@Jonas jacqueline Chabbi est aujourd’hui dans le déni de ce que la recherche a trouvé ces dernières années. J’ai lu son livre « les trois Piliers de l’islam » et cela pose un vrai problème. Cela pose un vrai problème pour elle car cela remet en cause une bonne partie de ses recherches. Elle a accepté sans esprit critique un certain nombre d’assertions de la tradition islamique qui sont maintenant contestées. Si elle ne remet pas en cause ses résultats, personne ne pourra plus jamais faire la part entre ce qui est un véritable résultat de recherche et ce qui doit être rejeté. Elle peut avoir fait le meilleur travail au monde, si ses hypothèses sont fausses, le résultat est également faux. Elle nous dit qu’elle n’acceptera jamais que l’islam ne soit pas né à La Mecque alors que plus aucun archéologue ou historien ne peut soutenir cette hypothèse. Mème sa collègue immédiate, l’historienne Françoise Micheau (voir son livre de synthèse « Les débuts de l’islam ») ne soutient pas cette hypothèse.
« car je ne suis pas qualifié pour contester leur foi », il ne s’agit pas de foi mais de croyances. Je respecte les musulmans qui croient en Dieu sans le mettre à leur service (ce qui arrive souvent), mais je ne peux soutenir leurs croyances car aujourd’hui les historiens arrivent à démontrer que le Coran est une mystification. Je ne peux plus lire le Coran sans y voir partout des incohérences, des réécritures, des strates d’écritures qui témoignent de la durée du processus d’écriture. La plupart des découvertes scientifiques sur le processus de création du Coran ont été faites au XXIème siècle et nous ne pouvons plus passer sous silence ces résultats. Lisez Edouard-Marie Gallez, Leïla Qadr, Jean-Jacques Walter, Dan Gibson, Dominique Bernard, Hela Ouardi, Guillaume Dye, Muhammad Ali Amir-Moezzi, Marie-Thérèse Urvoy, Dominique Urvoy, Françoise Micheau, Alfred-Louis de Prémare, Christoph Luxenberg (Robert Kerr), Anne-Marie Delcambre, William Campbell… ou contentez-vous de l’excellente synthèse écrite par Odon Lafontaine. Nous ne pouvons pas dire directement à un Musulman que l’islam est faux (bon, il y en a qui vont le lire ici mais ne me croirons pas) car nous ne sommes pas audibles, mais nous pouvons faire en sorte qu’ils découvrent la vérité par eux-même. Face à cette découverte, il y a deux attitudes possibles, le déni ou l’apostasie. Le déni est un réflexe de protection. Ils peuvent avoir beaucoup à perdre de cette vérité et cette perte n’est pas forcément financière. Il peut s’agir aussi de la confiance dans les parents qui ont enseigné l’islam. Il faut leur laisser le temps sans les accabler, du moins pour ceux qui ne sombrent pas dans la violence. L’apostasie est maintenant un mouvement très visible, vu le nombre d’ex-musulmans qui frappent à la porte de l’Eglise Catholique. Une partie de mon travail est d’expliquer l’islam aux catholiques qui peuvent être amenés à les accueillir. Aujourd’hui, c’est encore la peur qui domine et aussi une forme de déni, ce qui fait qu’un ex-musulman peut errer pendant plusieurs années avant de trouver un accueil.
La mosquée Al-Aqsa est bien postérieure à ʿAbd Al-Malik qui est le constructeur du Dôme du Rocher sur cette même esplanade. Ce monument remplace un Temple ou Kaaba cubique construite en bois et pierre par les judéo-Nazaréen lors de la conquête de Jérusalem par les Arabes entre 734 et 738. Nous pouvons d’ailleurs noter qu’en 691, le dogme du voyage de Muḥammad n’était pas encore établi, car aucune inscription de fait allusion à ce qui serait l’événement le plus important qui se serait déroulé en ce lieu. On nous dit aujourd’hui que le rocher nu à l’intérieur du Dôme porte encore la marque des sabots de la jument qui s’élançait vers le ciel mais ce n’est pas évident. Les inscriptions qui datent de cette époque sont uniquement les inscriptions en mosaïque à l’intérieur. Le mot mḥmd qui s’y trouve s’adresse à ʿAbd Al-Malik et non à Muḥammad (le texte est au présent) et la profession de foi est judéo-Nazaréenne et s’adresse de manière polémique aux chrétiens qui sont encore majoritaires à Jérusalem. Le plan même du dôme reprend l’architecture de l’Eglise du Kathisma consacrée à Marie. Il s’agit en fait de l’affirmation du nouveau pouvoir sur Jérusalem. Tant que Jérusalem représentait le centre du pouvoir religieux, La Mecque ne pouvait pas exister. La Mecque a probablement été choisi par ʿAbd Allah ibn Al-Zubayr pour y cacher ce qui restait de la Kaaba de Petra (la pierre noire vient de Petra) avant de se faire tuer par un autre prétendant au califat : Al-Ajjaj qui s’est rallié à ʿAbd Al-Malik mais qui a été très influent sur la rédaction du Coran. Tout ce qui concerne le pèlerinage dans le Coran correspond bien mieux à Jérusalem et partiellement Petra que La Mecque. L’histoire de l’Arabie est pleine de compromis...
