@xana 2 milliards de Chrétiens sur la planète et 3000 à 4000 adultes qui demandent chaque année le baptême catholique en France... C’est peut-être d’un autre âge, mais ces textes emportent encore l’adhésion de beaucoup. A moins que ce soit Jésus lui-même qui vient à la rencontre de ces nouveaux chrétiens et là, vous ne pouvez pas lutter.
@Decouz Le problème des Evangiles est que beaucoup continuent de considérer qu’ils ont été écrits initialement en Grec. C’est une thèse qui vient du protestantisme. Le Grec nous pose un problème, parce qu’il ne s’agit pas d’une langue unique mais de trois dialectes différents au moins. Les Biblistes sont reconstitué une pseudo langue grecque unique qui n’a pas beaucoup de sens. Nous savons maintenant que les Evangiles ont été récités puis écrits en araméen, la langue de Jésus. Le texte en araméen contenu dans la Peshitta, la Bible des Syro-chaldéens, est tel qu’il est possible de prouver qu’il est plus ancien que les textes connus en Grec mais aussi que les textes en Grecs sont de bien plus mauvaises traductions que la traduction latine de St Jérôme. Le fait de retrouver les marques permettant la récitation dans les textes araméens permet de vérifier la cohérence du texte et de retrouver les quelques extraits qui ont été ajoutés ultérieurement. En tout cas, pour Matthieu, le texte est parfaitement homogène et montre que l’auteur était bien unique. Les clés de l’oralité fonctionnent comme des clés de chiffrement numériques et montrent que le texte n’a pas été altéré. Deux textes en araméens nous signalent que Matthieu a récité son Evangile pendant 6 ans et l’a mis par écrit la 7ème année (donc année 37). Pour l’Evangile de Marc, il existe un ajout à la fin du dernier chapitre. Pour Jean, c’est un peu plus complexe, mais nous savons que Jean a été convoqué vers 33 devant le Sanhédrin et qu’il a du préparer un texte de défense en araméen pendant sa journée en prison. Ce texte est probablement la base de son Evangile qui a effectivement été complété plus tard. Néanmoins, les éléments de contexte historique, bien que moins nombreux que pour Luc s’avèrent également très précis, ce qui laisse supposer un auteur ou une source réellement témoin des faits rapportés. Jean connaissaient également les difficultés dogmatiques de l’Eglise de Jérusalem qui conduira à la scission des Ébionites en 62 et répond à leurs objections.
@Bec à foin Paul n’est pas un Evangéliste. Il n’a pas connu Jésus bien qu’il ait vécu à la même époque. Il n’a pas besoin d’écrire un Evangile puisque cette tâche a été dévolue à un des ses compagnon : Luc. Luc s’avère être un historien hors pair, alors même qu’il n’a pas connu Jésus non plus. Par contre, la précision de son témoignage, jamais remis en cause par un historien est telle qu’elle nous montre que Luc a pu discuter avec les témoins de premier rang, y compris avec Marie, mère de Jésus. Paul évangélise et écrit ses lettres aux communautés qu’il a créé. Ces lettres sont écrites comme des lettres d’un évêque à sa communauté. Il ne créée aucun nouveau dogme, mais il éclaire les Evangiles pour qu’ils soient compris par les communautés de son époque. Les lettres de paul ont été écrites au plus tard dans les années 50 (il est mort vers 64 et l’Evangile de Matthieu en araméen date de 37) alors que les apocryphes sont beaucoup plus tardifs. Les archéologues nous montrent que les 80 personnes environ citées dans les Evangiles et les textes du nouveau Testament sont soit des personnes historiques, soit des noms dont la répartition statistique correspond au premier siècle selon ce qui a été trouvé sur les tombes. Les auteurs connaissaient donc bien la société juive du premier siècle. Il n’en est pas de même des textes apocryphes, où la répartition statistique des noms correspond à tes périodes plus tardives et qui montrent une méconnaissance de la société juive du premier siècle. Les textes apocryphes ne pouvaient donc pas être intégrés à la tradition des apôtres. Par ailleurs nous savons qu’il n’y avait toujours que 4 Evangiles en l’année 150 qui sont cités en 170. Certains apocryphes peuvent êtres datés entre le 3ème et le 16ème siècle (Evangile de Barnabé).
