@Séraphin Lampion Le Francique est un platt, un bas-allemand différent de l’alsacien considéré comme du Hoch-Deutch. De plus, il y a trois Franciques différents en Moselle : le luxembourgeois, le mosellan et le Sarrois. L’Alsacien est parlé en Moselle au pied du col de Saverne dans l’arrondissement de Sarrebourg et Metz, fondée par les Romains (voir encore l’architecture médiévale de la ville), a toujours été francophone, sauf lorsqu’elle était allemande après 1871. Voilà qui ne va pas simplifier la recréation du Reichsland Elsaß/Lothringen.
La question de l’appartenance à la France ou l’Allemagne versus l’indépendance a bien été posée en 1918 et ces populations ont largement préféré le rattachement à la France sauf la Sarre qui avait bénéficié (!) de déplacements de population pour s’assurer qu’elle choisirait l’Allemagne. Le choix de l’indépendance était préféré par les populations mais la région était exsangue et bien incapable de remettre seule en place une administration. Le maintien du droit local a été une concession de l’Etat Français pour emporter la décision. Il n’avait pas le temps d’organiser un déplacement massif de population et je ne suis pas sûr que les provençaux aurait accepté de s’y installer.
« Depuis saint Augustin, nous savons qu’il y a deux manières de concevoir la vérité (Confessions, livre XI). Il distingue deux acceptions de la vérité : celle où la lumière éclaire ce qu’il s’agit de connaître et celle où la lumière accuse celui qui connaît. Il s’agit, en effet, de comprendre pourquoi, si en principe tout le monde souhaite connaître la vérité, dans bien des cas, lorsqu’on la connaît, on la refuse. Réponse : parfois, elle ne dévoile pas seulement des choses du monde mais aussi, surtout, notre attitude vis-à-vis de ces choses ; elle met en cause aussi celui qui voit, en révèle les actions, souvent mauvaises. Ainsi en va-t-il dans les textes bibliques : quand Dieu se révèle, ce qu’il montre et dit de lui-même met aussi en cause celui qui L’entend ou le voit : la sainteté divine fait apparaître par contraste l’homme comme pécheur. Pour accepter Dieu, il faut donc aussi se mettre soi-même en cause. Il n’y a pas de réception de Celui qui se découvre sans conversion de celui à qui la révélation advient. On comprend ainsi qu’il appartient à la définition même de la Révélation non seulement qu’on puisse y résister, mais surtout qu’on y résiste d’autant plus qu’elle se manifeste plus évidemment (et non pas parce qu’elle se manifesterait obscurément).
Dans le monde des sciences, je comprends l’objet du monde et, après seulement, je l’admets. Au contraire, dans les choses de Dieu (et certaines de l’homme aussi), je dois d’abord les admettre et les aimer, pour ensuite commencer à les connaître. Ainsi, le témoin est-il certain de ce qu’il a vu même s’il ne comprend pas ce qu’il a vu. Car, dans le monde de l’événement, donc de la Révélation, il peut arriver qu’on éprouve quelque chose avec une parfaite certitude sans comprendre exactement d’où cela vient ni ce qu’il veut lui dire. Voilà une bonne définition de la foi. Elle n’est pas un doute sur ce qu’elle croit, mais consiste à ne pas comprendre complètement ce qu’on sait pourtant certainement. Le témoin passe dès lors son temps à découvrir le sens de ce qu’il a vu. »
@njama Ça, c’est l’hérésie ébionite apparue dès le premier siècle en Israël. La lettre de Paul aux Galates ou l’Evangile de Jean s’opposent déjà à cette vision. Lisez « les disciples juifs de Jésus — du premier siècle à Mahomet » de Dominique Bernard pour en savoir plus. Définitivement, la révélation d’Arès ne vient pas de Dieu.
Ah l’évangile de Barnabé ! un texte probablement du XVIème siècle qui ne peut être antérieur au XIVème siècle sans tomber dans l’uchronie dystopique...
Nous savons même que ce document est originaire de l’Afrique du Nord selon les thèses musulmanes pas très orthodoxes qu’il contient.
Ah ! au moins, nous sommes d’accord sur une chose : le Dieu que vous imaginez n’existe pas.
Si ce Dieu unique existe, il existe depuis bien avant la création du premier atome et même avant la création du temps. Il ne peut être constitué par ce que nous pouvons observer avec nos appareils de mesure. Autrement dit, il nous est totalement inaccessible.
