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@Caleb Irri
Les premiers islamophobes sont des musulmans. Beaucoup ont peur de quitter l’islam à cause de la répression qui va s’abattre sur eux. L’apostasie est interdite dans l’islam et est souvent punie par la mort. Mais lorsqu’ils le font, ils sont bien plus agressifs envers l’islam que tous les autres citoyens. Difficile pour eux de cacher la colère d’avoir été trompé si longtemps. Mais ce qu’ils disent sur l’islam provient des scientifiques qui ont étudié le sujet. l’écart entre le discours scientifique et le discours islamique n’a jamais été aussi grand. Il ne se passe pas d’année sans que soit découvert de nouvelles sources ou que soit publiés de nouvelles études sur les origines de l’islam. Le malaise des musulmans nait de ce grand écart. Il ne sert à rien de se plaindre d’islamophobie ou de créer un sentiment victimaire si on ne réfléchit pas sur le discours scientifique. Faut-il cacher la vérité scientifique pour ne pas choquer les musulmans ? Doit-on laisser les musulmans se réfugier dans le déni et le sentiment victimaire ? n’est-ce pas plutôt leur rendre service que leur expliquer cette vérité scientifique ? Pourquoi l’islam utilise la violence contre les apostats ? Dieu n’est-il pas capable de convaincre lui-même ? N’est-ce pas alors une manière de se substituer à Dieu et donc de se placer au-dessus de lui ?
@Jean Keim
Si c’était juste un ensemble d’idées, j’en ai plein dans mes réserves. Pour que ça devienne une idéologie, il me faut en faire un système et l’utiliser comme inspiration de l’action :
Idéologie
@Jean Keim
Une idéologie répond à des critères précis que ne remplit pas l’Eglise Catholique.
Tout le monde à des idées simples, souvent trop simples relativement au réel mais cela n’en fait pas des idéologues.
Toute idéologie est basée sur des mécanismes humains évidents :
De fait, toute idéologie s’adresse à un groupe fermé ou chaque membre accepte le contenu idéologique en échange d’une valorisation.
Il est nécessaire que le groupe désigne un groupe ennemi à combattre. Cela permet de motiver les troupes dans un combat de l’empire du bien qui s’oppose à l’empire du mal. Cela permet de faire miroiter un salut ou une vie meilleure, imitation du salut annoncé par Jésus mais parfaitement terrestre. L’autre avantage d’avoir un ennemi et d’éviter les critiques du contenu idéologique car une position critique vous met automatiquement dans le camp du mal.
En général, un groupe idéologique est constitué de trois niveaux : au niveau le plus bas nous avons les fantassins chargés de défendre les idées du groupe contre toute intrusion. Au-dessus, nous avons les recruteurs, cette fois-ci non agressifs chargé de séduire l’extérieur et tout en haut, nous avons les décideurs, chargés de définir un contenu idéologique qu’il n’appliquent pas à eux-même.
Aujourd’hui, nous assistons à une montée de l’individualisme qui a conduit l’Etat à abandonner entre autres l’école. Les jeunes, à qui on a remis un diplôme sans aucune valeur finissent par se rendre compte qu’is sont considérés comme inutiles à la société. Sans cette reconnaissance, ils se précipitent vers toutes les idéologies possibles pour avoir un brin de reconnaissance. L’offre idéologique est extrêmement large, mais curieusement, personne dans cette situation ne va vers l’Eglise Catholique.
Face à ce fonctionnement, il y a des différences capitales avec l’Eglise Catholique. Tout d’abord la valorisation des personnes ne s’arrête pas à la porte du groupe. L’amour de Dieu est universel et s’adresse également à ceux qui se prétendent nos ennemis. Nous ne pouvons répondre à cet amour que par l’amour. De fait, les valeurs de solidarité et de fraternité vont vers toute l’humanité ne sont pas limitées au groupe. Contrairement aux idéologies, l’adhésion au christianisme demande deux ans de discernement et le départ est immédiat. Vous n’avez même personne à prévenir. L’adhésion au christianisme ne peut se faire que librement et le départ se fait de la même manière.