@Gollum Il me semble que le mot « convention » a un sens précis d’un accord entre les parties. Rien n’indique que l’accord ne puisse jamais changer si les parties sont d’accord. Tout le monde peut changer les conventions de langage sans avoir besoin d’un miracle. Le seul risque est de ne plus être compris par ceux qui n’ont pas suivi le changement. D’ailleurs, le changement de sens des mots de la langue française est assez courant. Cela traduit des évolutions dans la société où parfois une perversion et cela est courant dans les idéologies. Si vous écrivez 2+2=5, cela peut signifier plusieurs choses :
un changement dans la définition des nombres entiers : 2 après le changement signifie 2,5 d’avant le changement,
Le symbole du 5 est utilisé pour 4 maintenant,
L’opérateur + n’est plus l’addition simple, mais introduit l’ajout d’une constante ou une variable dans l’équation,
L’opérateur d’égalité est devenu un opérateur d’inégalité,
...
Vous pouvez tout à fait imposer ces changements dans votre milieu, mais vous aurez plus de mal à l’imposer dans la communauté scientifique car le système actuel est assez optimal et c’est ce qui concourt à sa stabilité.
Les mathématiques avec ses conventions ne sont pas la physique avec ses lois. En physique par exemple, vous ne pourrez jamais changer les lois de l’aérodynamique ; les avions ne tomberont pas pour suivre les nouvelles lois mais continueront de voler selon les lois anciennes. Par contre, ce sont ces lois que Dieu peut manipuler. Je vous rassure, il ne fera jamais tomber un avion, mais il peut provoquer une guérison instantanée d’un cancer avec métastases, par exemple. Bien sûr, vous ne verrez rien mais cela n’est pas fait pour vous convaincre. La personne guérie, elle, est marquée pour le restant de ses jours.
@JPCiron « L’inexistence de Dieu est une confiance » Je dirais plutôt que cela vous rassure car vous n’avez aucun élément qui vous permet d’aller dans cette direction. Il apparaît très probablement que cette idée entre en cohérence avec ce que vous tenez pour vrai par ailleurs. Ici, se pose encore le problème de la vérité. Le seul endroit où la Vérité est accessible, c’est dans les lois déjà découvertes de la physique. beaucoup d’athées imaginent un Dieu qui entre en contradiction avec ce qui est acquis dans la science et ils ont raison quelque part : ce Dieu n’existe pas. C’est ce qu’avait fait Stefen Hawking et je confirme que ce qu’il avait dit de Dieu ne pouvait pas exister. Par contre toutes les vérités énoncées par des idéologies ne sont pas la Vérité. Henry Louis Mencken, journaliste américain, disait « chaque problème complexe a une solution claire, simple et erronée » Nous sommes bien incapables de comprendre le monde dans toute sa complexité et nous nous contentons souvent d’idée simples mais fausses annoncées par des personnes en qui nous avons confiance. C’est ce mécanisme qui est exploité par les idéologies pour le bienfait des responsables. « Le propre des idéologies est de ne pas avoir besoin de chercher la vérité mais de décider à priori ce qu’elle doit être » (J. Lévêque et R. Purgeaut)
Dans la recherche de la Vérité, il vaut mieux ne faire confiance à personne. Pas plus à moi qu’à quelqu’un d’autre. Ne pas faire confiance mais tout vérifier. Je ne vous propose donc pas d’essayer de me croire mais de demander à Jésus lui-même de vous prouver personnellement qu’il est bien ressuscité. Vous trouverez des centaines de témoignages sur Internet de personnes qui ont tenté l’expérience. Jésus répond toujours si la question est sincère et toujours d’une manière très personnelle pour vous toucher au cœur. Il ne répond pas toujours tout de suite car il choisit un moment où vous serez prêt à entendre sa réponse.