« Il suffit que nos chers concitoyens réalisent (enfin) que le pouvoir est déjà entre leurs mains ! »
Et bien désolé de vous contredire, mais le pouvoir n’est justement pas entre leurs mains. Et ils le savent.
Le pouvoir est dans les mains d’une bourgeoisie qui a un État comme instrument de domination. Si la « démocratie » qui sert les dirigeants entre un jour en contradiction avec leur pouvoir, elle disparaîtra tout simplement. J’apprécie votre bonne volonté et considère volontiers que nous sommes du même côté. Mais votre position ainsi que celle de l’auteur est beaucoup trop idéaliste.
Mr Gilles Bonafi, cela est désagréable d’échanger avec
quelqu’un qui se permet de dispenser ses jugements sur « le niveau »
de la discussion qui aurait enfin atteint un seuil digne de votre intellect. Si nous
apprenons par vous quelque chose et devons pour cela revoir nos conceptions et
bien tant mieux et l’on voudrait vous embrasser si le cas se présentait. En ce
qui me concerne, à défaut d’être d’accord avec vous, je trouve au moins que la
discussion initiée par votre article est intéressante. Pour gagner une « autorité »
par la pertinence des arguments et qu’elle soit acceptée par un grand nombre,
inutile de recourir à cette forme de violence qui consiste à traiter vos
contradicteurs par le mépris. Les « petits professeurs » sont déjà
assez nombreux dans la vie réelle de la société de classe. On peut trouver une
idée stupide et le dire sans détours, mais essayons de ne pas jouer à celui qui
est « au-dessus ». Acceptons avec humilité les « conneries »
des autres et aussi celles que l’on peut dire soi-même.
Vous avez sûrement énormément travaillé comme vous dîtes pour
nous donner « une petite leçon d’économie ». Pourtant, les exemples
que vous avez trouvés sont archi-connus, et, à mon avis, Michel Maugis répond
très bien à vos objections. J’aurais cependant une remarque personnelle
concernant la valeur. La valeur d’une
chose selon la conception marxiste, n’est pas seulement le temps de travail
social qu’elle contient comme une sorte de substance contenue en elle (à la Ricardo).
C’est aussi un rapport social de
production qui lui fait perdre son caractère substantiel et localisé. Je crois
que JM Harribey (peut-être d’autres auteurs aussi) à bien développé cet aspect.
L’analogie suivante avec la physique moderne est exagérée mais on retrouve un
peu cela avec la masse qui ne serait pas une propriété seulement liée à une
quantité de matière localisée dans une région de l’espace mais une propriété qui doit faire intervenir l’ensemble
de l’univers.
@ Gilles Bonafi Prenez n’importe quelle idée, la relativité par exemple, ce
n’est pas Einstein, Non, ce n’est pas
Poincaré, c’est Galilée,…. on peut remonter jusqu’à Zénon qui a (peut-être) été
le premier à critiquer la notion de mouvement absolu allant jusqu’à évoquer l’existence
d’une vitesse limite. Les idées ont une histoire et se développent comme les
être vivants.
Marx n’a jamais dit que ce qui est de l’ordre de l’esprit n’existe
pas mais (et ce n’est pas le premier) il soutient la primauté de la matière sur
l’esprit.
Le solipsisme est irréfutable du point de vue de la pure
logique formelle. Donc ne pas être solipsiste relèverait aussi de la foi selon
votre conception. Mais la logique formelle n’est qu’une petite partie de nos
moyens de connaître. Du point de vue du rasoir d’Ockham, le solipsisme a de surcroît le défaut de devoir en plus expliquer pourquoi
tout se passe comme si le monde extérieur existait vraiment.
Avant de parler de la baisse tendancielle du taux de profit
il faudrait d’abord parler de la loi de la valeur qui a disparue de l’économie « moderne »
et qui explique bien des choses.
Je pressens une pointe de moquerie dans votre question. J’ai simplement voulu exposer un point que je ne comprenais pas dans l’espoir d’avoir des précisions. Je ne vais certainement pas risquer une expertise à distance sur un problème dont je viens seulement d’apprendrel’existence par votre article. Je n’émets pas non plus de jugement de valeur sur ce vous avez écrit ici. Je ne dis pas qu’il n’y a pas un problème de surchauffe des batteries, je ne comprends pas encore (sûrement par manque d’informations) le lien avec le voltage pour la simple raison que j’ai évoquée ci-dessus.
Puissance= U . I Charge de la batterie= Q= I. Temps
Donc pour alimenter une lampe de 100 W (qui fonctionne par exemple sur 100V) pendant 1 heure il faut un courant I=100/100= 1 A et ce pendant 1 heure donc une charge totale de 1 A h (ampère-heure)
si la lampe de 100 W fonctionne sous 200 V il faut 0.5 A pendant 1 heure donc une charge totale deux fois plus petite. L’énergie totale : U.I.Temps, étant évidemment identique dans les deux cas.