Le christianisme n’a pas d’ennemis à combattre car nous ne pouvons pas nous substituer à Dieu (voir la parabole de l’ivraie et du bon grain). Le salut étant après la mort, nous espérons toujours que ceux qui nous combattent feront le bon choix à ce moment. Pour nous, le salut de Dieu est offert à tous, pas seulement aux chrétiens, mais ce salut sera face à Dieu et dans son amour. Beaucoup refuseront l’amour de Dieu à cause des conséquences pour eux car la présence de Dieu met en cause celui qui est face à lui. Par amour, Dieu ne les forcera jamais à supporter le salut, mais ce choix implique une disparition à terme, car il n’y a pas de second choix. Pour ceux qui pensent qu’il n’y a rien après la mort, cela ne change pas et Dieu ne leur enlève rien.
Enfin, et ce n’est pas le moins important, tout le monde peut rencontrer Dieu dès cette vie. Les témoignages sont innombrables. Beaucoup préfèrent éviter cette rencontre mais ceux qui la font reçoivent une certitude qui s’appelle la foi sans que l’on sache exactement ce qui s’est passé. Beaucoup de ceux qui rejoignent le christianisme ont déjà fait l’expérience de cette rencontre. C’est donc Jésus qui convertit lui-même et notre rôle dans la conversion n’est qu’une préparation qui s’adresse à l’intelligence alors que Jésus s’adresse directement à notre cœur. Comment rester indifférent lorsque nous recevons « une pluie de grâces » : guérisons inexpliquées, aides en tous genres qui nous tiennent à l’abri de bien des désagréments que vivent nos contemporains. Beaucoup de nos contemporains voudraient posséder ces grâces par convoitise, mais c’est justement la plus mauvaise méthode pour les obtenir. En acceptant l’amour de Dieu, nous devons ranger notre narcissisme et notre orgueil au placard.
« Dans le monde des sciences, je comprends l’objet du monde et, après seulement, je l’admets. Au contraire, dans les choses de Dieu (et certaines de l’homme aussi), je dois d’abord les admettre et les aimer, pour ensuite commencer à les connaître. Ainsi, le témoin est-il certain de ce qu’il a vu même s’il ne comprend pas ce qu’il a vu. Car, dans le monde de l’événement, donc de la Révélation, il peut arriver qu’on éprouve quelque chose avec une parfaite certitude sans comprendre exactement d’où cela vient ni ce qu’il veut lui dire. Voilà une bonne définition de la foi. Elle n’est pas un doute sur ce qu’elle croit, mais consiste à ne pas comprendre complètement ce qu’on sait pourtant certainement. Le témoin passe dès lors son temps à découvrir le sens de ce qu’il a vu. » (Jan-Luc Marion, philosophe)
« sa production littéraire finalement n’avait pas une grande importance » Et peut-elle en avoir, face à Dieu que vous pouvez consulter par vous-même ? Bien que les Musulmans parlent de nous comme « religion du livre », ce n’est absolument pas le cas. Le christianisme est la religion du Christ vivant parmi nous.
« des développeurs d’idées » Curieuse idée que celle-là. Il n’ont rien ajouté à la révélation faite par Jésus. Les commentaires qu’ils ont pu faire sont des explications qui correspondent aux personnes qui reçoivent ces textes.
Les conciles sont le mode de décision de l’Eglise. Ce n’est pas le pape qui décide mais l’assemblée des Evêques qui prennent des décisions après avoir consulté l’Esprit-Saint. Il faut donc réunir ces évêques et c’est le rôle d’un concile. Le mode de décision est le consensus et il n’existe pas beaucoup de groupes humains qui agissent avec autant de sagesse. Aucune de ces décisions ne modifie la révélation faite par Jésus, mais nous progressons dans la connaissance de cette révélation et les dogmes ne sont que la photo instantanée de ces connaissances. Vous avez parfaitement le droit de proposer un nouveau dogme, mais je ne suis pas sûr que l’Esprit-Saint le valide, il faut souvent plus d’un siècle pour arriver à un consensus.
« Dieu doit choisir son camp » Etonnant, car Dieu n’intervient jamais dans les guerres. Tout au plus, il protégera telle ou telle personne qui lui fait confiance. Le jugement intervient plus tard, après la mort et est individuel. La condamnation d’un groupe, c’est encore réservé aux idéologies.
Bien entendu, vous pouvez individuellement faire le choix que vous voulez ; je ne réagis que face aux mensonges, à l’ignorance et à la malveillance.
