@Occitan Les archives du Vatican sont ouvertes depuis longtemps aux chercheurs. Peut-être n’avez-vous pas cette qualité pour pouvoir y accéder. De toutes façons, sur la personne de Jésus, vous ne trouverez rien de plus que ce qui est écrit dans les Evangiles de la tradition des apôtres qui sont connus de tous. Les historiens nous disent que ces Evangiles ont été écrits très tôt (année 37 pour l’Evangile de Matthieu en araméen, 7 ans après les faits), valident tous les éléments de contexte (personnages historiques et événements) et démontrent que les auteurs n’ont pu vivre qu’au premier siècle de notre ère. Bien sûr, personne ne vous oblige à croire les historiens.
@rogal Oui, pour les Chrétiens, la conception immaculée est bien celle de Marie, mais cela ne signifie par qu’elle est né sans père humain, mais sans péché. C’est d’ailleurs la seule option possible pour une mère de Dieu. Le péché aurait entraîné avant la naissance un conflit interne impossible à gérer. Mais personne ne vous oblige à le croire, pas plus que le fait que c’est l’Esprit-Saint, le père de Jésus, vrai homme. Toutes ces choses ne peuvent être comprises qu’après une rencontre avec Jésus ou Marie vivants. C’est pour cela que les Chrétiens sont encouragés à demander cette rencontre et ils sont nombreux à l’avoir obtenue. Dites-vous qu’une majorité des 3000 à 4000 Français qui demandent le baptême Catholique tous les ans ont déjà fait cette expérience et c’est ce qui justifie leur demande.
@Aristide On en est encore là et il n’y a pas d’autres solutions. La preuve de l’existence ou de l’inexistence de Dieu n’existe pas. Pourquoi alors faire confiance à un humain ou à un livre pour trouver la vérité. Les miracles ne peuvent convaincre que les personnes qui reçoivent les guérisons. N’est-il pas plus solide de penser que si Dieu existe, il se manifeste à nous personnellement. Les mystiques ne sont proposés que comme des modèles ayant eu l’expérience de la rencontre avec Dieu. Vous pouvez essayer de les suivre, ou pas, car encore une fois, ils n’apportent pas la preuve de l’existence de Dieu, juste un témoignage. Vous restez donc seul face à cette interrogation. D’après les témoignages que l’on peut trouver sur Internet, cet expérience de la rencontre n’est pas vécue seulement par quelques mystiques mais par des centaines de milliers de personnes qui se sont posé la question. Si eux ont pu faire cette expérience, vous pouvez tenter de la réaliser vous-même. Il suffit juste de poser la question avec humilité et sincérité. Dieu répond toujours aux personnes sincères. Pas toujours immédiatement, mais au moment où vous serez prêt à entendre la réponse. J’ai rencontré beaucoup de personnes qui se sont converties après une telle rencontre. Une majorité des catéchumènes adultes (3000 à 4000 personnes par an en France pour l’Eglise Catholique) ont fait cette expérience.
@serge.wasterlain Les historiens ne connaissent pas la preuve. Ils établissent des vraisemblances à partir de la convergences des éléments qu’ils ont à leur disposition. Si vous cherchez des preuves pour un personnage historique, vous n’en trouverez aucune. L’anglais Richard Whately a écrit un livre : « Peut-on prouver l’existence de Napoléon » pour monter que même à la fin du XIXème siècle, les preuves de l’existence de Napoléon n’existaient plus. Si vous ne croyez pas à l’existence historique de Jésus, vous pouvez rayer d’un trait tout ce que vous pensez savoir sur l’antiquité. Il n’existe pas de personnage mieux attesté que Jésus. Nous disposons de plus de 24000 manuscrits ou fragments de manuscrits des Evangiles de la tradition des apôtres écrits entre le premier et le XVème siècle. 5674 manuscrits en grec, environ 10000 en latin et près de 9300 dans toutes les autres langues de la Méditerranée. Aucun texte de l’antiquité n’est aussi bien attesté que ceux du nouveau testament. A titre de comparaison l’Iliade est le document suivant le plus copié : 643 exemplaires dans la même période. Viennent ensuite Sophocles (193), Tacite (20), César (10). Enfin les exemplaires de la Bible dont nous disposons ont été écrit 30 à 60 ans après la rédaction des originaux. Pour l’Iliade, c’est 500 ans, Pline le Jeune, c’est 750 ans, Sophocles, c’est 1400 ans... Les différences entre les différents manuscrits des Evangiles ont été analysés : 400000 différences, mais la quasi-totalité sont des erreurs de copistes. Une vingtaine pose des problèmes et une seule différence est une modification de dogme (dans Luc 22). Lisez l’évangile des Témoins de Jéhovah, elle y est.
@Fergus Ma réponse pour vous n’était pas sur l’existence de Jésus et des Evangiles mais sur les « canons » ajoutés au fil des siècles. Il n’y a rien qui va dans le sens d’une modification de l’enseignement de Jésus. Chaque dogme ajoute des précisions à son enseignement mais ne le bouleverse pas. Le rôle de l’Eglise Catholique a toujours été de maintenir l’unité parmi les croyant, pas d’imposer de nouvelles règles et la mise au point de ces dogmes n’a été faite que dans le but de répondre aux multiples hérésies qui se sont développées au cours des siècles. Il est certain que les réponses apportées par l’Eglise Catholique n’ont pas toujours été à la hauteur des enjeux mais les choses progressent régulièrement. Si Dieu nous a fait libre, nous devons utiliser cette liberté mais pas au point de faire le mal par orgueil. Les dogmes ne font que rappeler les principes qui nous guident pour justement éviter le mal. Il est constant que chaque période de malheur dans l’humanité chrétienne depuis 2000 ans a été précédée d’un recul de la foi par le développement des hérésies. De toutes façons, le plus simple est de poser la question à Jésus qui est ressuscité pour nous donner un salut éternel auprès de Dieu. Il répond lorsque la question est sincère et la réponse ne laisse pas de doutes à celui qui la reçoit. Il est vrai que l’existence même de Dieu pose problème à beaucoup, mais finalement les constructions du monde apportées par les athées, les agnostiques ou les gnostiques ne sont pas aussi évidentes qu’ils souhaiteraient qu’il soit. La recherche de la vérité peut être le travail d’une vie.