@Emile Mourey Vous avez raison sur un point, le Coran parle de séparation et non de voile. Quand à mettre un voile sur les seins, nous le pratiquons nous-même... Cela nous indique que le voile n’est pas antérieur à l’islam, mais postérieur car le texte du Coran s’est trouvé stabilisé vers la fin du 8ème siècle et il n’était plus possible d’y introduire des modifications. Qu’à cela ne tienne, les Hadîths ont bien été créés pour permettre de prolonger le Coran afin d’affiner le carcan juridique dans lequel les musulmans sont enfermés. Pour le reste, les historiens ont bien progressé. Lisez la version 2020 du « grand secret de l’islam » qui fait la synthèse des derniers travaux des chercheurs. Nous pensons maintenant que mḥmd (écrit mḥmt au 7ème siècle) est un titre honorifique qui remonte au livre de Daniel dans la Bible. Il correspond à l’homme des prédilections qui était ce prophète Daniel. Le titre mḥmd a été porté par plusieurs chefs de guerre et califes jusqu’à ce que ʿAbd Al-Malik décide de l’attribuer à un seul de ses prédécesseurs pour justifier la création d’une religion parfaitement arabe. Nous ne connaîtrons sans doute jamais le vrai nom de Muḥammad, ni même les détails de sa vie car il a été ignoré pendant 60 ans après sa mort supposée. Quand à La Mecque nous sommes absolument certains que la ville n’a pas vraiment existé avant le 8ème siècle. Sans doute le lieu où ʿAbd Allah ibn Al-Zubayr a caché « sa » pierre noire de Petra alors qu’il était menacé par les troupes d’Al-Ajjaj qui finira par l’assassiner. Le Coran fait état de pèlerinages qui ne pouvaient n’avoir lieu qu’à Jérusalem (selon les termes mêmes du Coran). L’arabisation de la religion fait qu’ils ont eu besoin de transposer ce pèlerinage dans un autre lieu et la Mecque, au milieu de nulle part, était l’endroit parfait. On a collé quelques toponymes connus sur des cailloux à la Mecque et le tour était joué.
@Gollum Ben voyons, Matthieu 24, 37-38 confirme bien ce qu j’écrivais. Dans le mythe de Noé, il y a deux choses que nous devons distinguer : premièrement une histoire mythique et deuxièmement un enseignement donné aux hébreux. A une époque où l’écrit n’existe pas, l’histoire n’est que le support à l’enseignement. C’est le doigt qui monte Dieu et vous ne regardez que le doigt. Vous dites que l’histoire est impossible, mais ne prenez pas les hébreux du premier siècle pour des imbéciles. Une grande partie d’entre eux savaient aussi que c’était impossible. Que croyez-vous qu’ils commentaient dans la synagogue ? Du sexe des anges ? Même à l’époque de Jésus, beaucoup font déjà la différence entre l’histoire et l’enseignement et ont plusieurs niveaux de lecture de la Bible. Ce n’est donc pas moi qui ai inventé cette manière de lire la Bible. C’est justement parce que les Hébreux comprennent ces différents niveaux de lecture que Jésus peut leur faire ce commentaire. En faisant référence à ce passage, Jésus peut justement montrer la part d’enseignement contenu dans le texte. Il nous montre à quel point ce texte ne fait pas référence à un quelconque déluge mais est une prémonition de ce qui se passe au premier siècle. Il a jamais dit que Noé était historique ni que tous les animaux de la terre sont montés dans l’arche. Ne passez donc pas pour plus bête que les Hébreux du premier siècle, juste parce que cela défend votre idéologie !
@Gollum « Jésus valide le déluge de Noé comme l’historicité de Moise » Vous avez vu ça où ? Ce n’est pas l’historicité qu’il défend, mais l’enseignement sur Dieu et ce n’est pas la même chose. Ce n’est absolument pas contradictoire avec ce que je viens d’écrire mais pour vous, il faut que ça le soit. Alors qu’importe la vérité ! Vous fonctionnez avec votre vérité comme le font toutes les idéologies. Et si la réalité vous contredit, il vous faut modifier la réalité pour qu’elle s’adapte à votre vérité et c’est une source de grande violence. La Vérité « est » et n’a donc pas besoin de la violence pour exister. La violence accompagne nécessairement le mensonge.
@Daniel PIGNARD Encore faut-il être sûr que la parole vient de Dieu. La Bible est écrite par des témoins qui ont mis une partie d’eux-même dans leurs écrits. La science nous permet de comprendre ce qui vient des auteur ou des traducteurs mais pour ce qui vient de Dieu, il faut user de discernement et chercher des convergences. Toute divergence entre des versets de la Bible ou entre ces versets et ce qui est prouvé scientifiquement rendent ces versets suspects. Il nous faut alors admettre que la part humaine est plus importante que prévue. L’esprit-Saint peut donner à quelques-uns le charisme du discernement, mais là encore, ce n’est pas nous qui nous l’attribuons. Il nous faut rester humble face à ces signes. Sur les vérités scientifiques ou historiques, elle n’existent pas dans la Bible et elles n’ont pas besoin de s’y trouver. L’homme dispose d’une intelligence qui lui permet de discerner sur ces sujets sans l’aide de Dieu. Nous savons que la Bible est en contradiction flagrante avec ce que la science prouve. Pour les faits scientifiques, nous y voyons très clairement les connaissance de l’âge du bronze tardif, nous pouvons donc être sûr qu’il s’agit des connaissances détenues par l’humanité et non des connaissances nouvelles apportées par Dieu. Quand aux faits historiques, les contradictions avec l’archéologie sont flagrantes. Je ne peux pas m’empêcher d’y voir les ambitions politiques de l’époque. Mais tout ceci n’a pas d’importance car les connaissances scientifiques et historiques ne détruisent pas ce que nous savons déjà sur Dieu. Bien sûr Dieu est la vérité, mais à cause de cela, je vous conseille de faire directement appel à lui pour répondre à vos questions. Par expérience, je sais qu’il répond, mais pas toujours immédiatement. Il n’est pas aux ordres et attend toujours que vous soyez prêt à l’entendre car ses réponses peuvent déconcerter. Sa logique n’est pas une logique humaine mais ses réponses sont profondément justes et pleine d’attentions et de douceur. C’est à cela que nous les reconnaissons.