@Daniel PIGNARD L’Anathème dont Paul nous parle ne concerne que des personnes qui se disent chrétiennes. Il est en effet difficile de se prétendre chrétien et de refuser l’amour de Dieu. Toutes les hérésies sont nées de ce refus. Mais pour ceux qui ne revendiquent pas le christianisme, ils restent libres car on ne peut adhérer au christianisme que librement. L’islam, quand il prétend faire la leçon aux chrétiens est anathème, mais pas lorsqu’il prétend agir indépendamment du christianisme. Ne vous inquiétez pas, beaucoup d’immigrés, venus comme musulmans, se convertissent au christianisme lorsqu’ils découvrent l’amour de Dieu. L’auraient-ils fait s’ils n’étaient pas venus ? Ne gâchez pas cette situation !
@Marcus Clams Les religions ne sont pas dangereuse en tant que religions. Pour le christianisme, c’est l’utilisation des religions avec des buts politiques qui est dangereux. Pour d’autres religions, le volet politique peut être ou pas intégré à la religion elle-même et c’est toujours sa présence qui tue. Il est donc important de discerner le contenu d’une religion. nous ne pouvons pas nous contenter de fermer les yeux comme la concept de laïcité nous le recommande. Si nous regardons l’histoire de France, les cathares ont été instrumentalisés pour refuser la féodalité, donc l’autorité du roi et ce sont les troupes du roi qui ont créé les massacres et non les tribunaux de l’inquisition. Le protestantisme a lui aussi été instrumentalisé pour contester l’autorité du roi.
L’islam est un phénomène nouveau car il est plus une idéologie politique qu’une religion et en tant qu’idéologie politique, il prévoit la guerre du camp du bien contre le camp du mal. Le camp du bien étant juste défini par l’obéissance absolue aux lois de l’islam et non lié à un concept naturel de bien et de mal. La guerre fait partie du Coran, même si ceux qui ne l’ont jamais lu disent le contraire. Je ne suis pas contre le fait de laisser les Musulmans prier 5 fois par jour, mais pas de réciter les versets guerriers du Coran et cela commence mal, le prologue du coran, récité 17 fois par jour, se termine par une imprécation contre les Juifs et les Chrétiens... La tolérance du christianisme et du judaïsme est contraire au Coran lui-même. Peut-on accepter des versets comme « Dieu aime ceux qui vont jusqu’à tuer sur son chemin (c’est-à-dire pour Lui) en rangs serrés, pareils à un édifice renforcé » (s61, 4) « Lorsque vous rencontrez ceux qui recouvrent (les Juifs), coupez leur la tête[…] serrez les garrots » (s47,4) « Ce n’est pas vous qui les avez tués : mais c’est Allah qui les a tués » (s8,17) « Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs (les chrétiens) où que vous les trouviez. » (s9,5) « ô vous qui croyez ! Combattez ceux des mécréants qui sont près de vous ; et qu’ils trouvent de la dureté en vous » (s9,124) « Et tuez-les, où que vous les rencontriez ; et chassez-les d’où ils vous ont chassés : la tentation est plus grave que le meurtre » (s2, 191). « Dis à ceux qui recouvrent (les Juifs) que, s’ils cessent, il leur sera pardonné ce qui s’est passé ; si [au contraire] ils y reviennent, eh bien, la conduite (sunnaʰ, ici déboires, expérience) des anciens est déjà passée. Combattez-les à mort jusqu’à ce que [ils ne représentent] plus de tentation (fîtnaʰ) et que le culte entier soit [rendu] à Dieu. » (s8, 38-39). Et c’est comme ça dans tout le Coran. On compte dans le Coran 65 fois le terme ’tuer’ et ses synonymes, 150 fois le mot ’enfer’, 50 fois ’pervers’, 376 fois le mot ’châtiment’. On peut trouver des justifications pour le pillage, le viol des esclaves... Peut-on trouver des textes plus régressifs que ceux-là ?
Le Coran nous projette dans l’antiquité. Quand les Imams proclament un retour à la foi d’Abraham ou d’Adam, ils ne croient pas si bien dire. 3000 ans de civilisation rayés d’un trait. Peut-on encore tolérer ces versets qui sont considérés comme la parole de Dieu, donc sacrés, pour les Musulmans ? Quel cadre est-il possible de mettre en place ? En fait Dieu n’est pas vraiment présent dans le Coran, son nom est exploité pour introduire la loi islamique (Dieu aime ou n’aime pas...) et pour justifier à l’avance toutes les exactions des califes. Peut-on encore parler de religion alors que la spiritualité se réduit à réciter des textes dans une langue que l’on ne comprend pas ? Le soufisme est une spiritualité ajoutée à l’islam, mais c’est de l’hindouisme... Les historiens nous disent que l’islam est un immense mensonge, fruit de la cupidité des califes qui sont les véritables auteurs du Coran. Ceux qui présentent un islam modéré sont intégrables dans notre société, mais ils sont dans le déni de la réalité de l’islam et représentent une fragilité dans la mesure où ils sont incapable de répondre aux salafistes et aux Frères Musulmans. Je n’ai jamais entendu un argument qui tienne la route pour les contrer. Ne faut-il pas plutôt tout faire pour pour ouvrir les yeux des Musulmans sur la réalité de l’islam ?
