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Pascal L

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  • Pascal L 24 septembre 2020 16:19

    @amiaplacidus
    Voltaire a voulu placer le « pouvoir » spirituel sous le contrôle du pouvoir temporel. Il y a là une intention totalitaire qui se voit également dans sa correspondance avec quelques puissants personnages. Il a été écouté par la Révolution qui a commencé par couper les têtes des ecclésiastiques et des religieux. Plus de 30000 têtes, ce n’est pas grave, juste une statistique. Nous sommes donc très loin d’une vision démocratique.
    Pour que les Chrétiens se comportent de la même manière que les salafistes, il faudrait que cela soit une injonction des Evangiles. Or je ne vois qu’une injonction à l’amour dans les Evangiles.

    Il est facile, pour flatter notre orgueil, d’accuser les autres de péchés plus grand que les nôtres. Nous nous trouvons ainsi valorisés et tant pis si la vérité est un peu écornée. C’est pour la bonne cause, la nôtre... Et puis, les Chrétiens ne se vengent pas car leur espoir est la vie après la mort. Rendez-vous donc après la mort car nous saurons alors qui avait raison. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir car le Dieu des Chrétiens aime l’humanité. Reste juste encore à se situer par rapport à l’amour de Dieu. Si Jésus a raison, l’enjeu est un peu plus long que les 80 ans environ de la vie terrestre.



  • Pascal L 24 septembre 2020 12:39

    @Eric F
    Oui et j’ajouterai que les hébreux sont des cananéens et qu’ils auraient dû se massacrer eux-mêmes. Les historiens nous apprennent que ces massacres n’ont jamais eu lieu et que Jericho était déjà une ruine à l’époque présumée de Josué.
    Par ailleurs, l’interprétation de la Torah pose une infinité de problèmes aux traducteurs. Traduire, c’est trahir et c’est encore plus vrai avec les langues sémitiques comme l’hébreu, l’araméen ou l’arabe. La Torah est un ensemble de traditions orales datant de l’âge du bronze compilées et mise par écrit sous le règne du roi Josias et du scribe Esdras. La transmission orale a ses propres exigences et l’histoire qui sert de support n’est justement qu’un support à la théologie et vous avez donc raison de dire qu’il faut en faire une autre lecture, plus spirituelle.

    En plus le texte de la Torah est écrit sans la voyélisation, ce qui fait qu’il est possible de trouver plusieurs expressions différentes sous un même mot. Pour donner un exemple, je me bats avec les hébraïsants sur la traduction du verset 45, 7 d’Isaïe :« le formateur de la lumière, le créateur de la ténèbre, le faiseur de la paix, le créateur du mal » (trad. Chouraqui). Outre le fait que ce n’est pas cohérent avec d’autres versets de la Bible, il n’est pas possible de traduire « bara » par « créer » car on ne peut créer les ténèbres qui ne sont que de l’absence de lumière. De même, le mal peut être vu comme l’absence d’amour et si créer ne convient pas pour la lumière, pourquoi conviendrait-il pour le mal. Je traduirais donc plus facilement « bara » par « permettre » mais mes contacts hébraïsant ne valident pas tout en reconnaissant que « bara » ne peut signifier « créer » dans ce contexte. La traduction catholique officielle a buté sur la difficulté et leur texte est un horrible compromis ; il ont gardé créer et remplacé le mal par le malheur. Ici, on est sûr que le sens ne peut être celui-là.
    Les Chrétiens disposent des Evangiles. Il me semble que ce qui est dit de Dieu dans les Evangiles peut très bien servir de base pour comprendre ce qui est dit de Dieu dans l’Ancien Testament. Il ne faut pas trop compter sur le Judaïsme pour éclairer notre lecture car le judaïsme d’aujourd’hui est très loin du judaïsme du premier siècle, lorsque le Temple était encore débout. Il ont, de ce fait, repensé le texte original dans les Talmud tout en rejetant l’enseignement de Jésus. Mais les Evangiles ont aussi été écrit initialement en Araméen et non en Grec. Le texte araméen, que nous connaissons encore par l’Eglise Assyro-chaldéenne, toujours araméophone, pose également des problèmes de traduction, mais bien moins complexes que l’Hébreu de l’Ancien Testament. Ainsi « les frères de Jésus » doivent être compris au sens sémitique de la famille élargie et le glaive de Matthieu 14, 26 doit être compris comme « l’objet qui sépare », donc le mot « dispute » est une meilleure traduction.



