et sera encore loyal envers la classe qu’il sert : La bourgeoisie. Il n’y a nullement besoin de noircir le portrait pour comprendre que le nouveau ministre n’est pas de « notre » camp (comme n’importe quel autre membre du gouvernement d’ailleurs). Toutes ses qualités éventuelles, probité, fermeté etc... ne seront pas à « notre » service. Par « notre camp » j’entends l’ensemble très large et disparate de ceux qui pensent que le capitalisme doit disparaître et qui ont également une fibre internationaliste.
Exact Foufouille contrairement à ce que est le plus souvent dit et à ce que je croyais moi aussi il y a fort longtemps, le Front populaire de 36 a été une défaite politique pour la classe ouvrière malgré les concessions (mentionnées avec justesse par certains ici) obtenues. Bon, à cette époque le rapport de force et la conscience de classe étaient autres que ce que nous connaissons aujourd’hui. Pour ceux qui ne seraient pas d’accord, je conseille la lecture de : Où va la France de L. Trotsky.