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  • Pascal L 1er avril 2019 10:49

    @Mohammed MADJOUR
    « la science occidentale est FAUSSE ! » Voilà ce qu’on appelle une affirmation d’autorité. Il faudrait une démonstration p-our que nous commencions à y croire.
    La science n’est ni vraie ni fausse. Il s’agit d’une méthode de travail et cette méthode possède quelques qualités qui permettent de de construire la certitude.

    1. Une affirmation scientifique est toujours vérifiable, ce qui veut dire que toutes les sources sont citée pour permettre une vérification des affirmations. Donc, on ne dit pas que la science occidentale est fausse, on dit que telle ou telle source s’est trompée parce que... et donc que les conclusions sont douteuses. Je concède que cela demande un travail de vérification et que travailler est vite fastidieux. 
    2. Une seule source ne fait jamais de vérité. C’est toujours la convergence des travaux qui permet de construire une vraisemblance. Si la convergence se fait dans des disciplines différentes, c’est bien mieux ; ainsi l’étude des documents historiques peut être complétée par l’archéologie, l’analyse linguistique du texte, la sociologie du milieu, etc.
    3. Toute rupture de vraisemblance introduit le doute et détruit la certitude.
    Selon ces critères, il n’y a plus de science dans l’islam depuis Abuhamid al-Ghazali au 11ème siècle. Dans son livre « revivification des sciences de la religion », il dissuade son lecteur de s’intéresser à toute connaissance extérieure à l’islam en raisons des bid’ah (à la fois innovation et faute morale) qui s’y trouvent. Le progrès ne peut être qu’une adhésion de plus en plus stricte à la norme formée par Muḥammad. Tout ce qui s’en écarte, pour quelque raison que ce soit, forme une bid’ah, par essence répréhensible. En s’interdisant les connaissances extérieures à l’islam, il a rompu les principes de l’analyse scientifique et introduit l’obscurantisme dans l’islam.

    Je reconnais que cette rupture qui a duré des siècles est impossible à rattraper aujourd’hui. Les scientifiques ont continué leurs travaux et l’islam s’est forcé à ne rien voir. Avec Internet, les résultats se diffusent dans le monde entier, y compris parmi les Musulmans qui ont des questions impertinentes sur leur foi. Aujourd’hui, l’ensemble des connaissances accumulées sur la naissance de l’islam est devenu une bombe pour l’islam. Les Musulmans qui font des recherches posent maintenant eux-même les questions fondamentales : écoutez les archéologues saoudiens nous dire que la Mecque ne contient aucunes traces d’une ville antérieure à la période abbasside. Les chercheurs musulmans qui ont étudié les couches inférieures du Coran de Sana’a nous disent que c’est une bombe et les travaux commencent à être publiés (Oxford University press). Lisez le livre « Les derniers jours de Muhammad » par Hela Ouardi de l’Université de Tunis et tirez-en les conclusions vous-même. Tout est vérifiable.
    Ces faits sont la source d’un important mouvement d’apostasie dans l’islam. Ces apostats se sont permis de faire une petite vidéo d’explication sur youtube qui fait la synthèse de ce qui les a convaincu de quitter l’islam. Le titre déjà est évocateur : « L’islam est faux ». Bien entendu, les sources sont précisées dans la présentation de la vidéo.



  • Pascal L 27 mars 2019 12:26

    @Areole
    Désolé, mais votre vision statique de la monnaie-troc n’a plus cours aujourd’hui. L’irruption de la monnaie scripturale et l’utilisation de la dette comme contrepartie ont totalement modifié le rôle de la monnaie qui doit être pensé dynamiquement. Aujourd’hui, nous pouvons tracer une relation entre le chômage de masse et la variation de la dette (en math, la fonction dérivée). Nous ne pouvons plus analyser l’économie sans faire appel aux équations différentielles. Votre vision de la monnaie de Marx est marxiste et non marxienne. Heureusement, Marx ne limitait pas la valeur de la monnaie au seul travail. Les systèmes économiques marxistes n’ont pas survécu aux systèmes capitalistes, ce qui ne veut pas dire que le capitalisme est meilleur, mais plutôt qu’il a su préserver des zones de liberté qui ont permis le développement économique et donc une redistribution des surplus de richesse. Malheureusement ces zones de liberté sont aujourd’hui mises à mal par une certaine pensée financière et le capitalisme que nous connaissons finira aussi par disparaître. 
    Ce n’est pas une idéologie qui va résoudre les problèmes actuels ; il faut commencer par se mettre d’accord sur les objectifs (création de richesse ou pas, redistribution ou pas...) et les solutions techniques découlent de ces objectifs. Le système mis en place à Bretton Woods était bien plus redistributif que le système actuel, car il limitait les spéculations et donc l’usage de la monnaie pour un objectif qui ne fait pas l’objet d’un consensus. Malheureusement, ceux qui voulaient spéculer ont trouvé des failles et personne n’a redressé le système pour revenir sur les objectifs. La monnaie est un mauvais maître mais un très bon serviteur.