« un dialogue entre les personnes de différentes couleurs est nécessaire, constituant un kaléidoscope d’où aucune n’est ôtée »
En fait, chacun doit être reconnu comme une personne avec son individualité. La couleur de la peau n’est qu’un des marqueur de cette personnalité parmi beaucoup d’autres. Dans un dialogue, chacun amène ce qu’il est mais le dialogue lui-même ne peut être structuré par ces marqueurs sans ouvrir une boîte de pandore infinie. Pourquoi alors ne pas structurer le dialogue sur la couleurs des yeux ou des cheveux. On ouvre pas un dialogue avec quelqu’un parce qu’il est roux aux yeux verts et trans mais tout simplement parce qu’il est une personne. De toutes façon, la couleur de peau est un mauvais critère car nous sommes tous cousins. Il y a toujours un niveau où nous pouvons remonter dans nos arbres généalogiques et trouver un ancêtre commun, même entre un Inouit et un Bantou. Il suffit de calculer combien d’ancêtres nous devrions avoir il y a 2000 ans (2 ancêtres par génération et 3 générations par siècle) et de comparer ce chiffre avec la population mondiale de l’époque... De toutes façons, toutes les armées du monde ont possédé le privilège de mélanger leur ADN avec les populations locales. C’est d’ailleurs une « bonne » raison de faire la guerre.
@Jonas Mon ami syrien était journaliste en Syrie avant d’être combattu par Assad et par Al-Qaïda... mais comme vous avez pu le voir dans le commentaire qui suivait, ce n’est pas ma seule source.
L’arabe de Syrie est bien la langue la plus proche de l’Arabe du Coran, avec de très nombreux mots de racine syro-araméenne. Même l’écriture du Coran nous renvoie à cette région et à celle de Pétra. Le forme de caractères suivent l’alphabet araméen de Petra et les cursives proviennent du syro-araméen. Il n’y a que 16 caractères, comme en araméen et non 28, comme l’écriture contemporaine. L’écriture Sud arabique dérive des hiéroglyphes égyptiens et n’a donc aucun rapport.
Lisez ce que disent les historiens sur la naissance de l’islam, la littérature ne manque pas. Muḥammad n’a jamais été prophète de son vivant. C’était un chef de guerre et un prédicateur judéo-chrétien. Il n’a pas créé l’islam. Les traces topographiques de la présence simultanée de la tribu des Quraysh et des judéo-nazaréens sont encore bien visibles sur les cartes du pays alaouite en Syrie établies par René Dussaud en 1928. Les noms ont changé depuis. Le judéo-christianisme a perduré chez les arabes jusqu’au règne de ʿAbd Al-Malik à la fin du 7ème siècle qui est le véritable créateur de l’islam. Muḥammad, qui s’écrivait alors mḥmd ne portait pas ce nom là. mḥmd est un titre honorifique qui remonte au livre de Daniel, ’îsh hamudôt, « homme des prédilections » qui est Daniel, annonçant Jésus. Muḥammad a repris le titre puisqu’il a annoncé le retour de Jésus dans une perspective eschatologique. Ce titre a ensuite été porté par tous ses successeurs et par les chefs de guerre arabes principaux jusqu’à ʿAbd Al-Malik qui l’a porté lui-même (voir le dôme du Rocher à Jérusalem) avant de l’attribuer à celui qui est devenu le prophète de l’islam et s’attribuer celui de calife qui signifie à peu près la même chose. Quand à La Mecque, il est maintenant prouvé que cette ville n’a pas pu être construite avant le 8ème siècle. L’unique puits (zemzem) a son eau extrêmement minéralisée et polluée par l’arsenic. On ne peut pas y survivre très longtemps. En plus, avec un niveau situé plusieurs mètres en-dessous du niveau du sol, ce puits est bien incapable de nourrir une ville avec ses animaux et l’irrigation de la totalité des cultures nécessaire à la vie de ce petit monde. Il a fallu des travaux hydrauliques que seul un empire peut se payer pour que l’endroit devienne survivable. Cela n’empêche pas les rares orages de détruire systématiquement le quartier de la kaaba, encore aujourd’hui. Si vous achetez de l’eau de zemzem aujourd’hui, vous pouvez être certain que cette eau provient à 90% au moins de l’usine de dessalement car le puits est bien incapable de fournir plus de 10% de la demande...Il a fallu attendre un siècle après la mort de Muḥammad pour que la première mosquée tourne son mur de prière vers La Mecque. Les Abbassides ont soutenu ce changement alors que les Omeyyades l’ont combattu. Il en reste des traces... En conclusion, l’islam est une légende construite pour soutenir le pouvoir des califes. La légende a été construite sur un personnage complètement oublié (il n’existe aucune citation de Muḥammad dans les 60 ans qui ont suivi sa mort, pas même une épitaphe !) sur un lieu totalement sans histoire (il ne pouvait rien exister à La Mecque, ce n’est même pas un un lieu de passage, le site étant fermé sur 3 côtés). Maintenant, prouvez-moi que ce que j’écris est faux.
