@Christian Labrune Non, l’orgue de Notre-Dame ne manque pas d’intérêt. Il a certes subi les vicissitudes imposées par ses titulaires successifs mais le son est encore splendide. L’orgue de Saint-Eustache, par contre, souffre du fait que le facteur le moins cher ait été choisi pour sa reconstruction. Les pleins jeux ne se mélangent pas avec les fonds et Guillou avaient un peu trop tendance a monter le nombre de décibel à un niveau ou tout se mélange. Saint-Sulpice souffre d’une tribune trop haute et d’un buffet trop fermé ; on n’entend rien d’en bas et je ne suis pas assez intime avec les titulaires pour monter à la tribune. Saint-Gervais ne manque pas d’intérêt, mais cet orgue n’a rien de baroque. Bien qu’il ait été l’orgue des Couperin, son état actuel n’est pas celui de la fin du XVIIème siècle, mais plutôt celui du début du XIXème siècle avec ses fonds de couleurs sombre et son harmonie douce. Si vous voulez un instrument réellement baroque, regardez plutôt du côté de Saint-Nicolas des Champs où ce qui reste de Clicquot est encore dans son jus, malgré les transformations de Gonzales au début du XXème siècle. Mon instrument préféré reste celui de Saint-Séverin qui, malgré le mélange des styles français et allemand, a su garder une belle unité et ne cherche pas à me rendre sourd. Celui des Blancs Manteaux, du même facteur (Alfred Kern), est pas mal également.
@Galilée Si Jésus n’avait pas existé, alors nous pouvons douter de l’existence de la totalité des personnages de l’antiquité. Nous disposons tout de même des récits de Flavius Josèphe, Pline le Jeune, Tacite et Suetone qui n’étaient pas des Chrétiens. De plus, nous pouvons voir la trace de l’enseignement de Jésus dans toute la littérature de l’époque. Plus aucun texte religieux ne pouvait alors exister sans une annonce de salut, déformée et humanisée sans doute, mais cette idée est bien apparue à cette époque. Les Evangiles sont les documents de l’antiquité qui disposent de la meilleur fiabilité. Nous disposons de plus de 24000 manuscrits ou fragments de manuscrits des Evangiles de la tradition des apôtres écrits entre le premier et le XVème siècle. 5674 manuscrits en grec, environ 10000 en latin et près de 9300 dans toutes les autres langues de la Méditerranée. Aucun texte de l’antiquité n’est aussi bien attesté que ceux du nouveau testament. A titre de comparaison l’Iliade est le document suivant le plus copié : 643 exemplaires dans la même période. Viennent ensuite Sophocles (193), Tacite (20), César (10). Enfin les exemplaire de la Bible dont nous disposons ont été écrit 30 à 60 ans après la rédaction des originaux. Pour l’Iliade, c’est 500 ans, Pline le Jeune, c’est 750 ans, Sophocles, c’est 1400 ans... Les différences entre les différents manuscrits des Evangiles ont été analysés : 400000 différence, mais la quasi-totalité sont des erreurs de copistes. Une vingtaine pose des problèmes et une seule différence est une modification de dogme (dans Luc 22). Lisez l’évangile des Témoins de Jéhovah, elle y est. Les Evangiles ont également été analysés sur la qualité du contexte qui est décrit. Luc et Jean se révèlent d’excellent historiens, car tous les détails du contexte s’avèrent exacts (personnages historiques, événements, lieux...). Enfin une étude a été menée sur la probabilité des noms au premier siècle et les personnages des Evangiles suivent bien la répartition statistique connue pour le premier siècle. On ne peut en dire autant pour les évangiles apocryphes.
Il n’est pas possible de démontrer que Jésus est fils de Dieu, mais il est difficile de douter de la fiabilité du témoignage des Evangiles. Il ne reste plus que notre propre subjectivité pour douter...
@njama L’analogie entre l’alphabet arabe des manuscrits du Coran du 8ème siècle et l’alphabet syro-araméen est carrément stupéfiante... Par contre, il n’y a aucun rapport avec l’alphabet en usage à la même époque au sud de l’Arabie qui lui est bien dérivé de l’écriture égyptienne.
@oscar fortin Les gestes de solidarité découlent de l’amour pour un Chrétien et ne peuvent exister indépendamment. Il n’y a que l’amour qui peut conduire au salut et nul ne peut acheter son salut en suivant une morale sans l’amour. Je ne sais pas ce que vous avez appris lors de vos études théologiques, mais il me semble qu’il y a des lacunes, car vous avez oublié Dieu. Quand vous me parlez de doctrine de l’Eglise, j’ai les poils qui se hérissent. Toutes ces études ne sont que du vent si vous ne rencontrez pas Jésus vivant. C’est lui qui confirme son enseignement contenu dans les Evangiles. La vérité dans le Christianisme, c’est une personne, Jésus, et personne ne possède cette vérité. Nous ne pouvons que la contempler. Le mensonge peut être personnifié dans Satan, mais c’est d’abord une attitude, la nôtre, quand l’amour est absent. Le message de Jésus ne peut se résumer à l’amour des uns les autres, ce qui est un amour humain. Vous ne pouvez séparer Dieu de l’amour, car il est l’amour. En refusant l’amour de Dieu, vous ne faites que répéter la quasi-totalité des hérésies qui ont commencé dès la fin du premier siècle avec l’hérésie ébionite et dont le principal successeur est l’islam. « le message de Jésus se vit dans ce monde-ci » Toutes ces actions sont des conséquences de l’amour et ne peuvent se vivre sans l’amour de Dieu. La foi ne peut se démontrer par les actes, car vous pouvez ainsi tenter d’acheter votre salut, ce qui est impensable. Quand il n’y a pas l’amour, il reste la loi, mais la loi est une contrainte alors que l’amour nous rend libre. On fera toujours plus par amour que sous la contrainte d’une loi.