  • Pascal L 26 mars 2019 15:14

    « les monnaies ne valent objectivement plus rien » Mais si ,il y a toujours une contrepartie à la circulation monétaire (difficile de parler de création monétaire aujourd’hui avec la monnaie scripturale). C’est la dette qui est créée en contrepartie de cette circulation. Ainsi la valeur de la monnaie est basée sur la confiance que les financiers ont dans le remboursement de cette dette. Et si les financiers ne s’inquiètent pas, c’est qu’il y a encore assez de richesse à confisquer dans notre monde. Les Etats peuvent toujours mettre les impôts à un niveau tel que vous soyez obligé de revendre le peu que vous avez au prix que l’on voudra bien vous proposer. Le système qui a été mis en place est un outil parfait de prédation, il a détourné la monnaie de l’économie réelle vers les produits dérivés.

    Ls financiers ont confiance dans ce système, mais nous savons qu’il ne sera pas possible de rembourser toutes les dettes. Le système s’effondrera avant que la prédation soit devenue totale et c’est la bonne nouvelle. Il nous restera encore un peu de richesse que nous pourrons gager pour créer une monnaie tournée vers l’économie réelle.

    « elle ne disparait pas pour autant car personne ne la détruit » C’est le miracle de la monnaie scripturale, mais ce qui est créé est bien détruit. Lorsque vous empruntez 1000€, on se contente de faire +1000 sur votre compte sans rien changer ailleurs. Pour la banque l’opération est transparente, car l’argent est sur votre compte, donc remis dans ses actifs. Ce n’est que lorsque vous utilisez cette monnaie qui part vers une autre banque que l’on se pose la question des ratios de solvabilité des Accords de Bâle. Donc, comme la banque a fait +1000 à la création du prêt, elle fait -1000 au remboursement et c’est toujours transparent pour la banque. Elle a juste modifié la quantité de monnaie qui peut circuler. Le drame, c’est que la monnaie permanente qui pouvait préexister à disparue et toute la monnaie qui circule provient des dettes. Rembourser les dettes revient à supprimer la circulation monétaire et donc à la faillite du système. Un autre effet de ce mode de circulation est l’aspect dynamique. Au temps de l’étalon or, la monnaie était inaltérable. Il fallait trouver un épargnant pour pouvoir emprunter. Aujourd’hui l’épargnant ne sert plus à rien et surtout, il faut que la monnaie ait permis un retour sur investissement en un temps très court pour suivre le cycle de la dette, le plus souvent incompatible avec le cycle de création de richesse. Avec la bulle des produits dérivés qui est pour l’instant plus rentable que la création de richesse, la possibilité de créer de la richesse n’existe plus. Seule la prédation des richesse existante permet de s’enrichir. C’est un système parfait pour creuser l’écart entre les riches et les pauvres qui de plus ne servent plus à rien. Nous avons maintenant des robots et les pauvres peuvent donc disparaître dans l’indifférence générale.