« Depuis saint Augustin, nous savons qu’il y a deux manières de concevoir la vérité (Confessions, livre XI). Il distingue deux acceptions de la vérité : celle où la lumière éclaire ce qu’il s’agit de connaître et celle où la lumière accuse celui qui connaît. Il s’agit, en effet, de comprendre pourquoi, si en principe tout le monde souhaite connaître la vérité, dans bien des cas, lorsqu’on la connaît, on la refuse. Réponse : parfois, elle ne dévoile pas seulement des choses du monde mais aussi, surtout, notre attitude vis-à-vis de ces choses ; elle met en cause aussi celui qui voit, en révèle les actions, souvent mauvaises. Ainsi en va-t-il dans les textes bibliques : quand Dieu se révèle, ce qu’il montre et dit de lui-même met aussi en cause celui qui L’entend ou le voit : la sainteté divine fait apparaître par contraste l’homme comme pécheur. Pour accepter Dieu, il faut donc aussi se mettre soi-même en cause. Il n’y a pas de réception de Celui qui se découvre sans conversion de celui à qui la révélation advient. On comprend ainsi qu’il appartient à la définition même de la Révélation non seulement qu’on puisse y résister, mais surtout qu’on y résiste d’autant plus qu’elle se manifeste plus évidemment (et non pas parce qu’elle se manifesterait obscurément). » (Jan-Luc Marion, philosophe)
Touts les idéologies sont un refus de la révélation. C’est justement parce que l’homme la découvre qu’il commence à la refuser à cause des conséquences que cette révélation a pour nous. Survient alors une une réécriture où l’homme fait le bien en combattant le mal et ce combat se fait terrestre par refus du salut de Dieu. Le point le plus choquant de la révélation est l’amour absolu et inconditionnel de Dieu pour l’humanité. Cet amour nous engage complètement et nous fait découvrir à quel point nous sommes incapable d’aimer. Le refus de l’amour entraîne le remplacement de l’amour par une loi. Le bien est de suivre la loi et le mal de la refuser. L’Amour de Dieu nous libère alors que la loi nous contraint. Triste évolution ! L’hérésie ébionite, déjà apparue au premier siècle à Jérusalem après la mort de Jacques le Juste en 62, a refusé l’amour de Dieu et prôné une application absolue de la loi juive. Pour eux, Jésus n’a été élevé que parce qu’il appliquait parfaitement loi juive et tout homme peut en faire autant.
La lettre de Paul aux Galates combat déjà cette idéologie qui s’est pourtant développée et qui nous a donné l’islam. Les Musulmans ont intégré la théologie ébonite et refusent toujours l’amour inconditionnel de Dieu. Les premiers Musulmans connaissaient pourtant l’Evangile de Matthieu et quelques extraits de l’Evangile de Jean.
Si nos examinons les idéologies contemporaines, nous voyons toujours ce combat de l’empire du bien contre l’empire du mal et un paradis terrestre apparaître lorsque ce combat sera gagné (sera, car aucune idéologie n’a jamais gagné définitivement ce combat). L’empire du mal doit être défini chez ceux qui refusent d’adhérer au groupe. La loi du groupe ne doit jamais être transgressée par les membres, au risque d’être éjecté du groupe, ou pire être assimilé à l’empire de mal et être tué. En échange le groupe valorise les membres les plus fidèles. Nous sommes grégaire et en mal de valorisation. C’st pour cela que les idéologies ont tant de succès. Dans notre société hyper-individualisée, l’Etat ne valorise plus ses citoyens qui n’apparaissent souvent plus que comme de la graine de chômeur, d’improductif ou d’inutile. Il s’agit d’une véritable bombe à retardement. Ceux qui se sentent ainsi dévalorisés se tournent vers des idéologies dont certaines sont réellement mortifères. Nous devons nous préparer à des combats qui ne seront pas que spirituels.
@Jonas
A propose de cette exhortation apostolique, nous pouvons voir que les numéros 242 à 257 ont été ajoutés entre la rédaction initiale par le pape Benoît XVI et sa signature par le pape François. Le texte cité est au n° 253.
Nous y voyons la signature de l’infâme dicastère pour le dialogue inter-religieux. Ce dicastère aurait dû disparaître depuis longtemps, absorbé par le dicastère pour l’Evangélisation, mais Satan a la peau dure.
Ce pape n’a aucune connaissance sur l’islam et nous voyons qu’il se laisse embarquer par ce dicastère dans des voies qui ne sont pas acceptables. Satan est séducteur et François est faible devant la séduction. Une belle parole n’est pas forcément une parole vraie.
https://www.eecho.fr/une-clef-pour-evangelii-gaudium/
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