Malgré tout, il existe depuis la nuit des temps une spiritualité, autrement dit une rencontre avec des esprits au début puis avec un Dieu ensuite. Beaucoup se sont penché sur ces phénomènes et il paraît impossible d’affirmer que tout cela est basé sur l’imaginaire, même si l’imaginaire y joue un rôle.
Si nous sommes sensible à cette spiritualité et pas nos appareils de mesure, cela pourrait signifier qu’une partie de nous-même n’est pas de la nature qui peut être observée par nos appareils de mesure. Cette partie a été appelée l’âme.
Par ailleurs, si nous ne pouvons saisir la nature de Dieu qui nous est inaccessible, l’inverse n’est peut-être pas vrai et c’est le monde « surnaturel » qui vient à nous. De ce fait, nous n’en connaissons que ce qui nous est montré et rien d’autre. Nous ne pouvons que partir de cette « réalité » pour comprendre Dieu et non de notre imaginaire ou de ce qui nous a été enseigné.
Cette « réalité » nous montre par exemple de nombreuses guérisons qui ne peuvent être expliquées par la science ou la compréhension de la nature. Ces guérisons sont parfaitement « réelles » pour les personnes guéries et peuvent être un point d’entrée vers le monde surnaturel. Ces guérisons peuvent être réalisées en invoquant les esprits ou en invoquant Dieu avec des différences fondamentales entre ces deux modes. J’ai assisté, maintenant à de nombreuses reprises, à des guérisons faite par la prière vers Dieu et je ne pourrais jamais affirmer que cela provient de mon imaginaire.
Une différence fondamentale entre le christianisme et l’islam est que dans le christianisme nous sommes invités à faire l’expérience de la présence de Dieu alors que dans l’islam, nous ne pouvons pas faire cette expérience et nous devons croire un livre sans se poser de questions.
Dans le christianisme, il est parfaitement admis que nous ne pouvons pas comprendre tout ce que nous observons. Le mystère de la Trinité (un Dieu en trois personnes) reste un mystère, mais il s’agit tout de même d’un phénomène lié à l’observation du réel. Nous ne savons pas comment cela se réalise, mais nous pouvons bien observer trois modes différents d’expression de Dieu. Dieu créateur et père de l’humanité, Dieu qui dialogue avec nous et qui répond à nos questions que nous identifions à Jésus et enfin Dieu qui agit en nous et qui est bien distinct de nous que nous identifions à l’Esprit-Saint. L’Esprit-Saint ne nous donne pas d’ordres mais nous fait « aimer » ce qu’il veut nous faire faire ou faire dire. « Aimer », le gros mot est lâché. Toute la connaissance que nous pouvons avoir de Dieu se résume à ce mot.
La connaissance de Dieu passe bien par l’observation du réel. Le risque est grand d’aller au-delà de l’observation et d’imaginer Dieu. Cette façon de faire revient à vouloir « enfermer » Dieu et donc vouloir se placer au-dessus de lui, ce qui ne semble pas possible. Pourtant, c’est ce qu’une majorité de personnes fait, y compris ici. Les musulmans affirment que la Trinité n’est pas possible, mais c’est ce que nous pouvons observer dans le monde réel. Peut-être que le concept d’unicité n’est pas exactement ce qu’ils en disent mais ils ne confirment pas ce dogme par l’observation du monde réel. Le fait que ce soit écrit dans un livre ne fait pas la distinction entre le réel et l’imaginaire. Si l’islam veut nous démontrer la vérité du Coran, ils doivent le faire par la confrontation au réel.
@Ausir René Guénon est un Franc-Maçon et un occultiste. Pour un Chrétien, il représente les religions des esprits issues du chamanisme et des religions orientales. Le problème des Esprits est qu’ils refusent Dieu et font tout pour nous en cacher le chemin. Jésus a toujours chassé les esprits lors de son passage sur terre et il y a une raison à cela. La rencontre avec Dieu ne peut se faire que lorsque ces esprits ont été chassés et c’est le rôle des prières de délivrance. Ce n’est pas vous qui prenez l’initiative de la rencontre, c’est Dieu qui vient à votre rencontre lorsque vous êtes prêts et vous êtes certain que c’est lui qui vient. Lors de la rencontre, vous ressentez très souvent son amour absolu qui n’est pas l’amour relatif de Dieu décrit dans le Coran (racine hbb, présente 133 fois). C’est pour cela que les Musulmans qui font cet expérience quittent l’islam. Si les musulmans quittent l’islam après cette rencontre, comment pouvez-vous espérer que les Chrétiens qui ont fait cette expérience aillent vers l’islam ?