  • Pascal L 24 mars 2019 18:32

    @Jonas
    Je suis d’accord avec la deuxième partie de votre texte, mais j’émet les plus grands doutes sur l’existence de copies du Coran d’Othman. Personne aujourd’hui n’a été capable de présenter des photos d’un document datant de cette époque. Les manuscrits les plus anciens (Paris, Sana’a Berlin...) datent de la fin du 7ème siècle (vers 670) pour les couches inférieures, mais aucune couche supérieure n’est antérieure à la réforme d’ʿAbd Al-Malik vers 710. C’est tout de même suffisant pour voir l’apparition des dogmes les plus importants de l’islam dans cette période : unicité, rôle de Muḥammad, incréation du Coran, opposition aux Juifs et aux Chrétiens. A l’époque d’Othman, le proto-islam qui ne s’appelait pas encore islam était un judéo-christianisme et il n’y avait pas encore d’opposition frontale avec les Juifs et les Chrétiens. Les inscriptions du dôme du Rocher qui datent de 691 (uniquement les inscriptions en mosaïque) l’attestent et c’est pourtant le début du califat d’ʿAbd Al-Malik. Lisez ou relisez la sourate 97 (Al-Qadr) en traduisant le mot intraduisible Al-Qadr par Nativité qui est le sens araméen de ce mot et vous verrez que ce n’est pas le Coran qui est descendu cette nuit-là. Pour comprendre la période d’Othman, nous n’avons que la Sirâh et nous savons aujourd’hui qu’elle n’a pas plus de valeur qu’un roman historique.
    Les datations au carbone 14 s’avère impuissante sur des documents qui n’ont pas arrêté d’être manipulés et de toutes façons ne permettent pas de dater l’encre. Si la datation au carbone 14 fonctionnait, on aurait des Corans largement antérieurs à la vie de Muḥammad. La datation se fait par le style de l’écriture en la comparant à des documents datés comme des contrats commerciaux. La totalité des manuscrits du Coran connus est présente sur le site de Corpus coranicum. Vous pouvez vous faire une idée des grattages, ajouts, modifications...
    Même si l’oralité avait une grande importance, il est faux de dire l’écriture n’était pas répandue en Arabie Pétrée au 7ème siècle. Les arabes étaient des marchands et signaient des contrats. Il y avait de grandes villes comme Jérusalem, Petra ou Damas qui étaient aux mains des arabes et l’écriture est indispensable pour permettre le développement d’une ville. Si nous ne disposons d’aucun texte réellement du 7ème siècle, c’est qu’ils ont été détruits et ce silence est une information significative.



  • Pascal L 23 mars 2019 23:39

    @JPCiron
    « et sait-on si Abram a répudié ses précédents dieux ? » Oui d’après la Bible, mais comme rien n’est historique sur Abraham, vous avez le droit de penser ce que vous voulez.
    Les exégèses contemporains ont trouvé quatre traditions différentes dans la Torah. il s’agit d’une compilation, mais la convergence de ces traditions est troublantes.

    « découvrir des images de Dieu et des compréhensions variées du monde qu’Il aurait créé » Non, ces compréhensions sont convergentes et le temps montre une évolution. L’idée de la vie éternelle n’est par exemple pas apparue dès le début.

    « Il lui a fallu bien du temps (et de l’aide) pour arriver à être bienveillant » Dieu n’a pas changé, c’est notre interprétation des signes qu’il nous a donné qui a changé. Pour vous c’est probablement incompréhensible, mais Dieu nous donne toujours des signes de sa présence et il ne tient qu’à vous de recevoir ces signes vous-mêmes. Ce n’est pas lui qui se cache, c’est vous qui ne voulez pas le voir. Le plus difficile est d’accepter l’amour qu’il nous donne parce que les implications sur notre vie sont nombreuses. Il n’est pas toujours simple de penser que nous ne sommes pas tout puissant et que quelque chose nous dépasse complètement.
    Je ne peux pas démontrer que Dieu existe, mais Dieu peut lui-même vous donner des signes suffisamment fort pour que vous n’ayez aucun doute.

    « qui sont la multitude de doigts qui montrent la lune en différents endroits » Le chose la plus importante que nous devons savoir de Dieu est son amour. L’ancien Testament avait préparé le peuple Juif à recevoir Jésus, mais malgré tout ce qui a été annoncé par les prophètes, la multitudes des interprétations comme vous dites, n’a pas permis a tous les Juifs de le reconnaître. Toutes les interprétations ne peuvent donc se valoir. Nous ne pouvons faire notre marché dans les dogmes en prenant ce qui nous arrange et en rejetant le reste. C’est le plus sûr moyen de se tromper. Il n’y a en définitive qu’un seul Dieu.

    « l’Alliance n’est pas avec l’humanité (sauf à la refuser aux autres peuples) » C’est Dieu qui fait alliance avec l’humanité et personne n’a les moyens de la refuser à qui que ce soit. Cette alliance nous permet d’avoir confiance en Dieu. Le Christ est venu annoncer le salut de nos âmes, ce qui est un cadeau gratuit de Dieu. Chacun est concerné par ce salut et pas seulement les encartés chrétiens. Tout le monde est libre de l’accepter ou le refuser. Le Dieu qui se révèle est amour, ce qui veut dire que nous devons accepter cet amour pour vivre une éternité à ses côté. C’est beaucoup plus facile a accepter si vous vivez dans cet amour sans attendre la mort.

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