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Nycolas

Auteur de romans et nouvelles, naturopathe, blogueur occasionnel et "mystique", utilise son temps à observer le monde et la société par le petit bout de la lorgnette, essayant de mieux les comprendre tant il a parfois l'impression d'y être un étranger... mais au fond, ce n'est qu'un homme... Un homme qui traque les idées reçues, la pensée-réflexe, dénonce l'embrigadement et les conditionnements, et essaye modestement d'oeuvrer à un monde plus intelligent et plus humain.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/06/2008
  • Modérateur depuis le 13/06/2009
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Derniers commentaires



  • Nycolas 18 juin 2009 10:34

    Clair qu’il y a de la matière... parole de métalleux...

    C’est presque dommage de devoir choisir 10 titres dans la forêt de groupes de metal que j’ai l’habitude d’écouter... J’aurais vraiment du mal, d’autant que je ne suis pas vraiment dans le hard rock à l’ancienne. Trust, AC/DC c’est sympa, mais y a tellement de trucs qui sont apparus depuis...

    De l’indus au black metal en passant par le heay symphonique ou mélodique, certains groupes de death, les tendances gothiques, etc.



  • Nycolas 18 juin 2009 08:26

    Une autre chose, en passant. Vous qui semblez en définitive prôner un système monarchique, je m’interroge tout de même : comment pensez-vous qu’une monarchie (pouvoir d’un seul, pas forcément de droit héréditaire ou divin, selon moi, un monarque pouvant être élu ou nommé, par exemple) pourrait être réinstaurée de nos jours ?

    Personnellement je ne vois qu’une solution « réaliste ». Comme les néo-aristocrates et néo-bourgeois qui détiennent aujourd’hui les rènes du pouvoir ne les décerneront jamais de leur plein gré à un monarque, et au risque de surprendre, je pense que l’une des seules solutions pour réinstaurer une monarchie d’un genre nouveau serait de passer par... une démocratie directe temporaire ou un système autogéré temporaire. En effet, rien n’empêche ce type de régime d’en désigner un autre pour le remplacer, si c’est ce que décident les participants... Je sais que c’est purement spéculatif et que ça peut paraitre délirant, mais bon ce cheminement me parait plausible, alors que je n’en vois pas d’autre, à part un concours de circonstances assez hallucinant.

    Pour terminer, je tiens à dire que je ne souhaite pas particulièrement qu’une monarchie revienne, je pense, à première vue, qu’un pouvoir partagé entre différentes forces, est un meilleur garant de la protection des libertés individuelles, et c’est plutot vers cela que je tendrais : une modification de la structure des instances dirigeantes donnant au moins un peu plus de pouvoir de décision aux peuples, quitte à ce que ça ne soit que sur certains domaines du pouvoir. Bon, ça mérite d’être élaboré comme idée, mais en gros ça tourne autour de ça... pour le moment.

    Il me parait en revanche assez difficile de juger ce qui favorise le moins l’apparition du totalitarisme, entre le régime actuel, une monarchie (encore faudrait-il savoir quel type de monarchie) ou une démocratie à tendance participative... Ce qui est sûr, c’est que le régime actuel ne l’empêche pas...



  • Nycolas 18 juin 2009 08:08

    Je pense en tout cas, si l’on veut prendre un angle de vision réaliste, que sans aller jusqu’à la démocratie « directe » on peut introduire bien davantage de démocratie participative dans le système.

    Qu’au moins nous puissions participer réellement, pas juste donner des mandats pour des programmes et des candidats qui en feront bien ce qu’ils en voudront.

    Il y a des systèmes intermédiaires entre notre république et une démocratie purement directe. C’est ce que je me dis, même sous une perspective « idéaliste » : il faut tendre vers le meilleur. Donc vers plus de participation. Je ne crois pas qu’une gouvernance plus participative affaiblirait le régime, et elle aurait le mérite de ré-intéresser les gens à la politique dans le bon sens du terme : ils pourraient se réapproprier certaines décisions.

    Bien sûr cela est illusoire dans la situation actuelle, où l’on va jusqu’à contredire la parole du peuple lors d’un référendum, et où l’on commence entrevoir la silhouette fantomatique du gouvernement mondial qui se dessine.

    Pourtant je pense qu’il faut résister, car notre liberté d’être découle directement de la part de souveraineté que nous possédons. La politique n’est pas abstraite, elle est une composante essentielle de la vie sociale. Et elle nous échappe de plus en plus, faisant de nous des jouets de décisions de plus en plus éloignées de nous et par conséquent de plus en plus éloignées du concret, du tangible. Le risque est que la politique décole de la planète terre pour devenir de plus en plus lunaire et kafkaienne, ne pouvant dès lors profiter qu’aux nantis et à ceux qui sont immunisés contre ces dérives.

    En clair, je pense que la dictature, sous une forme nouvelle, d’une certaine façon elle est déjà là, et elle se renforce, et que donc il est presque trop tard pour se demander ce qui arriverait si elle était là, sous une démocratie directe ou non. Il faut exiger plus de participation, plus de prise sur les décisions, pour restaurer un équilibre qui s’enfuit... Et ce avant que les derniers garde-fou aient sauté (constitution, etc.). Ceci, c’est la responsabilité de chaque citoyen, de faire entendre sa voix, hors des urnes, puisqu’il n’est pas encore né celui qui posera une telle question aux citoyens par le biais des urnes, je le crains... Puisque c’est notre seul pouvoir réel, que de faire entendre notre mécontentement et notre désaccord, alors faisons-le... Je pense sincèrement qu’une partie des abstentionnistes pense à peu près cela... qu’ils n’ont plus, ou n’ont jamais eu, confiance dans ce mode de gouvernance, et que malheureusement Sarkozy est en train de donner raison à leur méfiance. Ce type est un vrai danger...



  • Nycolas 17 juin 2009 23:34

    Vous y êtes... Un chef d’état élu automatiquement se pare d’une légitimité qui est trop souvent factice, et qui peut lui servir de prétexte à une gouvernance hypocritement despotique. D’ailleurs beaucoup de grands dictateurs n’ont pas eu à prendre le pouvoir par la force : ils ont été élus. Ai-je besoin d’en citer un ? Aujourd’hui on croit trop souvent que les Hitler et compagnie se sont montrés d’emblée francs dans leur despotisme, mais c’est faux. Au début ils étaient dans la logique électoraliste, et il aura fallu quelques années à un Hitler pour mettre en place son plan, avec la fausse légitimité de son élection « démocratique », par un peuple soumis à la démagogie.



  • Nycolas 17 juin 2009 15:25

    Si vous aviez bien lu, vous auriez vu que d’un côté je parle d’un « despotisme franc » et de l’autre d’une « tyrannie hypocrite ». Ce qui rend votre critique caduque. Bien sûr que je préfère l’autogestion, mais là je compare d’autres choses entre elles. C’est vous qui vous égarez...

    Un totalitarisme franc a un avantage : on peut le combattre, car on peut le désigner.

    Un totalitarisme rampant, ne disant pas son nom et pouvant au choix se nommer « communisme », « république » ou encore « démocratie » n’est pratiquement pas attaquable en tant que tel.

    Le stratagème (hypocrite par essence) fait toute la différence. Or je prétends en effet que nous vivons dans une quasi-dictature que nous ne pouvons désigner comme telle, parce qu’elle porte un masque. Or ce masque est sa protection. On votera même pour qu’il conserve ce masque.

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