@Opposition contrôlée Savants Musulmans ? Qu’en savez-vous vraiment ? On a toujours pensé que tous ceux qui étaient sous le pouvoir des califes étaient musulmans et c’est une erreur. Les califes n’avaient pas les moyens d’imposer leurs convictions avant la diffusion du Coran et ont accepté les religions locales, mais la lecture du Coran nous montre bien que ce n’était pas ainsi que les choses étaient envisagées. Même de nos jours, une bonne partie de la population des pays de l’OCI se disent musulmans mais c’est une façade, en particulier dans les zones contrôlées par les chi’ites. L’Iran est certainement un des pays les plus sécularisé de l’OCI et se permet d’avoir d’excellentes universités scientifiques. Lorsque l’on discute avec les ressortissants de ces pays, on peut comprendre que l’islam est une façade pour beaucoup, sauf pour ceux qui bénéficient du système (imams, militaires...) L’islam a été prompt à récupérer les esprits scientifiques qui sont dans ses pays, mais la biographie de Nasir Al-Tusi ne permet pas de déterminer à quelle obédience il appartenait. Il a touché à tout, y compris à la philosophie grecque par curiosité, mais justement, on peut douter qu’il ait adhéré à l’une de ces obédiences. Avicene ou Averoes ont été combattus par l’islam et ont dû se défendre. Difficile d’admettre qu’ils soient ensuite récupérés par l’islam. C’est un peu trop facile. Lisez le Coran, en particulier les sourates 8 (le butin) et 9 et vous verrez si l’islam, en tant que tell, peut se prévaloir d’une civilisation. La société voulu par DAECH est bien directement issue du Coran.
@Opposition contrôlée Pour les immigrés en France, je suis bien placé pour le savoir, j’accompagne des ex-musulmans vers le baptême catholique. J’ai rencontré beaucoup de ces apostats et je connais leurs motivations. Ce mouvement se développe au point que le diocèse de Paris ne peut plus centraliser leur accueil et doit former les paroisses. Cela représente environ un tiers des baptêmes d’adultes sur Paris. Les Evangéliques en baptisent également beaucoup et certains choisissent l’athéisme. Cela fait beaucoup de monde.
« L’instrumentalisation de la religion par le politique est une constante de l’Histoire », « Voir dans ce phénomène une question religieuse, stricto sensu, est une fumisterie » Ça commence bien, tous les pouvoirs temporels ont besoin de contrôler le pouvoir spirituel pour durer.
« Ils passent d’abord par l’exploitation de l’ignorance, en particulier historique » Là, je suis également d’accord.
« le rôle de « ferment » qu’a eu le monde islamique dans le développement de la culture européenne, [...], des mathématiques, de la médecine de l’astronomie... » Là, je suis obligé de dire que la remarque précédente sur l’ignorance s’applique aussi à vous. Je sais que cela a été rapporté par des historiens, en particulier français, jusque dans les années 1980 mais il faudra vous mettre à jour. Pendant très longtemps, par manque de sources utilisables, les historiens ont utilisé la sīrah, la biographie de Muḥammad comme source unique. Avec la découverte de nouvelles sources, il apparaît que ce document est à mettre dans la catégorie des romans historiques. Il y a certes existé un âge d’or dans les débuts de l’empire arabe, mais cet âge d’or n’est pas lié à l’islam mais à la présence d’une majorité de population chrétienne ou juive dans les grandes villes de l’empire. Le Coran n’a commencé à se répandre qu’autour des années 850 et la cupidité des califes a fini par imposer lourdement ces populations qui sont parties ou se sont converties vers le Xème siècle. L’islam interdit la science et Habuhamid Al-Ghazali (mort en 1111) est le chantre de l’obscurantisme islamique. Tout travail scientifique ne peut être alors qu’un développement de la science religieuse et toute innovation est considéré comme une bid’ah, une faute morale.
L’islam n’est une religion que pour ceux qui n’ont pas lu le Coran, du moins dans une langue qu’ils peuvent comprendre. Cette langue du Coran, complètement imprégnée de la langue araméenne n’est la langue maternelle de personne. En se coupant de l’araméen, les maîtres de l’islam ont pu donner le sens qu’il voulait à ces 10000 hapax (mots à usage unique dont le sens se détermine par le contexte) sur les 17000 mots différents du Coran. Au fait, on ne parle pas l’araméen dans le sud de l’Arabie où se trouve maintenant La Mecque et l’écriture dans cette zone était, à l’époque, inspirée des hiéroglyphes égyptiens.
Pour ceux qui comprennent la langue du Coran avec le sens moderne de ses mots, l’islam est une idéologie politique, et comme toute idéologie politique prévoit la guerre de l’empire du bien contre l’empire du mal. Le bien n’est absolument pas défini par une loi naturelle mais par l’obéissance stricte aux lois contenues dans le Coran. C’est bien le rêve de tout dictateur, d’autant plus que le Coran nous amène insidieusement à penser que le Calife est au-dessus de Dieu qui justifie à l’avance toutes les décisions du calife. Cela explique largement la fascination que l’islam a exercé sur les élites politiques européennes depuis Voltaire.