  • Pascal L 23 septembre 2020 20:43

    @Gollum
    « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé le reste sera condamné ». Mais vous déformez le texte pour passer vos idées... N’est-ce pas une marque de perversion ? Le texte exact est : « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné » (Marc 16, 16). Jésus parle de celui qui refuse de croire et non du reste. En parlant du reste, vous tentez de nous faire penser que tous ceux qui ne sont pas baptisés sont condamnés. C’est aussi vouloir nous faire penser que celui qui croit ne demanderait pas le baptême ! Il y a quelque chose d’incohérent. Jésus ne dit rien sur celui qui croit et ne demande pas le baptême. Le « bon » larron, crucifié en même temps que Jésus a cru mais n’a pas été baptisé. Il a pourtant été sauvé.
    Le baptême, c’est pour le reste de la vie et non pour la mort. C’est une occasion de rencontrer Jésus pour faire augmenter sa foi. Après la mort, le baptême ne peut plus aider à grandir dans la foi. Mais ceux qui acceptent l’amour de Dieu, même sans l’avoir rencontré, peuvent être sauvés. Pour bénéficier du salut après la mort, il suffit seulement d’accepter de vivre une éternité dans l’amour de Dieu mais tout le monde n’est pas prêt à l’accepter. Dieu pardonne tous nos péchés mais sommes nous capable de pardonner à ceux qui nous ont fait du mal ? Sommes nous capable de demander pardon à ceux à qui nous avons fait du mal ? Le baptême nous permet de nous préparer au salut. Ce n’est pas un geste magique. Vous pouvez bénéficier des grâces données par l’Esprit-Saint, mais celui-ci ne vous forcera jamais la main. Vous êtes libre.

    « d’après vos dires je serai possédé » Vous nous donnez des signes, en particulier lorsque vous avez une attitude entièrement négative. Vous pouvez préférer la psychanalyse, mais la prière de délivrance est gratuite. L’efficacité de cette prière n’est réelle que si vous vous tournez ensuite vers Jésus.

    Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer, et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.” En arrivant, il la trouve inoccupée, balayée et bien rangée. Alors il s’en va, il prend avec lui sept autres esprits, encore plus mauvais que lui ; ils y entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. Voilà ce qui arrivera à cette génération mauvaise. » (Matthieu 12 43-45)



  • Pascal L 23 septembre 2020 17:31

    @Gollum
    SI Jésus était venu avant qu la population ne soit préparée, il aurait encore moins été reconnu. Déjà que ceux qui l’attendaient l’on condamné à mort. Et rien ne dit que ceux qui sont mort avant sa venue ne pourront pas être sauvé. Le choix de l’amour de Dieu peut être fait à tout moment et personne n’a demandé que l’on conserve son certificat de baptême sur soi pour l’avoir au moment de la mort. Dieu n’est pas bureaucrate.

    4000 conversions par an, je connais beaucoup de partis politiques qui voudraient faire de tels scores sur la durée. Les simples sympathisants ne sont pas comptés, ni ceux qui ont été baptisés enfant et qui reviennent sur le tard. Et avec un texte qui a 2000 ans, il n’y a plus personne... L’Eglise Catholique reste l’organisation indépendante de l’Etat avec le plus de membres. Je ne dirai pas la plus puissante, puisque cette Eglise n’utilise pas la peur contrairement à beaucoup d’idéologies.



  • Pascal L 23 septembre 2020 16:46

    @il faudrait
    Jésus a réduit tous les commandements de l’Ancien Testament à deux qui les contiennent tous : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » (Matthieu 22, 37-40) Nous faisons toujours plus par amour que sous la contrainte d’une loi. La loi est forcément humaine, car elle dépend toujours d’une époque et d’une culture. De plus l’empilement des lois avec le temps crée des injonctions contradictoires qui forcent la peur. C’est utile pour un gouvernement temporel, mais pas pour Dieu.

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