@JPCiron Il est évident que les judéo-chrétiens n’ont pas le monopole de Dieu qui s’adresse à toute l’humanité. Ceci dit, concernant le mazdéisme, l’essentiel des Avestas ont disparus à l’exception des ghatas qui sont des prières. C’est tout de même un peu juste pour faire une religion et cela marque la négligence phénoménale de leur dieu ou la prédominance d’une pensée politique de pouvoir. Historiquement, on peut se poser des question sur le rôle réel de Zoroastre qui semble avoir travaillé pour un roi, donc créé une religion à l’usage du pouvoir temporel. Je ne suis pas convaincu que l’amour du Dieu mazdéen soit réellement équivalent à ce que Jésus nous a révélé. Quand au culte d’Akhenaton, l’incarnation du dieu soleil, c’est pas mieux, loin de là. Le lien avec le pouvoir temporel est avéré et il s’agit complètement d’un hénothéisme. Les temples des autres dieux n’ont été réduits que sur les lieux du pouvoir, laissant entendre qu’il pouvaient bien exister ailleurs. Les raisons sont probablement fiscales... Quand à l’amour chez Akhenaton, circulez, il n’y a rien à voir. Quand à la découverte de l’amour de Dieu, ce n’est pas au début de notre ère qu’il a été découvert, mais bien plus tôt ; lisez les Psaumes. Mais l’amour de Dieu est un concept impossible pour l’humanité car il révèle ce que nous ne voulons pas montrer. Même avec l’enseignement de Jésus, il y a encore beaucoup de chrétiens qui le refusent. Pourtant, c’est au travers de cet amour que toute la spiritualité chrétienne existe. Il n’y a pas d’autre moyen de rencontrer Dieu. Il nous faut donc abandonner toute forme d’orgueil pour y arriver, mais malgré tout, vous pouvez trouver des centaines de témoignages sur Internet. La plupart des religions qui sont venues après le christianisme sont nées du refus de cet amour et l’islam n’y déroge pas. La seule spiritualité qui existe en islam est celle des esprits qui remonte à l’antiquité avec les marabouts ou l’hindouisme (soufisme). Quand au pillage des religions antérieures, vous plaisantez. La religion n’appartient qu’à Dieu et non aux hommes. C’est Dieu qui se manifeste et non les hommes qui créent Dieu. Si ces religions ont disparues, c’est que leurs Dieux étaient négligents (inexistants) et ne méritaient pas un culte. Pour le christianisme, la conversion ne peut être forcée, d’une manière ou d’une autre. Toutes les personnes que j’ai pu accompagner vers le baptême catholique s’étaient déjà converties après une rencontre avec Jésus ou Marie. Je n’y suis pour rien. Il n’y a pas de dieu original et de dieu copie. Il y a le Dieu que vous rencontrez si vous faites le nécessaire et le reste est sorti de votre imagination.
@JPCiron Parler de « valeurs » pour le christianisme, c’est déjà le dévoyer. Il n’y a ni valeurs ni morale chrétienne, Jésus n’a enseigné que l’amour de Dieu. Le problème du pouvoir temporel, c’est qu’il a besoin du pouvoir spirituel pour durer. Depuis 2000 ans, il cherche donc à contrôler la religion chrétienne qui est la religion par défaut en occident. S’il avait pu en utiliser une autre, il ne se serait pas privé, car le christianisme associe le pouvoir temporel à Satan (voir Luc 4, 5-7). Ces tentatives de contrôle ont parfois fonctionné : gallicanisme, protestantisme, concordat... imposer des « valeurs » plutôt que l’amour, mais depuis 1905, cette loi qui devait tuer le christianisme par étouffement l’a en fait libéré de la tutelle de l’Etat. L’islam n’est pas vraiment une religion mais plutôt une idéologie politique avec toutes les caractéristiques qui permettent de contrôler la population. La seule contrainte pour le pouvoir est de devenir musulman à son tour, mais beaucoup sont prêts à cette concession par cupidité et orgueil.